Publié le 23 février 2026 à 13:10

Crédit Photo : LOSC Médias
Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors de la victoire empochée par le LOSC sur Angers (0-1).
La vingt-troisième journée de Ligue 1 amenait le LOSC jusqu’à Angers, capitale de l’Anjou sinistrée par les importantes crues de la Maine. L’ensemble du département est d’ailleurs toujours en vigilance rouge ce lundi, et ce, malgré la stabilisation du niveau des cours d’eau. Le trafic ferroviaire permettait tout de même aux médias lillois d’atteindre la ville dimanche après-midi, même si une déviation et des territoires inondés (des espaces de forêt presque totalement immergés) avaient dû être empruntés. Le trajet était ainsi parfait pour les mettre dans l’ambiance et rappeler les raisons du huis clos instauré au Stade Raymond-Kopa.
Les joies d’un huis clos
L’atmosphère de l’enceinte angevine était ainsi étrangement calme, à l’exception de quelques suiveurs présents à proximité avec une vuvuzela en main. Ces derniers brisaient le silence toutes les dix à quinze minutes, rappelant ainsi qu’ils étaient là. Pas sûr néanmoins que ce soutien ait eu un effet galvanisant dans les rangs angevins.
Il y avait également, en tribunes, les voix des journalistes radios, eux qui brisaient le silence à chaque belle opportunité lilloise. Il était ainsi possible de distinguer les techniques des uns et des autres. Quand certains étaient alignés sur le direct, d’autres reprenaient à chaque fois l’antenne quelques secondes plus tard et se mettaient ainsi à hurler… en décalé. Vous imaginez la scène, c’était parfois surprenant. Il était également parfois possible d’entendre des éclats de rire ou de frustration sur certaines situations improbables, comme les trop nombreux manqués lillois devant les cages ou la transversale complètement loupée de Calvin Verdonk avant la pause (39′).
Et sur le terrain ?
Outre ces bruits intempestifs, le huis clos permettait aussi d’observer et de comprendre plus aisément les agissements des acteurs du jeu. Cela commençait dès la reconnaissance du terrain, durant laquelle Nabil Bentaleb pouvait profiter du silence ambiant pour discuter de longues, véritablement de très longues minutes, avec le technicien angevin Alexandre Dujeux puis le défenseur central Ousmane Camara. Le milieu de terrain lillois était le dernier à rester sur le rectangle vert, accompagné par un certain Maxima Goffi. Contrairement à ces discussions, le silence était presque gênant lorsque Lillois et Angevins apparaissaient trop tôt sur le pré et étaient contraints de patienter 120 secondes à se fixer dans le blanc des yeux. Cocasse.
Pour les indiscrétions, les discussions de certaines individualités étaient audibles, à l’image de la multitude de consignes transmises par Benjamin André à ses jeunes coéquipiers. Il était notamment dans le dos de Matias Fernandez-Pardo, pour lui rappeler sans cesse d’être à l’initiative du pressing. Olivier Giroud faisait de même, mais pour prévenir de ses propres mouvements, comme lorsqu’il pressait plus bas (42′) et offrait ainsi des espaces dans son dos après la récupération du cuir.
Sur les bancs de touche, Alexandre Dujeux était bien plus bavard que Bruno Genesio. Ce dernier, contrairement à son homologue et ses encouragements multiples, se contentait plutôt de consignes lors d’instants clés, comme à chaque arrêt de jeu, pour bien se faire entendre et comprendre. Dimitri Farbos, adjoint, était quant à lui plus actif sur les phases défensives, conseillant par exemple l’assise lilloise dans son alignement.
Enfin, en fin de match, énormément d’encouragements venaient du banc, et surtout des joueurs. Olivier Giroud était notamment très actif pour pousser ses troupes quand, juste avant le coup de sifflet final, un « Matias, cours » résonnait avec intensité dans l’enceinte du Stade Raymond-Kopa. Pas de tir au flanc pour la première victoire lilloise (0-1) de l’année en Ligue 1.
Des sourires en zone mixte
Pour le reste, il faut mettre en valeur la table de mixage de certains confrères angevins, qui se sont fait chahuter pendant toute la mi-temps. Leur matériel était multicolore et rappelait, à certains anciens, l’ambiance des boîtes de nuit de leur époque. Oui, on s’occupe comme on peut. Le Stade Raymond-Kopa ne s’arrêtait pas à cette simple animation, puisque ses couloirs étaient tout autant animés au coup de sifflet final.
L’ivresse lilloise s’emparait notamment de ses entrailles, sourires et soulagement se mêlaient jusqu’aux espaces destinés aux médias. Il suffisait de tourner les yeux pendant quelques secondes pour apercevoir de grands sourires…
La zone mixte fut animée par Olivier Giroud, qui partageait sa joie et son envie de la voir perdurer avec les journalistes présents sur place. Elle l’était également par Noah Edjouma (20 ans), qui échangeait de très longues minutes (des mots et un maillot) avec le jeune angevin Dan Sinaté (19 ans), ou par Chancel Mbemba, qui paraissait aussi heureux qu’un enfant. Il n’avait, certes, pas joué, mais peu importe ce soir-là au vu de l’immense sourire qu’il arborait et de la bonne énergie qu’il transmettait lors de ses brefs échanges avec certains journalistes qu’il reconnaissait. Pour le reste des Lillois, après avoir bien fêté leur succès dans le vestiaire, ils restaient plus mesurés, voire même discrets, lors de leur départ de l’enceinte angevine.
C’est donc un sentiment de bonheur qui régnait, du moins jusqu’à ce que certains membres du staff lillois et journalistes ne s’aperçoivent que leur train du lendemain était annulé. Ils repartaient donc avec la victoire et les trois points dans leur besace, restait simplement à savoir quand et comment. On espère qu’ils ont aisément pu rejoindre la capitale des Flandres, la plus belle ville du monde.






