Publié le 8 août 2022 à 20:46

Crédit Photo : Le Petit Lillois
L’année dernière, nous réalisions un édito concernant l’arrivée de Jocelyn Gourvennec, en évoquant un changement plausible dans la foulée. Malheureusement, la suite n’a pas été belle avec une saison en demi-teinte entre visage convaincant en Ligue des Champions, et visage décevant en Ligue 1. Après la première journée de cette nouvelle saison, le changement espéré la saison dernière est en train de s’opérer. Mais va-t-il perdurer ?
Le dernier match au Stade Pierre Mauroy, maintenant appelé Décathlon Arena – Stade Pierre Mauroy, remontait au mois de mai dernier. Une rencontre loin d’être restée dans les mémoires, malgré la prestation correcte des Dogues face au Stade Rennais (2-2). Une indifférence symbole d’une saison soporifique en championnat, avec une dixième place qui fait tache, un an après un titre de champion historique pour le club. Alors, dès la fin de la rencontre, le récit commun entre le LOSC et Jocleyn Gourvennec prenait fin dans la tête des supporters, en attendant une nouvelle histoire plus joyeuse. Si les premières semaines pouvaient paraître inquiétantes avec un licenciement tardif de Gourvennec, celui qui allait être l’homme du changement arrivait enfin. Paulo Fonseca, Portugais de 49 ans et réputé dans le milieu pour être un grand amateur du jeu offensif et léché. Une bouffée d’air frais pour les suiveurs du club lillois, qui espèrent le retour de la marche en avant de leur club. Si la préparation n’a pas calmé les enthousiastes, ni même enflammé les pessimistes, les différences étaient visibles. On a pu voir des performances irrégulières contre des formations principalement hispaniques, mais pas inintéressantes. La patte Fonseca s’est mise en place tout doucement, avec l’horizon d’un avenir meilleur, en se délectant des premières combinaisons ou sorties de balles proposées par les hommes en rouge.
Exit 2021-2022 et le 4-4-2, place à 2022-2023. Nouvelle pelouse, nouveau nom, nouveau coach et nouvelle ère. Comme un signe du destin indiquant que le club va dans la bonne direction, la 38e seconde de la première rencontre voit le LOSC prendre l’avantage au score sans jamais le lâcher. Quatre-vingt-dix minutes de bonheur plus tard, joueurs et public communiaient ensemble en l’honneur d’un changement naissant, dont les prémices se sont montrées visibles en un après-midi. Parce que le résultat est une chose, mais bien jouer en est une autre. Tout semblait huilé. Des mouvements dans tous les sens avec des hommes consciencieux et motivés à faire mal à l’adversaire. Un Cabella infatigable, un Bamba impliqué, un Zedadka souvent trouvé et un Jonathan David étincelant ont marqué la rencontre face à un Auxerre résigné assez vite. Les plus mesurés évoqueront une victoire logique face à un promu en pleine découverte, mais l’essentiel n’est pas là. Juste de voir du jeu léché, un groupe joyeux et impliqué suffit pour le moment à donner du plaisir et le sourire à un peuple lillois qui ne demande qu’à retrouver les étoiles.






