Publié le 6 août 2020 à 15:39

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Après deux années passées sous pavillon thaïlandais, l’Excel Mouscron appartient désormais à Gérard Lopez, le président lillois, via l’une de ses sociétés. Patrick Declerck, entrepreneur local et qui assure la présidence du club hennuyer depuis 2015, est revenu pour la DH sur ces longs mois de négociations concernant la reprise, sur d’autres rumeurs de rachat mais également sur son lien avec Gérard Lopez et Paul Allaerts, ainsi que sur les nombreuses critiques émises.
Ce n’est que tardivement que les supporters mouscronnois ont eu connaissance de ce projet de reprise : « Les fuites sont apparues au bout de quatre mois du côté du LOSC. Nous pouvons entrer dans le Guinness Book Mouscronnois pour avoir gardé durant autant de temps un tel secret dans cette ville qui ressemble à un petit village. »
Avant cela, il y a eu une rumeur à propos d’un repreneur anglais, mais surtout une rumeur sur une fusion avec le club voisin de Courtrai, qui avait suscitée la colère des supporters. Pour la première, rien de bien sérieux affirme Declerck. En ce qui concerne Courtrai « nous avons rencontré M. Allijns (le président de Courtrai), mais il n’y a jamais rien eu de concret. On s’est réunis autour d’un bon repas pour discuter des problèmes causés par la présence de nombreuses équipes dans un petit périmètre géographique, mais ça n’a pas été plus loin. »
C’est donc dans un contexte de doute quant à l’obtention du précieux sésame que constitue la licence que Gérard Lopez est arrivé. « Pairoj Piempongsant avait décidé de ne pas signer la lettre de confort. Il nous a prévenus qu’il voulait se désengager […] Quand notre ancien actionnaire majoritaire nous annonce qu’il ne veut plus continuer, on a un peu tergiversé mais ça n’a pas duré longtemps. […] On s’est dit qu’on avait vécu notre meilleure période quand nous résidions sous pavillon lillois. On a alors pris notre bâton de pèlerin et nous avons contacté Gérard Lopez. »
Declerck insiste sur le rôle majeur de Lopez pour le passage devant la CBAS (cour belge d’arbitrage pour le sport) : « Il a signé la lettre de confort. Nous avions de toute manière prévu plusieurs cas de figure. Un sans l’apport de M. Lopez avec un budget minimaliste de 5,5 millions d’euros et un autre plus conséquent. Mais le seul objectif résidait dans notre volonté de nous lier avec l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois. » Le président hurlu met aussi en évidence la logique géographique de ce partenariat et le fait qu’il permettra à de jeunes lillois de se faire les dents dans un championnat bien plus relevé que les Nationales.
Pour conclure, Patrick Declerck insiste sur le fait que Lille et Mouscron restent deux entités bien distinctes. « Le simple fait que Gérard Lopez rachète le club en son propre nom signifie tout. Nous ne sommes pas le faire-valoir du LOSC. Nous allons vivre cette année une saison de transition mais notre nouvel actionnaire majoritaire a de grandes ambitions ! »






