Publié le 28 février 2026 à 19:24

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Valentin Vanhoove
Entre l’exploit à Belgrade et la réception du FC Nantes (dimanche, 17h15), le LOSC n’arrête pas et doit donc déjà renfiler son bleu de chauffe. Bruno Genesio a introduit ce rendez-vous en conférence de presse, insistant sur la « révolte » entamée par ses Dogues.
Redescendre de son nuage
Outre la fraîcheur physique, comment est-ce qu’on fait pour switcher aussi rapidement d’un match à l’autre ?
On a l’habitude. Ça fait quelques années que j’ai la chance de vivre ça, l’enchaînement des matchs entre l’Europe et le championnat. Dès le lendemain du match à Belgrade, on s’est tout de suite projeté sur le match de Nantes. Dans l’observation de l’adversaire, dans ce qu’on allait pouvoir mettre en place pour battre cette équipe qui reste sur un succès à domicile, qui est en difficulté, mais qui reste sur un succès.
Avec le staff, c’est notre quotidien. Même si on est rentré un peu tard le lendemain matin, et c’était un peu plus compliqué (sourire). On a l’habitude de vite passer d’une compétition à l’autre en peu de temps.
Le fait que ce soit un exploit, ça ne change rien du tout ?
Si, c’est sûr que c’est plus agréable. Il est plus agréable d’enchaîner les matchs lorsqu’on enchaîne les victoires. Ça a été le cas à Angers et surtout à Belgrade. Après le match aller, on n’était pas au mieux. Je pense qu’y compris ici, ils n’étaient pas nombreux à croire qu’on pouvait se qualifier. Forcément, ça donne une énergie beaucoup plus positive et ça enlève un peu la fatigue aussi.
« Toucher le fond »
Est-ce que c’est un hasard que vous soyez un peu relancé à l’extérieur ? Ou est-ce que vous sentiez déjà que ça allait venir ?
Je ne pense pas qu’il y ait un rapport avec les matchs à l’extérieur et le fait qu’on ait gagné deux fois. Jusqu’au match de Belgrade, je restais confiant. Le contenu de nos matchs, à part Strasbourg, était bon. Malgré les défaites ou les matchs nuls, il y avait toujours des occasions, du jeu, un esprit, tout ce qu’on peut imaginer de bien, même s’il y avait des choses à corriger. Le match de Belgrade m’avait alerté parce que c’était trop mauvais par rapport aux qualités de mon équipe. Et puis peut-être que ça a été un mal pour un bien finalement.
Parce que peut-être que de toucher le fond, comme on l’a fait contre Belgrade à l’aller, nous a permis, staff, joueurs, dirigeants, d’avoir une remise en question encore plus importante que ce qu’on avait fait avant. Aussi d’avoir des discussions encore plus poussées avec certains joueurs. Et puis peut-être que ça nous a fait aussi un peu peur, et que parfois la peur, elle peut être bonne conseillère pour qu’il y ait une révolte.
Le cas de Benjamin André
Quelle importance a eu Benjamin André dans la période difficile que vous venez de traverser ?
Dans cette période difficile, en termes de résultats, on a eu beaucoup d’absences. Elles nous ont pénalisés. Forcément, celle de Benji’ en a fait partie, puisque c’est aussi notre capitaine. C’est un joueur avec beaucoup d’expérience du haut niveau qui a gagné des titres et c’est sûr que son absence a été fort préjudiciable.
Je trouve qu’on a été parfois sévère avec nous. Parfois, moi le premier sur certains matchs. Mais je trouve que dans cette série très difficile, il y avait quand même des explications pour atténuer le jugement. On a eu beaucoup d’absences, on a eu des faits de jeu contraires, des matchs où on n’a pas été récompensé. C’est vrai que l’absence de Benji, mais aussi des autres joueurs, nous ont beaucoup porté préjudice.
Au niveau de la fiabilité, je crois que je n’ai pas grand-chose d’autre à dire que de regarder sa carrière. Benji’ va avoir 36 ans. Lorsque vous durez autant dans une carrière et que vous gagnez des titres, il n’y a pas de secret. Ça veut dire qu’il y a une longévité et s’il y a une longévité, c’est qu’il y a une fiabilité. Et s’il y a une fiabilité, c’est que derrière, il y a plein de choses qui ont été mises en place par le joueur.
Et est-ce que, même si dans cette période difficile, lui ne jouait pas à cause de son épaule, il vous a été utile ? Est-ce qu’il est resté quand même investi dans sa mission dans le groupe ?
Vous savez, quand vous êtes blessé, par la force des choses, vous êtes un petit peu en dehors du groupe. Vous ne vous entraînez pas avec le groupe, vous êtes en soins, parfois dans des horaires décalés… C’est vraiment une situation très difficile. Les jours de match, il était là. Il a pris la parole dans le vestiaire. Il a joué son rôle de capitaine comme il le fait lorsqu’il est sur le terrain.






