Publié le 18 septembre 2026 à 15:25

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer
Davide Ancelotti était de passage en conférence de presse ce vendredi. C’était l’occasion, à l’aube de la cinquième journée de Ligue 1, d’introduire la rencontre à venir entre le LOSC et l’OGC Nice (dimanche, 17h15).
Toujours faire plus
Le LOSC est leader du championnat. Malgré tout, vous nous disiez vous-même que vous restiez parfois sur votre faim. Que faut-il de plus à vos yeux ?
Bien sûr qu’il faut faire plus. On a encore des choses à améliorer dans notre jeu. On doit avoir plus de continuité dans le jeu, savoir jouer des matchs qu’on n’aime pas forcément, avoir cette capacité de s’adapter à chaque moment du match.
Il faut toujours garder cette humilité de savoir que l’on peut faire mieux, et cette ambition de continuer match après match à être compétitif. On est également conscient que c’est difficile de gagner. Il faut garder cet équilibre entre l’exigence sur nous-mêmes et la pression qui peut nous être imposée dehors.
On est dans une ligue où il y a beaucoup d’équipes qui se sont préparées pour gagner. Il y a de gros clubs : PSG, Lyon, Monaco, Rennes… et les autres. À côté de ça, il y a aussi la confiance que donnent nos bons résultats. C’est juste ça, garder cet équilibre, mais si vous me demandez si je suis extrêmement content de la situation, je dis non. Je suis vigilant, je suis méfiant et je suis très concentré sur le match de dimanche.
Gestion du groupe
Vous avez un groupe étoffé et depuis le début de la saison, vous laissez parfois certains joueurs sur le côté. Comment gérez-vous ces cas ? Comment accompagnez-vous ces joueurs un peu à la marge ?
Je ne suis pas quelqu’un qui donne toujours des explications à mes choix, parce que je dois faire des choix compliqués, des choix difficiles. Je suis quelqu’un de très proche de mes joueurs. Nous avons une très bonne relation, mais cette façon de faire est une promesse à moi-même. Comme ça, je ne peux pas m’empêcher de prendre des décisions difficiles.
Et si le joueur a besoin d’une explication, s’il est frustré, je comprends la frustration, je la donne. Si ce n’est pas le cas, je ne suis pas là pour tout le temps expliquer mes décisions.
Vers Nice, en statistiques
Le LOSC reste, avant son déplacement à Nice, sur une série de 8 victoires à l’extérieur. En ajouter une serait un record. Est-ce que cela peut être un argument, un levier à utiliser pour le match de dimanche ?
Il y a beaucoup de messages que vous pouvez utiliser. Dans ce cas précis, ce serait pour donner de la confiance. Si vous étiez entraîneur, peut-être diriez-vous ça. Moi, mon message, c’est de leur dire que cela fait 5 ans que l’on n’a pas gagné à Nice et que ça va être très difficile, qu’on doit être à 100 % et ne surtout pas être dans le confort. Si tu es dans le confort dans le sport de haut niveau, tu ne gagnes pas.
J’ai demandé un peu plus d’exigence avec les joueurs, parce qu’après il y a la trêve. On a l’ambition, comme toujours, de gagner les matchs, en sachant que ça va être très difficile. Nice a des joueurs de haut niveau, et c’est une équipe qu’on respecte, qui nous attend depuis une semaine.
L’OGC Nice est l’une des équipes qui a le plus de possession en Ligue 1. Vous, vous n’êtes que 13e ou 14e de ce classement. Est-ce que vous aimeriez avoir plus le ballon ?
Ne pas avoir le ballon, la possession, ce n’est pas quelque chose qui ne me fait pas dormir. Je pense que si l’équipe doit jouer vers l’avant, c’est le football que j’aime. Si on a la possibilité d’aller marquer un but avec 2-3 passes, pourquoi pas. Si on a besoin de faire plus de passes, ça dépend aussi de l’attitude de l’adversaire.
On n’a pas eu beaucoup de ballons, mais c’est aussi parce qu’on n’a pas été mené encore depuis le début de la saison. Quand ça arrivera, on vivra des matchs différents. Il faut savoir s’adapter. Mais je ne suis pas quelqu’un qui a forcément besoin de vouloir voir l’équipe avec le ballon pour se protéger. Moi, j’aime que l’équipe joue le football vite vers l’avant. C’est la chose que je cherche.






