Publié le 24 novembre 2025 à 14:21

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Moins en réussite et muet depuis deux mois toutes compétitions confondues avec le LOSC, Olivier Giroud a profité de la réception victorieuse du Paris FC (4-2) pour inscrire un doublé. Mais est-il vraiment de retour ?
Cette question est loin d’être anodine, puisque c’est celle que se sont posée les journalistes et consultants présents autour du plateau de L’Équipe du Soir ce dimanche, suite à la victoire du LOSC (4-2) sur le Paris FC. Olivier Giroud a été l’un des grands artisans de ce succès, lui qui a inscrit un doublé (40′, 77′). Il est d’ailleurs devenu, à 39 ans et 54 jours, le joueur le plus âgé à marquer deux buts dans un seul et même match depuis la saison 1947-1948.
Dépendant du collectif
Ancien de la maison lilloise, dont il a défendu les couleurs de 2007 à 2012, Ludovic Obraniak s’est mouillé sur la petite lucarne : « Olivier Giroud a aujourd’hui besoin que l’équipe performe pour être bon, a-t-il estimé d’emblée. Il ne peut plus tirer une équipe tout seul, c’est le genre de choses qui devient de plus en plus dur. Son passage difficile correspond un peu à celui, collectivement, du LOSC. Finalement, quand la machine se remet en route, parce qu’il a quand même fallu 35 minutes ce soir (dimanche), et bien il a des occasions, on l’a vu plusieurs fois, puis ce but magnifique (40′)… »
« Il faut s’adapter au jeu lillois, et inversement »
« Il a beaucoup, beaucoup joué, poursuit l’ex-international polonais. Et honnêtement, si les autres (les joueurs autour de lui, ndlr) étaient un petit peu plus spontanés, de (Osame) Sahraoui à (Félix) Correia, ce serait mieux, juge-t-il. Parce qu’être attaquant de surface, ça se joue à rien. Et donc si tu as des joueurs qui s’amusent à faire une ou deux touches de trop, ton appel est mort et ne sert plus à rien. »
Ce dernier point interloque Hervé Penot, qui valide la théorie. « Il faut aussi qu’il s’habitue au jeu lillois, et inversement, parce qu’il y a peu de centreurs dans cette équipe de Lille. C’est pourtant l’un de ses grands atouts (de pouvoir briller sur ses phases de jeu, ndlr). On le trouvait assez peu dans la surface. Il faut du mouvement autour de lui et c’est ce qu’il y a eu aujourd’hui (dimanche) », a ainsi jugé le journaliste qui suit le LOSC à l’année pour le journal L’Équipe.






