Publié le 4 mai 2026 à 10:01

Crédit Photo : HAC Médias
Freiné dans sa course au podium après son match nul face au Havre (1-1), le LOSC peut nourrir des regrets. Mais côté Normands, ce résultat a été vécu comme une performance de choix. En conférence de presse, Didier Digard n’a pas caché sa satisfaction après la copie rendue par ses joueurs à la Decathlon Arena.
Face à une équipe lilloise invaincue depuis de longues semaines et poussée par un stade plein, l’entraîneur du HAC savait que la mission s’annonçait délicate. « Aujourd’hui, c’est une vraie fierté », a-t-il insisté, mettant en avant l’état d’esprit irréprochable de son groupe dans un contexte hostile.
Une résistance assumée face à la domination lilloise
Bousculés durant la première demi-heure et logiquement menés après l’ouverture du score d’Hakon Haraldsson, les Havrais ont su réagir immédiatement. Une réponse que Didier Digard a particulièrement appréciée : « Ces dernières semaines, on avait tendance à se faire rejoindre. Cette fois, on montre qu’on est capables de revenir contre une telle équipe. »
Malgré les vagues offensives du LOSC (22 tirs à 2), le technicien normand a salué la capacité de ses joueurs à rester solides mentalement. « C’est ce que je disais à mes joueurs à la mi-temps, vous ne pouvez pas vous attendre à venir à Lille qui est sur une série de 12 matchs sans défaite, qui peut, avec la victoire, être 3e, dans un stade plein avec une ambiance incroyable, de vous dire que ça va être facile, tout beau, tout rose. Vous savez que ça va être très dur, mais quand vous démontrez cet état d’esprit, j’ai vu des attitudes où c’était vraiment plaisant et entre joueurs, je pense qu’ils ont pris énormément de plaisir à défendre et tout donner de la sorte. », a-t-il expliqué.
Un plan de jeu contraint mais qui a fonctionné
Face aux Dogues affamés, Le Havre a toutefois dû s’adapter à la physionomie de la rencontre, sans pour autant bousculer totalement ses principes de jeu et fermer la rencontre. « Je n’avais vraiment pas pour ambition de reculer ou de laisser Lille dominer, même si on savait que ça pouvait se passer comme ça. J’espérais avoir un peu plus le ballon, même si sur chaque situation qu’on a eue, on a su bien l’exploiter, on a été dangereux. Après, c’est très difficile (d’arriver avec un plan de jeu précis défensivement, ndlr) parce que vous savez, ils ont un effectif et des profils très différents. Si vous préparez le match en disant que vous allez faire un bloc bas pour gêner la profondeur de Matias Fernandez Pardo parce qu’il va à 8000 à l’heure et qu’à la fin, Olivier Giroud entre en jeu, on devient exposé aux centres et ce n’est pas possible. Ces matchs deviennent trop compliqués si vous ne vous adaptez qu’à l’adversaire. Après, c’est sûr qu’il faut mentalement être prêt à pouvoir traverser des moments compliqués quand on joue un tel adversaire. », a-t-il conclu.






