Publié le 12 décembre 2025 à 09:20

Soriba Diaoune part en dribble sous les couleurs du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC a été battu ce jeudi en Ligue Europa par le BSC Young Boys (1-0). Voici ce que l’on retient de cette rencontre, entre points positifs et vraies déceptions à Berne, capitale de la Suisse.

Ce que l’on a aimé

L’ambiance du Stade du Wankdorf : Plus de vingt milles supporters suisses étaient présents en tribunes ce jeudi, pas suffisant pour que l’enceinte soit pleine, au contraire de nos oreilles. Du coup d’envoi au coup de sifflet final, le groupe actif situé dans la tribune nord n’a jamais cessé de chanter, emmenant même avec lui, et à plusieurs reprises, l’ensemble du peuple bernois. Des couleurs jaunes et noires, un petit mur mouvant pour kop, cela nous a rappelé de bons souvenirs : le déplacement à Dortmund en mars dernier.

Les sorties de balle : S’il y a bien un domaine dans lequel le LOSC a été performant, tant à onze qu’à dix, c’est dans ses sorties de balle. Les Dogues, d’Ayyoub Bouaddi en première période à Benjamin André en seconde, ont fait parler leur qualité technique à ce niveau, parvenant constamment, ou presque même en infériorité numérique, à s’extirper du pressing suisse. Ce n’est qu’ensuite que les choses se sont compliquées.

Les encouragements de Romain Perraud : Toujours très actif sur son côté, Romain Perraud n’a eu de cesse d’encourager ses coéquipiers, que ce soit par la voix ou par les gestes. Ses applaudissements constants sur chaque relance de Berke Özer nous ont particulièrement marqués. Un état d’esprit irréprochable, même si la copie rendue n’a pas été parfaite sur le pré.

L’entrée en jeu de Soriba Diaoune : La jeunesse lilloise sait comment marquer les esprits, du moins Soriba Diaoune. Après une poignée de minutes durant lesquelles il trouvait la barre contre Metz, il a une nouvelle fois réalisé une entrée de haute volée en Suisse. En une vingtaine de minutes, il a apporté la mobilité qui manquait à Olivier Giroud, perçant à deux reprises la défense bernoise. Il aurait même pu être passeur décisif sur un centre fort devant le but, que personne ne se donnait la peine d’intercepter. Deux entrées positives, c’est de bon augure pour la suite.

Ce que l’on a moins aimé

La polyvalence de Ngal’ayel Mukau : Considérée comme « un point fort », la polyvalence peut parfois rendre des qualités plus disparates. Ce jeudi, sur un terrain synthétique, le choix d’aligner Ngal’ayel Mukau n’a pas été un pari payant du staff technique lillois. Il a semblé dispersé, en difficulté offensivement.

Les arbitres contre Ayyoub Bouaddi : Après Le Havre, où il avouait à ses coéquipiers au coup de sifflet final ne pas avoir touché son adversaire, Ayyoub Bouaddi a une nouvelle fois été expulsé, une deuxième fois d’affilée. Les arbitres n’ont évidemment rien contre le jeune Lillois, mais il doit tout de même se confronter à une sévérité extrême sur ces deux situations récentes. La double peine, penalty et rouge, n’a jamais été comprise par le collectif nordiste, a même créé de la frustration qu’il a fallu gérer tout au long de la rencontre.

Le manque de présence dans la surface : Si les sorties de balle ont été le gros point fort du collectif lillois, c’est de là qu’est venue sa maîtrise, le LOSC a renoué avec ses lacunes offensives. Outre des individualités en dedans, Félix Correia et Ngal’ayel Mukau notamment, certaines occasions n’ont jamais pu être matérialisés par un manque de présence dans la surface de réparation. Les centres ont ainsi rarement trouvé preneur, à l’image de celui de Soriba Diaoune en seconde période.

Le Top 8 quasiment inaccessible : C’était l’objectif annoncé en début de campagne, il l’était encore ce mercredi en conférence de presse. Avec une troisième défaite concédée, cette fois contre le BSC Young Boys (1-0), la tâche d’atteindre le Top 8 s’annonce particulièrement ardue. Quatre points séparent actuellement les Dogues du FC Porto, huitième et premier membre de ce prestigieux cercle.

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