Publié le 6 avril 2024 à 16:07

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Opposé à son ancien club, l’Olympique de Marseille, Rémy Cabella a brillé en faisant trembler les filets. De retour dans le onze de départ, il savoure et explique ses déboires passés avec le LOSC.
Frustré de ne pas pouvoir saisir sa chance à Brest, où Ivan Cavaleiro lui avait été préféré, Rémy Cabella (34 ans) ne pouvait se contenter d’une poignée de minutes lors du Derby du Nord. Ainsi, c’est avec acharnement qu’il s’est rendu à l’entraînement tout au long de la semaine afin de tenter de briguer une place de titulaire : « J’ai l’expérience aujourd’hui et je n’ai jamais rien lâché dans ma vie. C’est vrai que cela a été compliqué. Je ne jouais pas, je jouais beaucoup moins. Il faut savoir qu’à Brest, je n’étais pas content de ne pas rentrer du tout, mais je savais que je devais me battre pour ma place. J’ai travaillé, j’ai continué. Le coach m’a donné quelques minutes contre Lens, ce n’était pas beaucoup mais je les ai prises. Je n’ai rien lâché et cette semaine j’ai tout donné pour pouvoir jouer ce match, confie le numéro 10 du LOSC. Je voulais jouer, j’étais là, présent. Il m’a fait confiance et c’était à moi de lui rendre sur le terrain. Le plus important, c’est ce que l’on montre sur le rectangle vert. Je lui ai rendu sa confiance et il sait qu’il peut compter sur moi jusqu’à la fin de la saison », lance-t-il en zone mixte.
En difficulté en début de saison, Rémy Cabella n’a eu de cesse d’être freiné dans sa progression en cette première d’année 2024. Des moments compliqués sur lesquels il est justement revenu, expliquant qu’il a été contraint de modifier quelques habitudes : « Cette année, je n’ai pas été épargné par les blessures. J’ai eu deux déchirures de l’ischio et une du mollet qui se sont enchaînées. Cela a été compliqué, mais en discutant avec le staff médical et avec la performance, on a su trouver la solution pour me gérer. Il est vrai que je n’ai plus 20 ans. Il faut savoir gérer et on essaie de trouver les bons moyens. Aujourd’hui je prend ce qui est bon à prendre et je me bats sur le terrain. Je me donne à 1000%. »
Un mot qui touche
Entre deux questions, et alors qu’il évoquait des difficultés physiques, son visage s’est illuminé lorsqu’il a mentionné une petite attention du staff technique. Ce dernier a pris pour habitude, de temps à autre, d’inscrire un petit mot sur chaque maillot, celui-ci visant à correspondre à la personne qui s’apprête à le porter. Pour Cabella, ce terme n’était autre que « compétitivité » : « On avait tous, chacun, un petit mot différent qui nous correspond. Ils savent que je suis un compétiteur, que je ne lâche pas, que je vais tout donner qu’il reste 10 secondes ou une seule seconde, je donne toujours tout jusqu’à la fin et ça fait plaisir ce genre de choses », confie celui qui n’a fait trembler les filets qu’à deux reprises en Ligue 1 cette saison (sur 1139 minutes).






