Publié le 27 octobre 2022 à 19:30

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Couvert de louanges suite à son match fou face à Monaco, le LOSC de Paulo Fonseca séduit aussi bien les supporters que les observateurs de Ligue 1.
Qu’il semble loin, le temps des 0-0 maussades du LOSC de la saison dernière… depuis, le dernier en date, un bien ennuyeux Lille – Bordeaux, de l’eau a coulé sous les ponts. Paulo Fonseca est arrivé, avec une promesse bien ambitieuse : ramener le beau jeu dans le Nord. Depuis Rudi Garcia en 2013, aucun entraîneur n’avait axé son schéma de jeu sur une philosophie aussi offensive. Ce n’était pourtant pas faute d’avoir essayé, avec Hervé Renard en 2015, puis avec Marcelo Bielsa deux ans plus tard. Sans succès.
Le pari, osé, l’était d’autant plus que le LOSC devait entamer un nouveau cycle, marqué par le départ de nombreux joueurs et par des moyens financiers moins élevés que ses six principaux concurrents. Le board lillois s’était mis en tête un « Atalanta Project », synonyme de recrutement malin et peu onéreux, d’une mise en avant de la formation et de coach porte-étendard du projet sportif. Bien faire vaut mieux que bien dire : dix joueurs sont arrivés pour moins de 26 millions d’euros d’indemnités de transfert, trois jeunes de la réserve ont intégré l’équipe première et Paulo Fonseca a été choisi pour chapeauter ce LOSC new-look.
Aujourd’hui, l’heure est venue des premiers constats. Le club de la capitale des Flandres peut déjà se targuer d’être l’une des meilleures équipes de Ligue 1 dans le jeu. Au-delà de son classement, qui lui permet de coller au top 5, le LOSC séduit par sa capacité à faire le spectacle. Les médias consacrent de plus en plus de temps à l’équipe de Paulo Fonseca. Catalogué comme un simple outsider aux places européennes en début de saison, Lille réussit à créer la surprise, ce qui ne manque pas de faire réagir les observateurs.
A l’image du Nice de Lucien Favre en 2017 ou du FC Lorient de Régis Le Bris en 2022, le public français raffole de ces équipes surprises, favorisant le romantisme du beau jeu au pragmatisme tactique. Le LOSC, qui souffre de la forte exposition du PLM (Paris-Lyon-Marseille) sur la scène nationale bénéficie de cet effet « beau jeu ». Le club nordiste, qui travaillait jusqu’alors dans le silence, devient plus attendu. Les progrès défensifs entrevus avant le match face à Monaco peuvent être motifs d’espoir : ce LOSC-là pourrait bien être parti pour durer dans le haut du classement. Et dans le cas contraire, le style de jeu de « l’Atalanta du 59 » aura au moins eu le mérite de faire rêver ses supporters cette saison.






