Publié le 18 février 2026 à 20:51

Bruno Genesio, entraîneur du LOSC, en conférence de presse avant un match de Ligue Europa.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer

Par - Catégories : Football, LOSC-

Bruno Genesio était en conférence de presse ce mercredi, veille d’un duel européen attendu entre le LOSC et l’Étoile Rouge de Belgrade ce jeudi (21h). La dynamique actuelle, un rebond européen, l’ambition lilloise, Gaëtan Perrin… De nombreux sujets ont été évoqués : c’est ci-dessous.

Le dernier succès : un succès européen

La seule victoire du LOSC est celle empochée en Ligue Europa, contre le SC Fribourg (1-0). Comment comptez-vous vous reposer sur la rencontre de demain (jeudi) pour regoûter à ce sentiment-là ?

Déjà, à juste titre, on entend beaucoup de choses négatives sur ce début d’année. Je dis bien à juste titre, puisque dans le football de haut niveau, ce qui compte, ce sont les résultats et on en est conscient qu’ils ne sont pas bons. Mais j’aimerais aussi, malgré cette période difficile, très difficile, si on prend un peu de recul et si on analyse bien tous nos matchs sauf celui de Strasbourg que je mettrai de côté, utiliser les statistiques.

On est l’équipe qui récupère quasiment le plus de ballons dans le dernier tiers. On est l’équipe qui tire le plus au but depuis ce début d’année. On a autant de XG (pour) que Lens ou Lyon par exemple. XG. On a le même XG (contre) aussi et on a des XG points qui sont à trois points près les mêmes que ces deux équipes. Je prends ces deux équipes en exemple parce que ce sont deux équipes qui performent de manière extraordinaire.

Il y a le côté noir, négatif, avec nos résultats, et puis il y a le côté plus positif où on se dit aussi que parfois le football est capricieux, parfois merveilleux. En ce moment, il est plutôt capricieux avec nous. Mais si on continue et si on est capable mentalement de garder le cap et de croire en ce qu’on fait, ça va tourner à condition de faire encore plus, à condition de faire encore plus. Et ça tournera forcément.

À quel point est-ce que ça vous aide, ne serait-ce que dans la préparation de ce match, dans le discours que vous faites aux joueurs, d’avoir un match dans une compétition (l’Europa League) où vous avez justement connu la victoire contre Fribourg ? Est-ce quelque chose que vous mettez en avant ?

Oui, et c’est certainement parce que j’ai l’habitude de bien séparer les différentes compétitions. Parce que forcément ce sont deux compétitions différentes, et encore plus à partir de maintenant avec des matchs couperets (à élimination directe). On a deux matchs, soit on passe, soit ça casse. C’est complètement différent du championnat.

On voit bien parce que, malgré les résultats qui ne sont pas bons depuis le début de l’année, on est encore cinquième. Ça montre qu’en championnat, il y a toujours, sur du moyen long terme, des moyens de se rattraper. En Coupe d’Europe, ce n’est pas la même chose. C’est soit vous passez, soit vous sortez.

Et oui, on peut s’appuyer aussi sur le contenu de ce match contre Fribourg qui était aussi un très bon match. On a marqué tard dans le match, mais on a su être solide et rester à 0-0, ce qu’on n’a pas su faire contre Brest par exemple. Et on a réussi à gagner 1-0. On sait que les victoires 1-0, elles ont la même valeur et la même saveur que celles à 3 ou 4-0. Je parle pour le championnat, parce qu’en Coupe d’Europe, ça peut parfois ne pas suffire.

Mais en tout cas, oui, il faut s’inspirer de ce qu’on a fait contre Fribourg, de ce qu’on a fait contre la Roma, puisque ça va être un peu le même genre d’équipe qu’on va avoir face à nous dans l’animation défensive notamment. Et surtout, si on l’a déjà fait plusieurs fois, c’est qu’on est capable de le refaire. Et puis, même si le stade ne sera pas plein, on aura la part de notre public qui est, mis à part peut-être un match contre Strasbourg et ce qui est compréhensible, qui est tout le temps derrière nous. Et ça, il faut le souligner quand même, parce que lorsque vous êtes dans des moments difficiles, ce n’est pas évident pour eux, ça ne l’est pas pour nous non plus, c’est sûr. Mais d’avoir le soutien de nos supporters, c’est important et ça sera important demain (jeudi) encore.

Quel état d’esprit avant Belgrade ?

Il faudra encore en faire, vous l’avez répété deux fois. Sentez-vous que vos joueurs sont réceptifs, volontaires ? Je pense par exemple aux attaquants qui sont pointés du doigt, demandent-ils du rab à Berke (Özer), Arnaud (Boddart) ou Thomas (Sajous) ?

Oui, je sens le groupe combatif, volontaire, avec beaucoup de motivation pour inverser cette tendance.

Évidemment qu’on travaille beaucoup l’aspect offensif, mais pas que, parce qu’il y a toujours un équilibre à trouver. Je le disais tout à l’heure, gagner d’un petit but, c’est bien aussi. On n’a pas attendu cette période-là pour faire du spécifique attaquant. On en fait régulièrement, un peu moins quand on joue tous les trois jours, parce qu’il faut faire attention avec la répétition des frappes quand on joue souvent, mais régulièrement, au moins deux fois dans la semaine, lorsqu’on a des matchs tous les sept jours.

Il y a des ateliers mis en place sur du travail offensif, du travail combiné, soit des exercices un peu plus analytiques de répétition de gestes.

Ce match, est-il le moins important de la semaine pour l’avenir du club ?

Non. Non, non. Parce que d’abord, on parle beaucoup de confiance et le meilleur moyen d’avoir confiance, c’est de gagner des matchs. Et demain (jeudi), c’est un match important, c’est la Coupe d’Europe. C’est une épreuve qui nous a beaucoup fait vibrer déjà l’année dernière et depuis le début de saison.

On s’est battus aussi l’année dernière pour accrocher une place européenne. C’est important pour le club, pour les supporters. Donc il n’y a pas de degré dans l’importance des deux matchs (Belgrade et Angers). Pour moi, les deux sont importants.

Et Gaëtan Perrin ?

Gaëtan Perrin a été décisif samedi (contre Brest, 71’) en entrant en jeu. Vous nous aviez dit qu’il n’était pas apte à jouer plus d’une vingtaine de minutes. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Il avance. Il avait besoin d’un peu d’entraînement et de retrouver du rythme. C’est ce qu’il a fait avec ses deux entrées en cours de match. J’ai encore parlé avec lui hier (mardi). Il ne se sent évidemment pas capable de faire 90 ou 95 minutes, mais il avance. Il se sent de mieux en mieux. Ses sensations sont de mieux en mieux.

On verra demain, mais il y a une possibilité pour qu’il puisse débuter. Forcément pas aller jusqu’au terme du match, mais il est en état de débuter un match, ce qui est une bonne nouvelle.

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