Publié le 7 juin 2024 à 13:43

Crédit Photo : Le Petit Lillois
De Paulo Fonseca à Bruno Genesio, le LOSC a-t-il perdu au change ? Les consultants et journalistes présents sur le plateau de Generation After estime que son arrivée à Lille est une bonne chose, même s’il s’agit d’un pas en arrière.
Le LOSC et sa politique sportive sont au cœur des débats. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’arrivée de Bruno Genesio chez les Dogues a fait l’objet de vigoureux débats sur les ondes de la radio RMC, opposant les corporatistes, partisans des entraîneurs français, à ceux qui auraient préféré voir les Dogues poursuivre avec cette touche étrangère, celle qui leur aura permis de briller ces deux dernières années avec Paulo Fonseca. Habitué du plateau, Walid Acherchour est le premier à évoquer le sujet : « Quand tu passes de Fonseca à Genesio, on n’est pas sur la même catégorie d’entraîneur. À Lyon et à Rennes, il a toujours été entre la 3e et la 6e place et quand tu le prends, et Olivier Létang le sait, tu prends un coach qui a un savoir faire, une bonne gestion humaine, capable de parfois bien faire jouer ses équipes mais qui a aussi besoin d’avoir un gros effectif. Le choix Genesio s’imposait, mais je ne suis pas pressé d’aller à Pierre-Mauroy pour voir son équipe jouer. Il se rapproche plus du choix Gourvennec. C’est un choix safe comme Létang, mais tu ne passes pas une étape. Je ne dis pas que c’est une mauvaise idée, tu auras au moins une certaine fiabilité. […] Je ne suis juste pas comme un dingue, pas excité et que par rapport à Fonseca, c’est rétrograder. À l’époque, avec Fonseca, on cochait les matchs du LOSC parce qu’on voulait voir du jeu. Maintenant, tu recules », juge-t-il de manière véhémente.
Moins animé, plus calme, Kevin Diaz acquiesce pourtant les propos de son homologue. À ses yeux, le choix opéré par le LOSC lui permet de s’assurer des résultats dans les deux prochaines années : « Je fais confiance au jugement d’Olivier Létang. C’est un choix safe, et c’est une qualité, mais ce n’est pas un choix ambitieux. […] Quand on dit que c’est un choix safe, c’est positif. On a des clubs difficilement viables et quand tu prends un entraîneur qui peut te faire terminer entre la 3e et la 6e place de façon récurrente, c’est que c’est un très bon entraîneur. Pour moi, la sécurité, ce n’est pas un problème. Même si c’est clair que ce n’est pas très sexy », conclut-il ainsi par une touche un peu plus amère.






