Publié le 24 novembre 2025 à 13:04

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Malgré la victoire enregistrée (4-2) lors de la réception du Paris FC, le LOSC n’a pas convaincu l’intégralité des observateurs. Daniel Riolo est resté dubitatif au coup de sifflet final.
Quatre buts dans les vingt dernières minutes, six au total, la rencontre opposant le LOSC au Paris FC (4-2) ce dimanche n’a pas été de tout repos. Les Dogues ont d’abord été menés (11′) après une entame brouillonne, puis ont réagi à l’approche de la pause. Seul Olivier Giroud a fait trembler les filets (40′), les occasions avaient pourtant été nombreuses. C’est en seconde que tout s’est emballé avec un doublé pour le vétéran lillois (sp, 77′), puis une première réalisation dans le Nord pour Aïssa Mandi (80′). Le suspense ne s’est cependant pas tari, avec la réduction du score de Doucet (84′), et il a fallu une ultime réalisation de Marius Broholm (90+6′) pour définitivement souffler.
Absence de maîtrise
Ce scénario n’a pas convaincu l’ensemble des observateurs, à l’image de Daniel Riolo. Déçu par les prestations lilloises ces dernières semaines, soient quatre défaites sur les six derniers matchs (avant Paris FC), il pointe du doigt un manque de maîtrise.
« La victoire est importante parce qu’elle leur permet de profiter des résultats du week-end pour remonter un petit peu. Maintenant, quand tu vois leur entame que j’ai trouvée médiocre : ils étaient bousculés, menés, ça tournait dans le vide, ça n’allait pas assez vite… et le fait que ça termine à 4-2 avec un penalty extrêmement généreux à la fin, cite-t-il, dubitatif, sur les ondes de la radio RMC. À 3-1, tu as l’impression que c’est bouclé mais il y a très peu de maîtrise. »
« Quand tu fais le bilan, ils ont plus d’occasions, ils ont plus le ballon, ils sont supérieurs techniquement dans toutes les zones, mais on parle d’un promu, tient à rappeler l’éditorialiste, qui imaginait mieux. Je m’attendais à ce qu’ils soient bien plus à l’aise (7-1 contre Lorient, 6-1 face à Metz, les deux autres promus). Cela fait plusieurs matchs que quand je regarde le LOSC, je ne vois plus cette énergie qu’il y avait en début de saison, celle qui me faisait dire que les remplaçants pouvaient apporter des choses, que c’était une équipe agréable à voir jouer avec du talent. Elle peut toujours jouer le Top 5, mais c’est plus poussif, ça manque de brillant. »
Lille et Lens
Pour expliquer ce manque, Daniel Riolo cible particulièrement les changements régulièrement effectués par Bruno Genesio et son staff technique : « Je trouve que Lille change trop de schémas, trop de joueurs, de dispositifs, je ne suis pas sûr que ça aide tout le monde. Ça manque de certitudes, estime-t-il.
Il juge, pour conclure, que pour être engagé dans une saison réussie, le LOSC devrait actuellement occuper la place du RC Lens : « Le trou s’est un peu creusé avec Lens (23 points pour Lille, 28 pour Lens). Et pourtant, au vu de l’historique récent, c’est Lille qui doit être à cette place là (3e), déclare-t-il. Je pense qu’il y a des raisons de ne pas être totalement satisfait, à défaut d’être déçu, du parcours des Lillois depuis le début de la saison. Il y a eu des moments, au début de saison, où j’aimais voir cette équipe », concluait ainsi Daniel Riolo, pas convaincu par le visage affiché par les Dogues cet automne.






