Publié le 17 novembre 2023 à 10:45

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Passé par le LOSC de 2003 à 2008, Kevin Mirallas a récemment mis un terme à sa carrière. L’occasion pour lui de revenir sur son arrivée chez les Dogues, mais aussi sur les circonstances qui l’ont poussé à plier bagages.
Un Belge perdu au Domaine de Luchin, c’est une formule qui a souvent fonctionné chez les Dogues. Kevin Mirallas, formé au Standard de Liège, a ainsi débarqué à Lille en 2003 pour perpétuer cette tradition. Une arrivée concrétisée dans des circonstances que l’actuel retraité des terrains, âgé de 36 ans, décrit dans un long podcast nommé Eleven Insiders en Belgique : « A quinze ans, je fais un tournoi en France où Lille me repère. A l’époque, mon père me dit qu’ils veulent me rencontrer, ce qui n’était pas forcément mon cas. J’étais au Standard, et j’étais très heureux. Sauf que quelques jours plus tard, j’ai un rendez-vous avec les dirigeants du Standard, ils veulent me faire signer un contrat semi-pro et me donner l’opportunité de m’entraîner avec la réserve. Le lundi qui suit, ils me mettent avec les U18, ce que mon père refuse, estimant que j’avais toutes les qualités pour jouer avec l’équipe réserve et que c’est ce qu’il y avait de mieux pour mon évolution. Ils ont refusé, alors on est allé discuter avec Lille où Claude Puel m’a ouvert les portes du centre de formation. Il m’a dit que dans un an, si je suivais leur ligne de conduite, je pouvais postuler à une place en équipe première. Je n’avais que quinze, seize ans. J’étais un peu choqué, j’y croyais sans plus, et puis finalement un an plus tard j’y étais », confie-t-il avant d’expliquer plus concrètement les raisons qui l’ont poussé à rejoindre les Dogues : « Quand je suis arrivé à Lille, au contraire du Standard, je savais qu’il y avait la volonté de développer ses jeunes. Il y avait une histoire au club, et le discours que l’on a eu ensemble à changer les choses. En plus, ce n’était pas loin de chez moi, je n’avais pas l’impression de partir à l’étranger », clôt-il ainsi son explication.
Aujourd’hui directeur technique de l’Eendracht Aalst en division amateur, Kevin Mirallas est resté une paire d’années chez les Dogues, disputant 95 rencontres pour 12 réalisations et 5 passes décisives au compteur. Outre la Ligue 1, c’est à Lille que le jeune belge a découvert l’Europe et la Ligue des Champions. Des souvenirs intarissables qui ne l’ont néanmoins pas empêché de quitter le club en 2008, au départ de Claude Puel (vers l’OL) : « J’avais déjà fait un petit cycle avec l’équipe, durant lequel on avait fait de belles choses, en championnat comme en Ligue des Champions. Et là, le coach nous annonçait deux semaines avant la fin de la saison, qu’il partait à Lyon. Je me suis dit que c’était un tournant. Je me demandais ce qu’il allait se passer au club. Il me restait un an de contrat, et j’avais plein de propositions. Je n’avais pas forcément envie de partir, mais j’avais l’impression que c’était le moment pour le faire. Je voulais aller à Marseille parce qu’il y avait Eric Gerets qui m’appelait tous les jours. Mon papa m’a dit que non, je n’étais pas prêt mentalement pour aller à Marseille. Je voulais vraiment y aller et j’ai parlé avec Daniel Van Buyten qui m’a dit également que ce n’était pas facile et que c’était peut-être un peu tôt pour moi. Et puis Saint-Étienne est arrivé, ils m’ont aussi fait les yeux doux, ils ont fait des rendez-vous avec mes parents, avec moi. Je suis parti aux Jeux Olympiques et j’ai finalement signé un précontrat avec Saint-Étienne en disant qu’après les Jeux Olympiques, quoi qu’il arrive, je signerai chez eux, malgré qu’Eric Gerets pousse, j’avais donné mon accord. »
Malgré cela, il était proche de virer de bord dans la dernière ligne droite suite au forcing du successeur de Claude Puel, mais un événement a définitivement mis un terme à cette possibilité : « Ensuite, Rudi Garcia est arrivé au LOSC et a tout fait pour que je ne parte pas. J’étais à deux doigts de craquer et de rester, mais un truc m’a fait partir. Le jour où j’ai eu la discussion avec la direction, j’ai vu Túlio de Melo arriver sur le parking. Je me suis dit, ils l’ont déjà fait signer, ça veut dire qu’ils m’ont déjà remplacé. J’ai pris ça comme un coup de poignard et j’ai décidé de partir à Saint-Etienne », a-t-il ainsi confié, revenant sans la moindre once d’amertume sur un départ datant de plus de quinze ans.






