Publié le 26 novembre 2025 à 16:29

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Corentin Betrancourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

S’est lancé sur une dynamique négative sur la scène européenne que le LOSC accueillera le Dinamo Zagreb ce jeudi (18h45). Cette rencontre a été commentée en long et en large par Bruno Genesio en conférence de presse.

Ambitieux, le LOSC l’est toujours. Cela ne se traduit cependant pas à tous les coups sur le terrain. L’entame en Ligue Europa a été pleine de promesses, avec une victoire logique sur le SK Brann (2-1), puis un succès retentissant à Rome (0-1). La suite a néanmoins été peu reluisante, avec deux revers concédés coup sur coup contre le PAOK Salonique (3-4), puis à Belgrade (1-0).

Les Dogues occupent désormais, avec six unités, la dix-neuvième place et se tournent, revanchards, vers la réception du GNK Dinamo Zagreb ce jeudi (18h45). C’est une partie qui a été longuement commentée par Bruno Genesio en conférence de presse ce mercredi, veille de duel.

LOSC – Dinamo Zagreb : Le match

Est-ce qu’il y a une forme de pression négative sur vos épaules après les deux défaites (PAOK, Belgrade) ?

La pression, on l’a tout le temps. Je n’ai pas de pression négative. La pression fait partie de notre quotidien. C’est aussi pour ça qu’on fait ce métier. On aime avoir la pression, cette poussée d’adrénaline. Sinon, on ferait autre chose. On s’est un peu mis dans la panade avec les deux derniers matchs. On est dans une situation moins confortable que ce qu’on aurait pu imaginer après les deux premières journées. Notamment après la victoire à Rome, qui était l’une des équipes les plus fortes de notre groupe.

Il reste encore 12 points en jeu. On en a 6. On sait que pour se qualifier, il faut 11-12 pour les 24, certainement 15-16 pour être dans les 8. On sait que c’est possible. Mais ce qui est important, c’est de bien préparer notre match de demain. De bien respecter l’adversaire.

Peut-être que c’est ce qui nous a manqué lors de la première mi-temps contre le PAOK. On a oublié certains fondamentaux. La Coupe d’Europe, on sait que ça demande des valeurs indispensables pour gagner, des valeurs qui ne sont pas forcément toujours au rendez-vous. C’est à nous de nous mettre dans cet état d’esprit pour prendre les 3 points et se replacer dans le haut du tableau.

Est-ce que la première période contre le PAOK, c’est le match symbolique de ce qu’il ne faut pas faire ?

Oui, je pense. C’est peut-être la seule mi-temps depuis le début de saison où on a été pauvres dans le jeu, dans l’esprit, dans le manque d’agressivité. Toutes les valeurs que demande le sport de haut niveau en général, on a été absents pendant une mi-temps. Ça peut arriver, mais il ne faut pas que ça se reproduise.

Comme je dis souvent, une erreur, c’est possible. Mais si on reproduit le même genre d’erreur, c’est qu’on n’a rien compris et qu’on n’a pas progressé. Donc demain (jeudi), on est prévenus. À nous d’être concentrés, d’avoir ce qui fait notre force la plupart du temps, l’esprit déjà. Ça ne suffit pas pour gagner les matchs, mais c’est indispensable.

Zoom sur Zagreb

Que pouvez-vous nous dire sur cette équipe de Zagreb ?

C’est difficile de vous dire s’ils vont se découvrir ou jouer avec un bloc un peu plus bas. Sur ce qu’on a vu, c’est une équipe joueuse, fidèle à la tradition croate avec beaucoup de bons joueurs techniquement, tactiquement.

Je ne sais pas à quoi on peut s’attendre demain, mais sur ce qu’on a vu, c’est une équipe avec des principes bien ancrés qui joue dans un système qui ne varie quasiment jamais avec des principes très marqués. Ils ont aussi des individualités, notamment au niveau technique et de la vitesse, qui vont nous poser des problèmes. C’est une certitude. Donc à nous d’être préparés à ça. On a fait une première séance vidéo hier, on va en refaire une aujourd’hui afin que nos joueurs ne soient pas surpris.

Et on va aussi parler de notre jeu parce que je pense qu’on a aussi une équipe pour imposer notre jeu, surtout à domicile. On est assez performant. Mais encore une fois, il faut aussi être prêt à mettre toutes les valeurs qu’on met 90% du temps dans nos matchs : l’engagement, la motivation, l’envie de se surpasser… parce que ce sont des valeurs indispensables pour faire un résultat.

Une question de statut

Vous étiez favoris en début de compétition. Ce n’est plus trop le cas. Estimez-vous que le statut d’outsider vous convient mieux ?

Je ne sais pas. On n’avait pas trop fait attention à ça. Je ne pense pas que ce soit la raison pour laquelle on est passé à travers, notamment sur cette fameuse première mi-temps du PAOK. J’ai dit, moi aussi, que je n’avais pas fait mon meilleur match ce jour-là. Maintenant, c’est une compétition qui se joue jusqu’à fin janvier. Pour moi, il y a une deuxième compétition lorsqu’on est qualifié qui débute lors des phases finales. Souvent, ce n’est pas la même compétition.

Définir des favoris, si on se rappelle la Ligue des Champions l’année dernière avec le PSG, beaucoup pouvaient penser qu’ils n’allaient même pas se qualifier. Finalement, ils ont fini champions d’Europe.

Il faut faire attention à toutes les analyses un peu précaires. On a nos chances. Déjà, concentrons-nous sur le match de demain (jeudi), sur les matchs qui nous restent à jouer dans cette phase de groupe pour bien terminer et pour terminer à la meilleure place possible. Parce qu’on sait que c’est aussi important d’éviter deux matchs supplémentaires en février (les barrages, ndlr) compte tenu des cadences que l’on a. Mais ça passe déjà par un bon match et une victoire demain.

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