Publié le 17 janvier 2026 à 00:10

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez
Troisième défaite de suite pour les Dogues qui se sont inclinés au Parc des Princes ce vendredi soir, dans le cadre de la 18e journée de Ligue 1. En conférence de presse, Bruno Genesio a partagé sa réaction sur cette rencontre.
Quel bilan dressez-vous de cette rencontre, après une première période qui paraissait plutôt convaincante et une deuxième beaucoup plus compliquée ?
Vous avez tout résumé. On a fait une première mi-temps plutôt sérieuse, avec ce qu’on avait décidé de faire, notamment sur le bloc collectif, sur la façon de bien défendre et puis d’exploiter ces espaces qu’on pouvait se créer dans le dos de leur défense. On aurait pu ouvrir le score très rapidement. On a eu deux ou trois situations derrière pour le faire aussi. Et puis eux ont marqué sur un but du Ballon d’Or, quasiment sur leur seule occasion de ce début de match. En deuxième mi-temps, on a beaucoup plus souffert. Je trouve qu’on a reculé, on n’a pas su ressortir les ballons sous pression. Eux ont affiché davantage de maîtrise, une domination plus importante. Mais je regrette quand même que le deuxième et le troisième but viennent de pertes de balles encore dans notre camp sur des erreurs. Parce que le score est lourd. La défaite est logique, je pense. Il y a un monde d’écart entre eux et nous. Il faut être lucide aussi. Mais je pense qu’on méritait peut-être pas forcément de perdre avec autant d’écart.
« Cette série de défaites m’inquiète parce que, forcément, je ne suis jamais heureux de perdre des matchs, encore moins d’enchaîner les défaites. »
Vous avez un calendrier dantesque jusqu’au 1er février. Est-ce que, sans tirer de plans sur la comète, à la suite de ces affrontements, ça vous donnera un aperçu de ce que votre équipe sera capable de faire et sera capable d’aller chercher en fin de saison ?
Déjà, pour l’Europa League, on saura où on en est, si on est qualifiés ou pas, puisqu’on a deux matchs très importants, Vigo et Fribourg, pour aller chercher notre qualification. En championnat, il restera encore beaucoup de matchs. Mais c’est sûr qu’il faudrait qu’on arrive, au sortir de cette période, début février, à rester dans le haut du tableau, dans les 4, 5, 6 premières places, parce que ça va être très serré, je pense. La différence va se faire sur la continuité des résultats et non pas que sur une période réduite, comme c’est le cas depuis quelque temps.
Vous parliez des erreurs. Vous en parliez cette semaine déjà. Rennes, Lyon, encore ce soir. Ça commence à faire beaucoup. Même si Paris n’a peut-être pas besoin de ça ce soir, on sent que vous plombez quasiment tout seul.
Oui, après, bon, Paris a bien pressé. Forcément, ils sont aussi allés chercher les récupérations, mais je pense qu’on manque aussi de maturité. À l’image du troisième but, je ne suis pas sûr qu’il faille repartir derrière à ce moment-là du match, alors qu’il reste une minute ou une minute trente. Peut-être qu’il y a mieux à faire. C’est sûrement un manque de maturité de notre part. Mais je crois que la différence, elle se voit aussi à la fois sur l’aspect technique et sur l’aspect de l’intensité qu’ils sont capables de mettre tous les joueurs du PSG sur la durée d’un match. C’est ce que vous payez sur la fin du match.
Vous restez sur trois défaites consécutives. Ça n’était plus arrivé depuis septembre 2024. Est-ce que cette série vous inquiète ?
Oui, elle m’inquiète parce que, forcément, je ne suis jamais heureux de perdre des matchs, encore moins d’enchaîner les défaites. Maintenant, je dis souvent qu’il faut prendre un peu de recul par rapport aux résultats bruts. Et regarder aussi comment se sont déroulés les matchs dans ces trois défaites. Trois matchs complètement différents, à part bien sûr celui de Rennes, où on a été pénalisé très précocement d’un joueur. Et ce n’est jamais simple en infériorité numérique. Ce soir, je pense qu’il faut reconnaître aussi la supériorité de l’adversaire. On a fait ce qu’on a pu. Je pense qu’en première mi-temps, on a fait le maximum de ce qu’on pouvait faire. Il y a un monde d’écart entre nous. Il faut essayer plus. Je ne pense pas que ce soit sur ce match-là qu’il faille être inquiet. Depuis le match de Lyon, il faut en tirer les conclusions et les conséquences pour ne pas reproduire le même genre d’erreur contre ces équipes, on va dire, avec qui on va lutter pour les qualifications européennes, puisque c’est ça qui est important. Nous, notre championnat n’est pas comme Paris.
Qu’est-ce que vous pensez du but de Dembélé ?
Je pense que c’est tout ce qu’on aime dans le foot, même si ce soir, c’est à nos dépens. Difficile de dire ça, mais il faut reconnaître qu’il y a tout. Il y a la qualité technique, la lucidité, la réalisation du geste juste. Il n’y a pas de Ballon d’Or comme ça par hasard. C’est simplement le talent, le talent foot d’Ousmane, mais il y en a plein dans cette équipe du PSG de talents. C’est pour ça que c’est difficile de le juger.
Et comment pensez-vous sortir de cette spirale négative, justement, parce qu’il y a eu trois défaites de suite ?
Je ne suis pas là-dessus, je ne suis pas que sur les résultats. Bien sûr qu’ils sont importants, mais il faut aussi qu’on garde la force, la confiance. Continuer à travailler comme on le fait, à s’améliorer. Je l’ai dit, on manque un petit peu de maturité dans certaines séquences de jeu. On doit être plus intelligents dans nos choix. Et après, je le redis, ce soir, on a joué, pour moi, la meilleure équipe du championnat de loin.
En défense centrale, il y a eu le retour d’Aïssa Mandi plutôt qu’Alexsandro ou Chancel Mbemba. Il vient pourtant de faire son retour cette semaine de la CAN. Est-ce que ça prouve que c’est votre grand taulier en défense centrale cette saison ?
Non, je n’ai pas forcément de taulier discutable en défense centrale. Mais Aïssa, avant son départ à la CAN, avait fait de très bons matchs. Il nous avait amené une stabilité. Alex revient de blessure après trois mois et demi. On ne revient pas comme ça du jour au lendemain. On ne retrouve pas son niveau du jour au lendemain. Je pense qu’il a besoin d’un petit peu de temps. C’étaient pour moi plusieurs raisons qui m’imposaient de faire débuter Aïssa ce soir.






