Publié le 24 mars 2026 à 11:05

Nathan Ngoy à l'échauffement avec le LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Saïd Ennjimi, ancien arbitre international, est revenu dans l’émission Rothen s’enflamme sur les situations arbitrales litigieuses survenues lors de la victoire du LOSC à Marseille (1-2). Les Lillois auraient dû être plus durement sanctionné à ses yeux.

La rencontre opposant le LOSC à l’Olympique de Marseille, choc remporté par les Dogues (1-2) à l’issue de 90 minutes disputées, a été marquée par de nouvelles polémiques arbitrales. Les décisions prises par Benoît Bastien, celles de ne se contenter que de cartons jaunes pour sanctionner Nathan Ngoy (2′), puis Calvin Verdonk (13′) et Hakon Haraldsson (13′), ont été contestées, notamment par l’entraîneur marseillais Habib Beye.

« (Hakon) Haraldsson arrive dans son dos. Il faut mettre un coup de poing pour prendre carton rouge ?! », s’était exclamé le technicien en conférence de presse au coup de sifflet final.

Le point de vue d’un arbitre

Interloqués par cette sortie, les chroniqueurs présents sur le plateau de l’émission nommée Rothen s’enflamme ont contacté Saïd Ennjimi, ancien arbitre international qui joue régulièrement ce rôle d’expert auprès des médias nationaux. Ce dernier a donné son point de vue sur les deux situations jugées litigieuses.

La première se rapporte à Nathan Ngoy, auteur d’un pied haut tout proche du visage d’Igor Paixao quelques instants après le coup d’envoi. Il n’était sanctionné que d’un carton jaune (2′), ce qui n’est pas une décision logique pour Saïd Ennjimi : « Il n’y a pas de sujet parce que tous les gestes de ce type-là, quand un joueur a le pied sur le visage ou sur le cou d’un adversaire, ça a toujours été sanctionné d’un carton rouge, jugeait-il simplement. La réponse est claire, nette et précise, évidemment que ça méritait un carton rouge, affirmait-il encore dans la foulée. Que la situation se produise à la première ou à la 90e, sont exclus. »

Saïd Ennjimi est plus nuancé en ce qui concerne la faute de Calvin Verdonk ou l’intervention de Hakon Haraldsson dans un début d’échauffourée. « On ne peut pas parler d’une annihilation d’une action nette de but, parce que je ne le vois pas aller au but. Mais l’agression est caractérisée, ça aurait pu faire l’objet d’un rouge », détaillait-il, confirmant ainsi une certaine zone grise.

Il en est de même pour Hakon Haraldsson, qui « peut lui aussi prendre un rouge » pour son intervention musclée sur Mason Greenwood. Saïd Ennjimi est néanmoins moins vindicatif à ce sujet : « Mais au bout du compte, c’est la cohérence. Soit (Mason) Greenwood n’a rien et les deux autres joueurs sont avertis, soit Greenwood prend un avertissement et l’un des deux Lillois est exclu, parce que sinon les joueurs ne comprennent plus l’échelle de sanctions. Le carton jaune de Greenwood ne pouvait qu’ajouter de la tension », concluait-il. Les Dogues auraient ainsi peut-être dû être réduits à dix sur la pelouse de l’Orange Vélodrome. L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) n’était pourtant pas intervenue pour remettre en cause la décision prise par Benoît Bastien.

Derniers articles