Publié le 27 avril 2026 à 08:04

Thomas Meunier, titulaire pendant Paris FC - LOSC.

Crédit Photo : LOSC Médias

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC a empoché un bref mais précieux succès (0-1) ce dimanche sur la pelouse du Paris FC. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé à l’issue de cette rencontre, la 31e de la saison en Ligue 1.

Ce que l’on a aimé

> Sucer la roue de l’OL : C’était la mission numéro 1, bien ancrée en tête même en avant-match pendant Liège-Bastogne-Liège, que les Gones conservent l’odeur de l’haleine de nos vieux cabots dans leurs narines. Avec cette victoire, c’est chose faite. Les Dogues ont profité du troisième faux-pas de l’AS Monaco et du second de l’OM, enfin, tout en recollant à l’OL (égalité avec 57 points), son plus grand rival du moment. Le suspense reste entier et les Lillois peuvent encore rêver.

> L’insatisfaction de Thomas Meunier : Au coup de sifflet final, entre journalistes nordistes, une question nous taraudait. Le LOSC allait-il se satisfaire de cette courte victoire, alors que nous étions nous-mêmes restés (un peu) sur notre faim. Thomas Meunier nous répondait de la meilleure manière en nous partageant, lui aussi, cette pointe de frustration. Les Dogues auraient sans doute pu appuyer un peu plus et « tuer » Paris. Ne pas se satisfaire d’un succès, se rendre compte de ses carences, savoir s’auto-évaluer, est évidemment une bonne chose, d’autant plus dans un sprint final dans lequel la moindre miette engloutie pourrait s’avérer décisive.

> Les sauvetages de Mandi et André : Le LOSC, comme le score l’atteste (0-1), n’a pas empoché une victoire aisée. Sa défense a même vacillé, avec un penalty provoqué. L’égalisation aurait pourtant pu venir d’ailleurs (voire bien avant), mais à chaque fois, Aïssa Mandi ou Benjamin André surgissaient in extremis pour sauver les miches des Dogues. En tribunes au Stade Jean-Bouin, on a au moins comptabilisé cinq interventions du genre. Ils se sont dépouillés.

> Rester plus longtemps avec le public : C’est l’une des belles images de la rencontre. Alors que les Lillois venaient de célébrer de façon traditionnelle avec leurs supporters, une partie du vestiaire est volontairement restée plus longtemps auprès du parcage lillois pour fêter cet important succès. Des chants, des sauts, et même des pas de danses pouvaient ainsi être admirés des tribunes. Des joueurs en symbiose avec leur public, c’est toujours beau à voir, surtout que Ngal’ayel Mukau nous en a parlé avec un sourire d’enfant au coup de sifflet final. Il faut bien l’avouer, on en raffole de ces brefs instants de communion.

Ce que l’on a moins aimé

> Marquer des buts : C’est une évidence. L’essentiel, le plus important, ce sont évidemment la victoire et ses trois points. Mais en cette fin de saison, période durant laquelle chaque coup de poing compte pour mettre K.O son adversaire, un petit plus pourrait être nécessaire : l’appui du goal-average. Bruno Genesio ne se projette pas ainsi sur le classement, certain que tout se jouera aux points, mais si le LOSC venait à conclure son exercice au quatrième rang pour un but (ce qui est actuellement le cas avec sa course derrière l’OL), il y aurait de quoi se mordre les doigts (voire même plus).

> Attention à Bouaddi : Aligné sans cesse même s’il est toujours diminué par son genou, Ayyoub Bouaddi n’était pas le joueur le plus épanoui sur la pelouse du Stade Jean-Bouin. Il a parfois eu ses coups d’éclats, mais a globalement subi le pressing parisien et a été l’un des symboles (pas le seul) des approximations techniques lilloises. Ses pertes de balle auraient d’ailleurs pu coûter cher. Il faudra pourtant sans aucun doute un grand Bouaddi, d’autant plus si l’indisponibilité de Nabil Bentaleb se prolonge, pour que le LOSC aille chercher la troisième place du podium. Ce n’était qu’un coup de moins bien, on l’espère.

> Peu d’impact pour les entrants : L’importance du banc, voilà un point sur lequel Bruno Genesio a longuement insisté en avant-match. Leur impact a néanmoins été négligeable ce dimanche. Aucun d’entre eux n’a réellement réussi à faire de différence, même quand les Parisiens étaient en infériorité numérique. Ce n’est sans doute pas de cette façon qu’ils parviendront à bousculer la hiérarchie actuelle, même si, il est vrai, ils n’ont eu que peu de temps pour se montrer (des entrées à la 78e ou 83e).

> Nathan Ngoy n’a pas appris la leçon : En avant-match, c’est avec le sourire que Nathan Ngoy s’était présenté devant les médias. Il leur avait exprimé sa frustration et son envie de s’améliorer sur le plan disciplinaire après avoir bêtement écopé de plusieurs cartons jaunes ayant entraîné sa suspension contre l’OGC Nice. Ce dimanche, il a rendu une copie parfaite… à l’exception d’un carton jaune écopé en fin de match (90+4′) après une altercation avec Alimami Gory. Manqué.

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