Publié le 22 janvier 2020 à 19:14

Crédit Photo : Le Petit Lillois
C’est après un match dont le score (2-2) ne reflète pas l’intensité que les Lillois sont rentrés bredouilles de leur demi-finale de Coupe de la Ligue. Pour cette dernière édition, le LOSC ne connaîtra pas le Stade de France malgré des statistiques plutôt en sa faveur : 56% de possession, 6 tirs cadré contre 4. Les Dogues ouvrent le score dès la 13e minute, mais « Lille se met tout seul une balle dans le pied » à en croire Nabil Djellit dans L’Équipe du Soir. En effet, c’est sur une main de Gabriel que les Lillois concèdent le penalty converti par Dembele à la 17e minute. Après quoi, « la rencontre s’est durcie, écrit Olivier Fosseux pour La Voix du Nord, avec énormément de déchets techniques et de fautes. » Il est vrai que le match a fréquemment été entaché par des images pour le moins physique donnant lieu à des fautes hachant le jeu. Selon Hervé Penot dans L’Équipe « ce fut […] souvent un combat de chiffonniers, émaillé de fautes, d’erreurs techniques, de corps percutés » à l’image de la cheville ensanglanté d’Osimhen peu de temps avant la mi-temps.
Si la presse dans sa majeure partie décrit un match très faible techniquement pour des représentants en Ligue des Champions elle n’omet pas pour autant la supériorité Lilloise dans ce match. Selon Yoann Riou sur L’Équipe du Soir « sans Aouar qui relance Lyon, Lyon ne se qualifie pas. » « Aouar a eu un geste de classe qu’Ikoné ou un autre n’ont pas eu, souligne Jérôme Rothen dans L’After, ça doit laisser un goût amer à Galtier parce que Lille n’a jamais été en difficulté, c’est dommage pour les Lillois que les joueurs offensifs n’ont pas rayonné. » Ce que confirme Pierre Nigay, envoyé de la chaîne L’Équipe à Lyon, « c’est un match plus abouti pour le LOSC mais pauvre offensivement. » Mais, comme nous le rappelle la plume d’Hervé Penot dans le quotidien L’Équipe paru aujourd’hui, « le football n’est pas le patinage et les notes artistiques ne comptent jamais. » « Dans cette supériorité là, il manque quelque chose de concret, explique Daniel Riolo au micro de L’After, parce que t’as Ikoné qui fait beaucoup de choses, Renato Sanches également avec une grosse tendance à joueur tout seul et à garder un petit peu trop quand il peut faire mieux. Le problème c’est que c’est amputé parce que de l’autre côté t’as Bamba qui ne joue pas, il est transparent à l’image de ce qu’il fait cette année, […] il y a [finalement] un déséquilibre » entre la défense et l’attaque dans l’équipe.
Dans Le Club des 5 on reste tout de même confiant quant à la suite côté Lillois : « Le plus important c’est le podium explique Axel Mareek ça reste un effectif très intéressant. Il y a beaucoup de joueurs avec une bonne technicité. Est-ce que Lille va obtenir cette régularité ? Si tu arrives à gratter les points que tu n’as pas pu gratter en début de saison, bah c’est très costaud derrière. Sur la durée ce qu’a fait Lille est plus à mettre en perspective que Lyon. » C’est donc un match à oublier pour le LOSC, un de plus, et « il faudra se relever » (Galtier) et vite, car les Dogues reçoivent dans leur forteresse imprenable le PSG et ses 8 victoires sur 10 possibles à l’extérieur.
Crédit photo : IconSport






