Publié le 3 décembre 2020 à 00:00

Interviewé par le journal 20 Minutes, l’ancien capitaine lillois Rio Mavuba est revenu sur ses meilleurs et pires souvenirs d’Europe avec les Dogues, mais également sur le club lillois, qui semble plus armé en Europe cette année.
Questionné sur la mauvaise série du LOSC à domicile en Europe qui dure depuis la saison 2010-2011 et une victoire 3-1 contre La Gantoise, il plaisante en rappelant un match peu glorieux contre le BATE Borisov symbolisant cette statistique qu’il n’arrive pas à comprendre : « Je ne suis pas fier de cette série. C’est surprenant. Mais c’est sans doute la faute du calendrier et des grosses équipes (rires). Plus sérieusement, je n’arrive pas à expliquer cette incroyable statistique. Parce qu’il n’y a pas eu d’appréhension particulière, pas de peur de mal faire. On a fait de mauvais matchs comme celui perdu en Ligue des champions contre le Bate Borisov (1-3 en 2012). Je pense et j’espère que cette mauvaise série va s’arrêter dès ce jeudi. »
Ensuite, il s’est remémoré les nombreuses rencontres européennes marquantes durant sa période rouge et blanche. Notamment une rencontre qualificative en Turquie, à Fenerbahce: « Mes meilleurs souvenirs ? Il y a eu le match contre Copenhague qui nous qualifie en Ligue des champions (2-0 en 2012), un autre contre Liverpool en Ligue Europa (1-0 en 2010). Mais si je dois en garder un seul, c’est celui qu’on a joué sur la pelouse de Fenerbahce (16e de finale retour de Ligue Europa 2010). J’avais kiffé ce match. On gagne l’aller chez nous (2-1) et on est mené (1-0) au retour jusqu’à 3 minutes de la fin où Rami égalise et nous qualifie (1-1). Il y avait une ambiance terrible. Nos supporters étaient dans un coin du stade donc on est allé les saluer à la fin. Et là, on s’est pris une pluie de piles. J’avais jamais vu autant de piles tomber sur un stade (rires). On a fait demi-tour tout de suite. »
Après s’être remémoré plusieurs souvenirs, le désormais entraîneur adjoint de la réserve des Girondins affirme que Lille est mieux armé en Europe actuellement : « Je pense qu’il y a un effectif qui est plus conséquent. À notre époque, on s’appuyait sur beaucoup de joueurs du centre de formation. Maintenant, il y a toujours des jeunes, mais ils ne viennent pas du centre de formation. Ils ont été identifiés ailleurs comme ayant un gros potentiel. Et puis, ils sont désormais en mesure de garder des joueurs même en cas d’offre conséquente. Ce qui n’était pas le cas à notre époque. Le club a l’air plus costaud pour garder certains joueurs. »






