Publié le 23 novembre 2025 à 23:36

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : LOSC-

Auteur d’un doublé contre le Paris FC, Olivier Giroud s’est arrêté en zone mixte afin de répondre aux questions des journalistes à la suite de la victoire des siens quatre buts à deux.

Vous retrouvez le chemin des filets et Lille retrouve la victoire.

Le plus important, c’est de recoller avec la victoire. Et j’espère qu’on va construire une belle série là-dessus. Comme le coach le disait, il y a beaucoup de bonnes choses dans notre jeu. Il suffisait d’y rajouter un peu plus de détermination, d’agressivité peut-être dans les deux surfaces, plus de concentration aussi parce que mes petites erreurs m’ont coûté cher ces derniers temps. Moi aussi, la dernière en date à Strasbourg. Voilà, c’est comme ça. On n’a pas mérité tous ces résultats négatifs mais on en a tiré quand même un peu les enseignements. Et on a très bien travaillé pendant la trêve. Ce soir, on est tombés contre une belle équipe du Paris FC. Donc ça n’a pas été facile, mais on est allé la chercher. On a créé beaucoup de situations, beaucoup d’occasions. On a pris beaucoup de plaisir. Et comme je le disais, il faut qu’on construise là-dessus.

Tu étais moins en réussite ces derniers temps. Qu’est-ce qui fait que tu as retrouvé un nouveau souffle ? Là, c’est la trêve internationale ou c’est autre chose ?

Tout à fait, les trêves internationales me font beaucoup de bien pour régénérer et aussi bien travailler spécifiquement. C’est bien dosé aussi avec le staff. On est vraiment bien entouré. Il y a tout ce qu’il faut pour réussir ici au LOSC. Je suis vraiment content de l’état d’esprit de l’équipe ce soir. Et sur le plan personnel, c’est vrai que les cages se faisaient un peu plus petites ces derniers temps. Je sais que c’est difficile. Je suis attaquant, j’en ai vécu d’autres. Et voilà, c’est bien. On est reparti.

Vous étiez aligné aux côtés de Hamza Igamane, qui était un cran derrière. C’est quelque chose d’assez rare dès le coup d’envoi. Comment est-ce que vous vous trouvez dans ce duo ?

C’était la première fois. C’est super pour le coach d’avoir plusieurs cordes à son arc. On a des joueurs très complémentaires. On a un gros effectif. Tous ceux qui sont amenés à jouer, même ceux qui sont sur le banc, peuvent prétendre à la place du titulaire. C’est bien, ça met de la compétition. Et surtout, ça laisse plus de choix au coach. Je me sens bien aussi avec lui. C’est un type de joueur différent, un peu différent de Hakon. Mais on s’entend bien, on essaie de se trouver, tout comme avec Hakon. C’est super pour le coach.

« Ça fait vraiment plaisir d’entendre les supporters scander mon nom »

Qu’est-ce qu’il apporte de différent ?

Il a tendance à être plus présent dans la surface, à amener plus de poids. Peut-être moins d’activité au milieu du terrain que Hakon. Mais il a cette présence et cette faculté à vite se mettre en situation de tir parce que ça reste un buteur. Mais il sait faire beaucoup de choses Hamza. Il a vraiment une énorme marge de progression encore. Je suis content pour lui parce qu’il a fait encore un bon match ce soir. Il est important pour nous parce qu’il a marqué pas mal de buts jusque-là.

Justement, vous, comment vous l’aidez du haut de votre expérience ? Est-ce que vous avez un rôle de coach avec lui ? Jusqu’où il peut aller ?

Bien sûr, je lui parle beaucoup. Et comme je l’ai dit, il a une grosse marge de progression. Il a une super génération avec le Maroc. Il va disputer la Coupe du Monde très bientôt. Ce qu’il a fait avec Les Rangers, ce n’est pas rien jusqu’à maintenant. J’essaie de le conseiller, de lui parler. Il est à l’écoute, il est très respectueux. Il a tendance à ne pas parler fort, à être un peu réservé. Mais c’est quelqu’un, quand il est sur le terrain, qui est vraiment épanoui. Et on le voit.

Justement, Olivier, avec la CAN, Hamza va partir. Toi, physiquement, tu te sens prêt à enchaîner beaucoup jusqu’en février ?

On risque de perdre quelques jours à la CAN. Mais c’est 3-4 matchs je crois. Mais non, je me sens très bien maintenant. On a la chance d’avoir encore une fois un effectif en quantité et en qualité. Je pense que ça devrait le faire. On a encore de la réserve.

Olivier, ce soir, vous avez été beaucoup plus trouvé dans le jeu au niveau des actions offensives. Votre coach disait que c’était aussi lié à ça, peut-être, ce moment de coup de mou que vous avez eu.

Oui, après, je suis quelqu’un d’exigeant et j’ai tendance à faire mon autocritique après les matchs. C’est vrai que c’est une somme de choses qui ont fait que j’ai été un peu moins efficace. Je dirais que je me suis créé moins d’occasions. J’essaye de faire le maximum. Mais c’est vrai que, des fois, quand tu joues contre des équipes qui restent derrière et qui mettent deux lignes, une équipe qui défend dans ses 30-40 derniers mètres, c’est très difficile de trouver des solutions. Et là, ce soir, on l’a vu par PFC, une équipe qui joue au ballon, qui n’a pas fermé le jeu et qui a joué crânement sa chance. Ça nous a permis aussi, quelque part, de trouver plus de solutions entre les lignes et de créer plus de courses en profondeur. Si tous les week-ends, on pouvait jouer contre des équipes qui se livrent et qui laissent des espaces, pour nous, les attaquants, c’est mieux. Mais c’est vrai que c’est le jeu. Quand tu mènes au score, après tu défends. Mais c’est vrai que pour les attaquants, c’est plus difficile.

Qu’est-ce que ça vous a fait d’entendre votre nom scandé par les supporters à votre sortie ?

Ça fait vraiment plaisir. C’est sûr. C’est cool. Ils sont toujours derrière moi. Même si j’ai connu une petite période de disette, c’est bien. La confiance est toujours là. Ils savent que quoi qu’il arrive, je donnerai le meilleur pour ce club et pour ce maillot. Je pense qu’à partir du moment où tu fais tout ce qu’il faut, tu mouilles le maillot et tu le rends, tu es toujours récompensé au final. C’est comme notre jeu en ce moment. On faisait de très bonnes choses et le coach disait que sur la longueur, quoi qu’il arrive, on sera payé. Donc il faut continuer à essayer.