Publié le 27 février 2024 à 12:15

Crédit Photo : Le Petit Lillois

Par - Catégories : Football, LOSC-

Dans cette rubrique, Le Petit Lillois donne la parole aux supporters du LOSC à l’issue de chacune de ses rencontres. Cette fois-ci, il a été douloureux de revenir en longueur sur un nouveau revers, à l’extérieur contre le Toulouse FC.

Dans le cadre de la 23e journée de Ligue 1 Uber Eats, le LOSC s’est une nouvelle fois pris les pieds dans le tapis à l’extérieur, sur la pelouse du Toulouse FC dimanche dernier (3-1). Une rechute qu’il est difficile de digérer pour les supporters lillois, présents en nombre dans les travées de la Decathlon Arena – Stade Pierre Mauroy. Malgré ce revers douloureux, trois supporters des Dogues – Romane, Dimitri et Joseph – se sont fait violence afin de revenir une dernière fois sur cette partie par le biais de trois différentes interrogations.

Une question de ressenti

Ce week-end, le LOSC a ployé les genoux et offert trois points précieux à son adversaire toulousain. Première supportrice interrogée, Romane n’a pu cacher ses sentiments : « De la déception, c’est vraiment mon ressenti depuis le coup de sifflet final. Je suis déçue que cette équipe ait lâché après une très belle première mi-temps », confie-t-elle.

Ce premier acte, c’est d’ailleurs probablement celui qui est la cause d’importants regrets chez les supporters : « Une première mi-temps aboutie… et puis plus rien », lâche Joseph, accompagné par Dimitri : « Je trouve que l’on fait une très bonne première mi-temps dans laquelle l’on tente de faire ce que l’on fait à domicile. Et puis, la deuxième période, c’est une catastrophe, débute-t-il, avant de tenter de trouver un début d’explication. On est tombé sur une équipe de petits garçons trop tranquilles. Il manque de caractère dans cette équipe. Dès que l’on se fait rattraper, on ne les sent pas capables de revenir. »

Ce point évoqué, Joseph insiste, signe et persiste : « La deuxième, on a assisté à une bouillie de football. Une énième à l’extérieur comme si toutes les certitudes d’un premier acte maîtrisé volaient en éclats, laissant place à un déchet technique abominable. On voudrait voir des vrais Dogues à l’extérieur et on a le droit à des petits bichons maltais, incapables de se relever d’une décision certes scandaleuse, mais sur laquelle on sait que l’arbitre ne reviendra pas », poursuit-il, avant de faire un bon dans le temps : « A une autre époque, Jocelyn Gourvennec aurait sûrement lâché après le match qu’il manquait un petit quelque chose pour gagner. Il aurait eu tort car, ce dimanche, il manquait beaucoup de choses pour l’emporter. La défaite est juste logique », conclut-il froidement, soulignant néanmoins comme seul point positif l’entrée de Trévis Dago, qui compte d’ores et déjà certains suiveurs invétérés.

L’arbitrage, simple excuse ou influence véritable

Rencontre disputée en début d’après-midi, elle nous a laissés sur une soirée ponctuée d’interventions tranchées provenant des acteurs lillois. Celles-ci ont été constamment tournées vers l’arbitrage, fustigeant certaines décisions, voire même la plupart. Un discours qui n’a pas satisfait l’ensemble des supporters lillois, comme l’expriment Romane et Dimitri : « Les réactions en après-match m’ont agacé. Je déteste que l’on se repose sur l’arbitrage pour expliquer une contre-performance. Ce sont des excuses pitoyables. Je trouve ça ridicule », confie le dernier nommé. « Pour moi, ce n’est qu’une simple excuse. Il y a eu des erreurs, mais le comportement, le jeu lors de la 2ème mi temps est honteux. On ne peut s’en vouloir qu’à nous-même. On n’a pas cherché à égaliser ni à gagner ce match », enchaîne la supportrice, pour un duo totalement raccord.

De son côté, Joseph parvient à être plus nuancé, même s’il commence son plaidoyé par la même idée directrice : « L’arbitrage a très souvent bon dos pour faire passer aux oubliettes des prestations infâmes. Sur le but de l’égalisation, le Toulousain est libre de tout marquage sur une phase arrêtée, ce qui est pourtant un de nos points forts cette saison et ce n’est pas normal. […] On ne peut pas se contenter de dire que c’est la faute de l’arbitre. C’est quoi cette mentalité de petit sérieux ? On croirait entendre les supporters parisiens après leur élimination annuelle en huitième de C1. […] Tu dois être capable de revenir mentalement malgré des événements contraires. Tu ne le fais pas, donc aussi logique que ça puisse paraître, tu quittes le top 4, débute-t-il. Attention, il ne faut non plus dire que l’arbitre a bien fait son job. Le premier but toulousain ne doit jamais être accepté. C’est une grossière erreur et elle intervient juste après la mi-temps. J’essaie aussi de me mettre à la place de nos joueurs. Ce fait de match, ce n’est même pas un coup sur la tête, c’est une balle de 9 mm en plein dans la tempe ! C’est dur de se relever de ça, mais si on est candidat au podium, on doit en être capable », conclut-il, admettant qu’une erreur grossière a également été commise sur la troisième réalisation toulousaine.

Que se passe-t-il à l’extérieur ?

C’est ainsi, avec ce nouveau revers, que le LOSC poursuit une triste dynamique à l’extérieur. Déboussolée, Romane ne parvient pas à l’expliquer. De son côté, Joseph se lance dans une petite analyse : « Depuis l’arrivée de Paulo Fonseca, à domicile, la stratégie c’est : marquer le premier but et gérer en espérant en marquer un deuxième. Ce qui fonctionne très bien à Pierre-Mauroy, surtout cette saison depuis qu’on a une défense de fer. Le faire à l’extérieur, c’est aller droit dans le mur : tu dois donner beaucoup plus parce qu’en face, peu importe la dynamique, peu importe le score, peu importe la physionomie du match, tu as un stade entier qui va pousser derrière son équipe », estime-t-il.

Toujours sur la même ligne conductrice, Joseph a illustré ses propos d’une déclaration de Lucas Chevalier : « Tu ne peux pas te contenter de dire que l’on voulait revenir des vestiaires avec l’intention de gérer la rencontre. C’est une déclaration que je trouve hallucinante et lourde de sens. […] L’état d’esprit actuel n’est juste pas le bon. » Dimitri, quant à lui, compare l’exercice en cours à celui récemment vécu par des Dogues menés à l’époque par Christophe Galtier. Un jeu de comparaison au dénouement recherché : « Cette saison ressemble vachement à la saison 2019-20 où l’on finit quatrième et l’on a beaucoup de difficultés à l’extérieur. J’ai l’impression que le problème est vraiment mental, que l’équipe manque de caractère et n’est pas conquérante quand elle n’est pas dans un bon jour. Elle manque d’épices, un peu comme du concombre sans sel », conclut-il ainsi sur une note… disons salée.

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