Publié le 26 mars 2026 à 20:01

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Corentin Betrancourt
Il a fallu patienter un peu plus longtemps que d’habitude, mais voilà les comptes du LOSC pour la saison 2024-2025. Les Dogues ont enregistré un bénéfice conséquent de plus de 80 millions d’euros. Détails et explications.
Les comptes du LOSC pour la saison 2024-2025 ont été présentés et approuvés en décembre dernier par le Conseil d’Administration et les Commissaires aux Comptes. Et le premier constat qui doit être réalisé, c’est que tous les feux sont au vert, ou presque. Pour la quatrième saison pleine de la société Merlyn Partners, la formation lilloise a réalisé un bénéfice record de 81 906 074 €.
Si ce résultat est boosté par une campagne de Ligue des Champions ponctuée de succès, il fait suite à des années déjà vertueuses puisque le LOSC avait déjà été bénéficiaire à l’issue des trois exercices précédents :
Que faut-il retenir ?
Cinquième de Ligue 1 et huitième de finaliste de la Ligue des Champions, le LOSC a réalisé une saison 2024-2025 pleine (à quelques regrets près en championnat) sur le plan sportif. Ces résultats positifs ont évidemment entraîné des gains financiers certains (284 M€, contre 177 M€ un an plus tôt), et ce, même si les dépenses réalisées ont été plus conséquentes (202 M€, contre 160 M€) au cours de l’exercice.
Le chiffre d’affaires (hors transfert) s’est notamment envolé, augmentant de 90 % en grande partie par l’intermédiaire de la Ligue des Champions et les revenus issus des droits audiovisuels (de 47 à 101 M€ d’une année à l’autre). Ce chiffre d’affaires est de 158 millions d’euros, contre 83 M€ la saison dernière. Il se décompose, comme habituellement, en cinq branches :
- 101,1 M€ liés aux droits audiovisuels
- 25 M€ liés aux sponsors et aux publicités diverses
- 28 M€ liés à la billetterie
- 1,6 M€ liés au merchandising
- 1,4 M€ correspondant à d’autres produits
D’autres types de revenus s’ajoutent ensuite, à commencer par les subventions dont le montant (31 M€) a été sensiblement similaire à celui enregistré un an plus tôt. Il s’agit, pour plus de précision, du dernier versement réalisé par l’organisme CVC. Il y a également les opérations mercantiles desquelles le LOSC a récupéré un peu plus de 67 millions d’euros. Tout ceci permet de contrebalancer une masse salariale en hausse de 26 %, passant de 68 M€ à 86 M€ sur l’exercice, pour atteindre un bénéfice conséquent de 81 906 074 € à la fin de l’exercice.
D’autres points clefs sont à spécifier, notamment celui de la dette financière (des crédits bancaires en majorité) qui a encore été réduite, passant de 29,1 M€ à 10,2 M€ sur l’année. Il en est de même pour l’ensemble des dettes (ajout de celles liées à l’activité courante, dettes fournisseurs, sociales ou fiscales…) désormais à 122 M€, contre 146,4 M€ en 2024. Ce montant, qui peut toujours paraître conséquent, est à contrebalancer avec des créances (dues au LOSC) d’un montant de 84,7 millions d’euros.
En parallèle, la trésorerie a été gonflée, désormais évaluée à 85,6 millions d’euros, contre 45 M€ un an auparavant. La bonne nouvelle concerne également les capitaux propres (ressources financières servant à financer son activité), enfin positifs chez les Dogues (de -13 M€ à +68 M€). C’est une notion importante pour le LOSC, désormais bien plus solide et indépendant.
Projection
Ces différentes données peuvent rapidement monter à la tête. Il faut néanmoins comprendre que les gains issus d’une campagne de Ligue des Champions restent exceptionnels pour un club plutôt dimensionné (au vu de la concurrence) pour la Ligue Europa ou la Ligue Conférence. Ce qui est certain, c’est que les feux sont au vert et que le LOSC a retrouvé une sérénité financière. Ces bonnes nouvelles doivent cependant être intégrées au contexte actuel du football français.
La grande inconnue concerne les droits télévisuels domestiques, revenu qui constituait un socle sur lequel un club pouvait initialement construire. Sans cette donnée, une qualification en Coupe d’Europe devient d’autant plus cruciale pour pérenniser son activité, ce que le LOSC a évidemment en tête. Le championnat est la priorité.
Le dernier point, pour conclure, concerne la masse salariale. En augmentation au cours de l’exercice 2024-2025, elle devrait s’être sérieusement réduite depuis au vu des départs enregistrés au cours de l’été 2025 (Jonathan David, Angel Gomes, Lucas Chevalier, Bafodé Diakité, Rémy Cabella…), voire même cet hiver avec la résiliation du contrat d’André Gomes.






