Publié le 20 février 2026 à 08:20

Crédit Photo : Le Petit LIllois / Quentin Delcourt
Près d’une heure après Benjamin André, capitaine, c’est Aïssa Mandi qui s’est présenté en zone mixte. Il est apparu très touché devant les médias, sonné après cette nouvelle défaite. Le LOSC s’est, pour rappel, incliné (0-1) lors de la réception de l’Étoile Rouge de Belgrade.
Un constat clair
Beaucoup de questions se posent parce qu’on a vécu une drôle de soirée. L’attitude sur le terrain n’y était pas d’après votre coach.
C’est vrai que ce n’était pas du tout une bonne soirée. Je pense que l’on est passé au travers de notre match. Autant des fois, on n’a pas le résultat, mais le contenu est intéressant. Ce soir, il n’y a ni le résultat, ni le contenu. On continue de travailler. Il faut sortir coûte que coûte de cette mauvaise série, essayer de gagner le plus rapidement possible. C’est ce que l’on essaye de faire à chaque match, mais malheureusement ce soir (jeudi), il n’y avait pas grand-chose de bon.
Même les supporters ont fait part de leur mécontentement. Ce soir, on a vraiment vu une équipe qui ne répondait plus…
Je comprends les supporters. Après, ça a été une bonne chose, ils nous ont supportés quasiment jusqu’à la fin. Ils étaient derrière nous, ils nous ont encouragés, ils ont essayé de nous pousser. Malheureusement, on n’a pas répondu présent sur le terrain. À la fin du match, c’est le seul moyen pour eux de montrer leur mécontentement et ils ont raison de le faire. On tient à leur dire que nous aussi on n’est pas satisfait de notre performance. On va tout faire pour changer ça.
Comment le vestiaire répond à tout ça ? Parce que la série, elle dure… C’est silencieux, il y a des mots, que se passe-t-il après une telle soirée ?
Sans trahir les secrets du vestiaire, je ne suis de mon côté pas très fan de l’idée de parler, parce qu’on est à chaud et que l’on peut dire des bêtises. Mais en tout cas, on parle souvent, on essaye de trouver des solutions. Les plus anciens ou les plus jeunes, on essaye tous de sortir cette série-là. Malheureusement, on n’y arrive pas, c’est la réalité. Moi, je ne crois qu’en ça, qu’au travail, et à un regain de confiance.
Des discussions à venir
Benjamin André, avant vous, a réclamé un changement d’état d’esprit…
Sur les derniers matchs, même s’il n’y avait pas le résultat, je pense que l’état d’esprit y était. Le match contre Brest était plutôt abouti, surtout la première mi-temps. Après, ce soir (jeudi), je vous l’ai dit, on ne fait pas un bon match du tout et on ne va pas se cacher. Il faudra se le dire aussi dans le vestiaire quand on va tout analyser.
Vous allez beaucoup discuter entre vous dès demain (vendredi) j’imagine ?
Oui, mais déjà, la première chose, c’est que l’on ne va pas beaucoup dormir parce que ça ne fait jamais plaisir de perdre, mais alors perdre de cette manière-là, encore plus. Demain et après-demain, il faudra mettre les choses au clair parce qu’il ne reste de toute façon plus que ça. On ne va pas lâcher. Certains ont la sensation que c’est beaucoup moins bien sur l’état d’esprit, mais on ne lâchera pas.
Est-ce que c’était aussi une tension inhérente à l’enjeu d’un match couperet ? Est-ce que ça a joué aussi ?
C’est sur deux matchs, donc celui-là était très important, mais on est entre guillemets qu’à la mi-temps de notre match. Il nous en reste un là-bas. Maintenant, on est tombé aussi sur une très bonne équipe, physiquement prête. Elle savait pourquoi elle était ici et je l’ai trouvée très déterminée. Il faut aussi savoir reconnaître les qualités de l’adversaire. Ils ont été supérieurs à nous, tout simplement.
Le groupe encore avec Bruno Genesio ?
Quand on a demandé à Bruno Genesio s’il avait le sentiment que certains joueurs l’avaient lâché, il a dit qu’il avait eu, pour la première fois, un sentiment bizarre. Qu’est-ce que cela t’évoque ?
C’est dur d’analyser ça. Après, c’est son avis. C’est ce qu’il a ressenti. Mais moi, je ne pense pas que ce soit le cas. C’est dur à dire après le match comme ça. Je ne suis pas sûr que ce soit ça, on n’y arrive pas tout simplement. En tout cas, ce soir (jeudi), on n’a pas réussi à faire ce que l’on voulait faire. Et encore une fois, c’est dû à l’adversaire parce qu’il a été supérieur à nous. Ils ont été largement meilleurs que nous. C’est aussi pour cela que l’on n’a pas pu développer ce que l’on voulait faire.






