Publié le 19 octobre 2023 à 10:31

Crédit Photo : Le Petit Lillois

Par - Catégories : Football, LOSC-

Plus habitué à être sur le bord des pelouses, Claude Puel a été aligné au cœur du jeu avec le Variétés Club de France au côté de Yohan Cabaye, Mathieu Debuchy et Eden Hazard. L’ancien technicien du LOSC est d’ailleurs revenu sur le Belge et sa décision de mettre un terme à sa carrière.

C’est un mixte de générations que le Variétés Club de France a composé ce mercredi soir, en surpassant les légendes de Calais lors du Match de la Solidarité (2-12). Entraîneur depuis le 1er juillet 1997, et son passage à la tête de la réserve monégasque, Claude Puel (62 ans) a refoulé les pelouses plus de 20 ans après la fin de sa propre carrière de joueur (1996). Ainsi, habitué à être sur le bord des pelouses, l’ancien technicien lillois (2002-2008) a cette fois-ci été aligné dans l’entrejeu au côté de Wilfrid Mbappé et Yohan Cabaye (37 ans), mais plus globalement avec Mathieu Debuchy (38 ans) et Eden Hazard (32 ans), qu’il a côtoyés et entraînés chez les Dogues.

L’ancien technicien s’est d’ailleurs retrouvé à nos micros avant cette partie, interrogé sur la fin de carrière de son ancien protégé, Eden Hazard : « C’est une décision qui lui appartient totalement. Savoir où il en est physiquement, parce que je pense que s’il arrête, c’est avant tout pour des questions physiques. 32 ans, c’est encore jeune, mais il a tellement apporté, tellement prouvé. Il a eu des blessures en fin de carrière et ça été difficile pour lui. Je pense qu’il a tout donné et qu’il n’a rien à regretter. Il a fait une carrière exceptionnelle », avant de poursuivre sur son parcours, qu’il ne pouvait prédire malgré toute son expérience : « Non, on ne peut jamais savoir à l’avance. Par contre, on voyait que c’était un joueur avec un talent énorme, mais il y a tellement d’impondérables dans un début de carrière. On le voit avec ses blessures en fin de parcours et c’est toujours difficile de projeter. On savait que c’était un joueur qui avait le talent pour faire ce genre de carrière. »

Ce joueur, Eden Hazard, aura marqué sa carrière d’entraîneur : « J’ai eu la chance de pouvoir côtoyer de nombreux très bons joueurs. Il y a eu Eden, Karim Benzema, Thierry Henry, Mahrez, Ben Arfa… Je ne saurais pas lister tous les joueurs que j’ai eus la chance d’entraîner et qui avaient du talent et une telle créativité. Eden en fait bien sûr partie. Il a été élu meilleur joueur quand j’entraînais en Premier League, le voir évoluer chaque semaine, c’était un plaisir. Il avait un tel niveau. Ses récompenses étaient largement méritées. Il fait partie des grands joueurs que j’ai eu la chance de pouvoir entraîner. […] Je l’ai lancé à 16 ans. J’ai eu la chance d’entraîner des très bons joueurs qui avaient un tel talent et qui ont marqué le football. C’était un privilège pour moi. »

Par la suite, Claude Puel a ensuite été interrogé sur le caractère du Belge au quotidien, souvent décrit comme étant un joueur espiègle : « Il était un petit peu insouciant, ce qui l’a accompagné quelque temps, mais pour réaliser une telle carrière et arriver à faire des matchs tous les trois jours, il faut quand même une certaine hygiène de vie, un professionnalisme et avant tout, au delà de son talent et de sa créativité, Eden est un joueur qui a eu énormément de sélection belge en tant que capitaine. Il faut avoir une personnalité et une âme de vouloir vaincre et vouloir avancer, de batailler pour obtenir des résultats. Il a ce côté insouciant qu’il a cultivé un petit peu au niveau des médias, mais je pense que c’est avant tout un compétiteur, un joueur qui aime ça », indique-t-il avant de poursuivre sur ses caractéristiques sur le terrain : « Le temps s’arrête avec ce genre de joueurs ? Oui, c’est vrai (il l’a déjà dit par le passé, ndlr). C’est le talent des grands joueurs qui donnent cette sensation. Quand tout est difficile dans un match, que les espaces sont resserrés et qu’il y a de la tension, tout est facile pour ces joueurs-là, comme lui, comme Zidane et d’autres. Ils ont le relâchement, le temps s’arrête et ils prennent la bonne décision, ils ont la bonne gestuelle. Ce sont des joueurs d’exception. »

Enfin, est-ce un coup de vieux pour le technicien de 62 ans ? « Vous savez, le coup de vieux arrive sans ça (rires). C’est vrai que c’est un plaisir de les revoir. J’ai recroisé Yohan Cabaye et Mathieu Debuchy à Saint-Etienne et ont arrêté le foot après moi. Cela fait partie des cycles et de la vie d’un entraîneur », a-t-il confié à nos micros le sourire aux lèvres avant de lui souhaiter le meilleur pour la suite.

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