Publié le 21 février 2026 à 16:05

Bruno Genesio sur le banc pendant LOSC - Stade Brestois.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Bruno Genesio avait laissé les médias sur une crainte et des doutes. Il les a retrouvés avec plus de légèreté ce samedi, veille du déplacement du LOSC à Angers. Les nombreuses discussions réalisées ces deux derniers jours ont permis de balayer certaines inquiétudes. Les Dogues ont mis des mots sur leurs maux.

Lorsqu’il était questionné sur l’implication de son groupe et le fait qu’il soit encore derrière lui après la défaite concédée par le LOSC sur l’Étoile rouge de Belgrade (0-1), Bruno Genesio faisait part « d’une impression bizarre » au coup de sifflet final. Il est longuement revenu sur ses propos ce samedi, veille d’un déplacement à Angers. Des propos qu’il a pu clarifier en conférence de presse après s’être entretenu avec son groupe.

Un problème athlétique

Les discussions ont été nombreuses ces deux derniers jours, pouvez-vous revenir sur votre ressenti de jeudi. Est-ce que vous restez sur la même lignée ?

C’est pour ça qu’il est important toujours de dialoguer avec les acteurs, qui sont les joueurs, parce que parfois le ressenti que l’on peut avoir, nous coach ou staff, peut être différent de celui des joueurs.

Le constat, c’est qu’athlétiquement on a été largement dominé par cette équipe (de l’Etoile Rouge de Belgrade). Ça c’est le constat commun, qui ressort de ce que nous on a vu et de ce que les joueurs ont ressenti aussi. C’est, pour eux, plus ça qu’un manque d’engagement ou de volonté qui nous a pénalisé. C’est pour ça qu’il est toujours important d’avoir des échanges, notamment avec les joueurs les plus expérimentés, ceux qui ont un peu plus de bouteille.

Un problème athlétique, c’est-à-dire ?

Si ça avait été physique, par exemple par rapport au data, on aurait eu une grande différence au niveau des courses, ce qui n’est pas le cas. C’est assez équilibré sur le match. Par contre c’est vrai qu’athlétiquement, on a ressenti un écart important.

Est-ce qu’on a été aussi un peu surpris ? Il peut y avoir plein d’explications. En tout cas c’est vrai que sur ce match-là, mon ressenti c’est qu’on a manqué beaucoup trop d’impact, d’engagement contrairement à ce que l’on avait pu faire auparavant.

Les Dogues derrière leur coach

Qu’est-ce que tu as ressenti dans vos discussions ? Qu’est-ce qui en ressort ?

Ce qui ressort, c’est que la période fait qu’on peut aussi avoir des doutes, mais qu’il n’y a pas le comportement d’une équipe qui a lâché, qui ne croit plus en elle ou en les personnes qui travaillent avec eux. Donc ça c’est quand même essentiel.

Maintenant, il faut aussi prendre conscience de notre situation et être lucide. Elle n’est pas catastrophique encore, puisqu’en championnat on est encore à notre place. Et en Coupe d’Europe, grâce à Berke (Özer) en grande partie, on n’est pas mort. On n’a qu’un but à remonter à la mi-temps. On l’a déjà fait.

Mais il faut aussi prendre conscience que la situation est difficile, et que s’il n’y a pas une réaction en termes de résultat en tout cas, ça va se compliquer de plus en plus. Il faut aussi être lucide. On ne peut pas se voiler la face derrière un écran de fumée, sur des prestations avant ce match de Belgrade, qui effectivement avaient été plutôt positives dans le contenu.

Aujourd’hui il faut aussi être conscient qu’on est un peu à un tournant dans la saison. Je dirais qu’à la prochaine trêve internationale, on peut être qualifié en Coupe d’Europe et être à la place où on est, voire mieux. Si ce n’est pas le cas, ça va se compliquer.

Ces deux derniers jours, c’était donc plus des questions de discussion que d’entraînement ?

Oui, parce qu’on a deux jours entre le match qui s’est achevé jeudi et celui qui aura lieu demain. C’est de l’entretien, des soins pour ceux qui ont joué, un complément pour ceux qui n’ont pas joué. Aujourd’hui, on a vraiment un entraînement très léger avec du travail devant le but.

Dans ces moments-là, c’est plus des échanges entre ma direction et moi-même, entre certains joueurs et moi, certains joueurs et mon staff aussi, parce qu’ils ont un rôle très important. On a passé beaucoup de temps à échanger, à analyser, pour trouver des solutions. Il y a toujours un diagnostic à faire et une fois qu’on a fait le diagnostic, c’est de trouver les solutions pour inverser cette dynamique négative.

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