Publié le 12 mars 2026 à 22:22

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Présent en conférence de presse, Bruno Genesio est revenu sur la défaite de son équipe et a évoqué les ingrédients à mettre pour tenter de s’imposer au match retour.
Vous avez beaucoup insisté en avant-match sur le fait de rester en vie. Est-ce que vous estimez que vous êtes encore, après cette défaite 1-0 ?
Oui, il n’y a qu’un but d’écart après le match aller. On aurait aimé que ça soit en notre faveur, ou au moins un score de parité qui aurait été sur l’ensemble du match un peu plus logique. Mais c’est comme ça, donc on va partir avec un but de retard, comme ça a été le cas à Belgrade, face à une équipe qui est certainement d’un autre calibre. Mais on ira jouer notre chance à fond.
Qu’est-ce qu’il a manqué ce soir selon vous ? Est-ce qu’on peut encore parler de lacune offensive en premier lieu ce soir ?
C’était un match très fermé des deux côtés. Je trouve qu’il n’y a pas eu beaucoup d’occasions ni d’un côté ni de l’autre, si ce n’est peut-être après leur ouverture du score où on s’est davantage découverts et on a un peu moins assuré l’équilibre, ce qui nous a coûté une ou deux situations dangereuses. Mais on s’est quand même procuré deux occasions en première mi-temps. Dans ces matchs-là, ce n’est pas rien avec la tête d’Olivier Giroud et la frappe de Romain Perraud. Ce n’est pas suffisant mais dans des matchs fermés comme ça, c’est déjà important. Après, ce qui a manqué, c’est peut-être un peu plus de justesse technique aussi. C’est peut-être à ce niveau-là qu’on a vu le plus de différences entre eux et nous, je trouve.
« Il faut être plus juste techniquement pour garder ce temps d’avance lorsqu’on a la possibilité de le faire. Je pense que c’est ce qui nous manque un petit peu en ce moment. »
On a l’impression que devant, il y a quand même des difficultés à marquer les buts. Parce que ça fait quelques mois que vous ne marquez pas deux buts, sauf face à l’Etoile Rouge. C’est un peu redondant ce souci d’efficacité dans le but ?
Oui, oui. Après, je pense que c’est un ensemble, ce n’est pas que les attaquants. Je pense qu’on doit peut-être parfois aussi amener le ballon un peu plus vite dans la zone de finition. On a peut-être un peu trop de temps, trop de touches de balle avant d’y parvenir. On voit qu’aujourd’hui, dans le foot moderne, dans le foot de haut niveau, lorsque vous laissez l’adversaire se replacer, avoir un bloc compact aux abords de leur surface, c’est difficile. On voit qu’il y a de plus en plus de buts qui sont marqués, soit sur des coups de pied arrêtés, soit sur des phases de transition, y compris en Champions League quand on regarde les matchs. Il faut être plus juste techniquement pour garder ce temps d’avance lorsqu’on a la possibilité de le faire. Je pense que c’est ce qui nous manque un petit peu en ce moment.
Est-ce que ça ne vous met pas en colère de perdre sur un but aussi anodin ?
La colère non parce que je pense que ce n’est pas quelque chose qui fait avancer les choses. Mais c’est sûr que c’est frustrant. C’est frustrant parce que je pense qu’on ne méritait pas forcément de gagner le match, encore que si on concrétise une des deux occasions en première mi-temps, on ne sait pas comment le match pouvait tourner. Mais au moins terminer avec un score de parité qui aurait été encore plus avantageux pour nous avant d’aller à Villa Park. Mais ça fait partie du football. Il y a des choses qu’on maîtrise et des choses qu’on maîtrise moins.
On a parlé du manque d’efficacité offensive. Au-delà de ça, après le but de Villa, on a l’impression qu’il n’y a pas vraiment de réaction. Est-ce que c’est votre sentiment aussi ?
Oui, je pense qu’on a pris un coup sur la tête après le but de Villa. On parlait peut-être de la sortie de Benjamin André aussi et dans ces moments-là, il nous coûte aussi parce qu’il a cette faculté à insuffler de nouveau une énergie positive. On a eu la blessure de Gaëtan Perrin, donc ce n’est jamais simple de gérer tout ça en très peu de temps. Et puis on était un peu partagés entre prendre beaucoup de risques, ce qu’on a essayé de faire quelques fois, et concéder un second but qui, pour le coup, nous aurait peut-être scellé le match retour. Mais on a essayé quand même avec Matias Fernandez-Pardo qui a mis une frappe enroulée. Il y a eu quelques actions bien préparées, mais pas suffisamment bien finies dans le dernier ou l’avant-dernier geste.
Tu parlais de la difficulté de certains joueurs, parfois, à jouer un peu plus simple. Peut-être qu’un symbole de ces difficultés actuelles, c’est quelqu’un comme Hakon Haraldsson, qui a tendance à beaucoup toucher la balle et peut-être aussi à un peu ralentir. Tu le sens un peu en manque de confiance parce que lui pourrait être un peu le dépositaire du jeu par sa qualité technique…
Oui, après, il faudra bien revoir le match parce que là, on est tout de suite après, c’est difficile de tirer des enseignements. Ce qui est sûr, c’est que je trouve qu’on a multiplié les touches de balle, pas que Hakon. Mais est-ce que c’est parce qu’on a eu du mal à voir avant ou est-ce que c’est parce qu’il n’y avait pas suffisamment de solutions et de mouvements autour du porteur lorsqu’on récupérait le ballon ? Il faut revoir ça et analyser ça à froid tranquillement pour le corriger. Mais c’est sûr qu’on doit avoir un jeu beaucoup plus dynamique, beaucoup plus porté vers l’avant rapidement que ce qu’on a fait. On l’a vu, eux, ils ont excellé dans ce domaine.
Je voulais juste revenir sur le but rapidement. Est-ce que selon vous ce sont des erreurs, à la fois de Chancel Mbemba, qui ne gagne pas un duel alors qu’il est beaucoup plus costaud et grand que son adversaire, et de Berke Özer, dont le placement est un peu hasardeux, j’ai l’impression ? Est-ce que c’est votre sentiment aussi ou pas ?
Oui, après, le jeu demande des erreurs. Je n’ai pas l’habitude de taper sur mes joueurs en conférence de presse. Je ne vais pas commencer maintenant. Mais c’est vrai que c’est une situation qu’on peut certainement gérer à la fois dans le duel et sur le placement de Berke Özer, certainement.






