Publié le 24 novembre 2019 à 00:00

« Pour trouver un mot résumant le match, côté lillois, il faut sans doute chercher du côté du champs lexical de l’impuissance » peut-on lire sur L’Équipe. Vous avez la gorge sèche ? « On a vu une belle équipe de copain » selon Ludovic Obraniak qui précise que ce terme est réservé aux « équipes d’amateurs ». Vos tempes vous font souffrir ? « Ce n’est pas un adversaire Lille » avance Gilles Favard sur l’Équipe du Soir « si le PSG appuie ils en mettent 4 ». Vous avez la nausée ? Le tour de la presse est difficile en ce lendemain de soirée ratée à l’allure de gueule de bois. Retournez vous coucher, ce ne sera pas un bon weekend.
Bref, si on savait au fond de nous que le LOSC n’aurait pas créé l’exploit en battant à l’extérieur le PSG 5-1, on ne s’attendait pas à revoir un Lille aussi triste après la trêve internationale. Les critiques sont dures mais semblent justifiés et ce même si le résultat du match (2-0) n’est pas cher payé pour nos Lillois qui auraient pu repartir avec une valise si les Parisiens n’avaient pas « levé le pied en seconde période » (Idrissa Gueye). Le LOSC pointe à une triste 7ème place du championnat ex-aequo avec Bordeaux et Nantes respectivement 8ème et 9ème et à 3 points du 15ème Amiens avant les matchs de dimanche soir.
On ne sait plus quoi dire, quoi blâmer : l’effectif est trop jeune ? La Ligue des Champions est trop lourde ? L’équipe ne se connaît pas ? C’est un peu de tout à la fois, un vilain cocktail qui fait mal au crâne. Le LOSC est morne, sans être alarmant, cette prestation est à l’image de sa saison : plein de bonnes volontés (à l’image des multiples tentatives avortées d’Ikoné) mais bien loin du niveau attendu pour une équipe en Ligue des Champions. Lopez l’admet, l’équipe est « plus faible que la saison dernière » et l’absence d’Osimhen s’est fait sentir vendredi soir au Parc des Princes. Si l’on veut bien faire preuve d’optimisme (ou au moins ne pas tirer tout de suite la sonnette d’alarme) le calendrier à venir est (très) lourd, trop peut-être pour une équipe qui n’arrive pas à retrouver la vaillance qu’elle pouvait arborer l’année précédente. Comme le dit Christophe Galtier, « on est toujours inquiets quand on ne gagne pas. ».
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