Publié le 25 novembre 2025 à 21:18

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer
La Ligue des Champions édition 2025-2026 se déroule sans entraîneur français. Récemment interrogé à ce sujet, Bruno Genesio n’avait pas de réelle explication tangible en tête.
Trente-six clubs engagés, dont trois habitués des joutes de Ligue 1, mais pas un seul entraîneur français. C’est une statistique dont on se serait bien passée dans l’Hexagone. Ce mardi 25 novembre, la Ligue des Champions fait son retour et ni mardi, ni mercredi, il n’y a de techniciens tricolores sur le banc.
« C’est difficile de répondre à ça, je ne peux pas répondre, mais oui, c’est un fait », ne pouvait qu’acquiescer Bruno Genesio en conférence de presse vendredi dernier. Lors de l’exercice précédent, il était l’un des seuls (avec Eric Roy) à détenir cette nationalité en Ligue des Champions.
Un mal plus profond
Plus que la Ligue des Champions, c’est un manque d’entraîneurs français à l’étranger que note Bruno Genesio. Mais là encore, il n’a pas vraiment d’explication à cette absence.
« Moi, je fais mon job comme je peux à Lille »
« Ce qui est vrai, par contre, c’est qu’on a du mal à s’exporter, bifurquait-il rapidement. Souvent, on parle de langues qui ne sont pas suffisamment maîtrisées, l’anglais notamment. Je pense que c’est un faux débat parce que je vois beaucoup d’entraîneurs qui viennent en France qui ne parlent pas français au départ. Petit à petit, ils l’apprennent pour certains, pas tous. D’autres vont en Angleterre et ne parlent pas non plus anglais. J’en ai vu certains », lâchait-il, tentant d’abord de démonter un argument potentiel.
Ce point clarifié, cela ouvre la porte à d’autres interrogations : « Est-ce qu’on n’est pas suffisamment bons ? Ce ne peut pas être une explication. Est-ce qu’on n’a pas suffisamment les réseaux qu’il faut ? Ce n’est pas à moi de répondre à ça. Moi, je fais mon job à Lille, du mieux que je peux, poursuivait-il. Après, si les clubs qui sont qualifiés en Ligue des Champions ou les clubs étrangers ne font pas appel à des entraîneurs français, c’est qu’ils ont leur raison. Il faudra leur poser la question », concluait Bruno Genesio, incapable de trouver une explication concrète à ce sujet.
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