Publié le 27 mai 2026 à 14:49

Crédit Photo : Justin Setterfield/Getty Images
Lors de son passage au LOSC, le roc Gabriel Magalhães a vécu un prêt de six mois dans les rangs de l’ESTAC Troyes. Son passage dans l’Aube est un regret pour Jean-Louis Garcia, coach troyen de l’époque.
Cinquante matchs disputés depuis le début de la saison, plus de 4 000 minutes à fouler les pelouses britanniques et européennes, et pourtant, Gabriel Magalhães (28 ans) n’a pas encore terminé sa saison. Le Brésilien, auréolé d’un titre de champion d’Angleterre une semaine plus tôt, doit encore se montrer intraitable pour une ultime sortie : la finale de la Ligue des Champions (samedi, 18h).
C’était peut-être difficile à imaginer à son arrivée dans le Nord, à Lille, mais Gabriel Magalhães s’apprête à disputer une rencontre au sommet. Tout n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille, à l’image d’un prêt de six mois à Troyes à son arrivée sur le continent européen.
Des regrets à Troyes
Débarqué dans le Nord pour trois millions d’euros en provenance du Avai FC, c’était en janvier 2017, Gabriel Magalhães était prêté l’été suivant dans l’Aube (4 matchs). Là-bas, il évoluait sous la houlette du technicien Jean-Louis Garcia.
« Si c’était à refaire, je ferais différemment. »
« C’est le plus grand regret de ma carrière », a confié l’ancien entraîneur troyen, revenant auprès de L’Équipe sur cette pige réalisée par le défenseur central lors de la saison 2017-2018. « Il était grand, puissant, capable de faire de belles diagonales et il avait déjà ce jeu de tête impressionnant. »
Jean-Louis Garcia se souvient que, malgré ses qualités, il n’était que le quatrième homme de sa hiérarchie défensive. Gabriel ne bénéficiait donc que d’un faible temps de jeu. C’est ce qui le poussait d’ailleurs ensuite vers le Dinamo Zagreb : « Il voulait des garanties, mais moi, je ne me sentais pas capable de me lier à lui. Signer un chèque en blanc, vis-à-vis de mes autres joueurs, je ne sais pas faire. »
Il estime que Gabriel n’avait pas été très patient, assurant « qu’il était sûr qu’il irait loin » déjà à cette époque. C’est sans doute de là, en partie, que viennent les regrets de Jean-Louis Garcia. « Si c’était à refaire, je ferais différemment. J’étais trop dans les sentiments par rapport aux joueurs qui étaient de la montée. » Ce n’est finalement que plus tard, sous les couleurs du LOSC, que Gabriel finissait par briller.






