Publié le 5 août 2024 à 20:20

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Devant la presse ce lundi, Bruno Genesio a introduit l’opposition à venir entre le LOSC et le Fenerbahçe SK. Le technicien semble prêt à regarder ses adversaires droit dans les yeux.
Ce mardi 06 août, le LOSC débute officiellement sa saison avec la réception des Turcs du Fenerbahçe SK, adversaire qu’il faudra surpasser pour se hisser jusqu’aux barrages d’accession à la Ligue des Champions. Loin d’être l’adversaire le plus simple sur le papier, la formation turque ne fait néanmoins pas douter Bruno Genesio qui, devant les médias, est apparu sûr de ses forces : « De leur côté aussi, ils ne doivent pas être rassurés par le tirage au sort, débute le technicien lillois. Quand il y a eu le tirage, j’ai eu beaucoup de coups de fil pour me dire qu’on allait jouer contre le Fener. Ils ont eu deux matchs contre Lugano qui n’ont pas été simples. Cela montre qu’il n’y a pas de match facile dans cette compétition. On le sait, on a l’expérience. De toute façon, si on veut atteindre la phase principale, il faut être capable d’éliminer de bonnes équipes. C’est le Fener, c’est Mourinho, c’est tout ce que l’on veut, mais on a aussi des forces à faire valoir. On donnera tout sur les deux matchs, aussi pour nos supporters qui ne seront malheureusement pas tous être présent et aussi parce que c’est la plus belle des compétitions qu’on peut rêver de jouer quand on est joueur ou entraîneur », a-t-il ainsi affirmé.
Sur le plan tactique, Bruno Genesio n’a pas dévoilé ses intentions entre le 4-2-3-1 traditionnel, vu la majorité du temps au cours de la préparation, et la surprise en 3-2-4-1 avec deux pistons très offensifs. Il faudra patienter pour connaître l’animation lilloise : « Le système, ça ne veut plus rien dire. Ce qui compte, c’est l’animation. […] Aujourd’hui, il faut être capable de s’adapter aux qualités des joueurs mis à notre disposition. Je ne suis pas un entraîneur dogmatique, mais plutôt un entraîneur pragmatique, qui s’adapte. J’essaie d’exploiter au maximum les qualités de mes joueurs, de mon équipe. On a pensé à cette animation (contre le Celta Vigo, ndlr), ça ne veut pas dire que ce sera celle de demain. Cela veut simplement dire que c’est une possibilité. On a eu d’autres dans les matches de préparation, en évoluant différemment. J’ai la chance d’avoir un bon effectif, équilibré, avec des joueurs disposant de caractéristiques différentes. Cela me laisse la possibilité d’adapter mon animation en fonction des périodes », se contente-t-il de révéler, refusant d’en dire plus.
« C’est une très bonne équipe, mais nous aussi on en est une »
Outre la tactique, quelle stratégie sera employée. A domicile, même s’ils disputent cette rencontre à Valenciennes, les Dogues doivent manœuvrer entre le jeu et l’assurance de ne pas tout perdre dès leur première sortie : « Je n’ai pas trop l’habitude de faire jouer mes équipes de manière attentiste. Cette qualification se jouera sur quatre mi-temps, deux matchs. Le match aller visera à ne pas compromettre nos chances de qualification, tout en imposant notre jeu, quelque chose à l’adversaire, lance-t-il, poursuivant par la suite avec conviction. Nous, on est là pour se qualifier. On va attaquer le match avec de l’ambition, tout en étant équilibré et raisonnable pour ne pas compromettre nos chances. »
Il conclut son discours en réaffirmant ses forces, celle d’un groupe qui fait trembler Aston Villa la saison dernière : « Le plus important est d’avoir de la confiance. Depuis le tirage au sort, on me parle de tirage difficile, d’équipe quasi invisible, avec un entraîneur qui a tout gagné. Il y a des choses vraies, mais il faut surtout qu’on soit capable de ce qu’on est capable de faire. C’est une très bonne équipe, mais nous aussi on en est une. Il faut aborder le match avec cet état d’esprit. […] Il ne faut pas jouer le match avant, comme ça avait pu l’être lors du dernier match de la saison dernière contre Nice. J’ai joué il y a deux ans contre le Fener avec Rennes, j’ai aussi cette expérience-là, d’avoir joué là-bas, dans cette atmosphère. Je veux transmettre tout ça à mes joueurs. J’ai aussi beaucoup de joueurs qui ont déjà participé à la Ligue des Champions au sein de mon effectif. C’est très important d’avoir déjà vécu ce genre de situation pour mieux les appréhender », estime ainsi Bruno Genesio, pour conclure.






