Publié le 27 avril 2026 à 12:22

Nathan Ngoy, Romain Perraud et Alexsandro avec le bâton de Bourbotte après Paris FC - LOSC.

Crédit Photo : LOSC Médias

Par - Catégories : Football, LOSC-

Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique qui perdure autour du LOSC. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors de la courte victoire (0-1) empochée par le LOSC sur le Paris FC.

Invaincus depuis la fin du mois de février et un match nul obtenu sur la pelouse du Toulouse FC (1-1), les Parisiens se voulaient ambitieux ce dimanche, parlant parfois d’Europe avant la réception du LOSC. Cette fois, même si le onze qui avait brillé face à l’AS Monaco deux semaines plus tôt (4-1) avait été relancé, la marche était cependant trop haute. Le Paris FC, mené par Antoine Kombouaré, cédait à domicile et concédait une courte défaite (0-1) après avoir encaissé un pion sur penalty (Matias Fernandez-Pardo, 26′) en première période.

Un avant-match perturbé

Habitué à la pluie, temps qui l’avait accueilli à Toulouse comme à Marseille lors de ses deux derniers déplacements, le LOSC réalisait cette fois la reconnaissance de la pelouse du Stade Jean-Bouin sous un soleil de plomb. La chaleur rendait le pré quasiment irrespirable aux alentours de 16 heures, horaire auquel affluait une marée d’influenceurs en visite. Ces derniers, amassés devant le banc lillois, prenaient une multitude de clichés, visitant les lieux habituellement occupés par les journalistes. La place était d’ailleurs disputée lorsque Bruno Genesio apparaissait sur le banc pour réaliser une traditionnelle interview d’avant-match qui allait ensuite être diffusée sur les antennes de Ligue 1+. Les photographes professionnels jouaient des coudes pour obtenir le meilleur angle de vue.

Ce moment passé, il était temps de quitter le bord du pré pour se hisser au cinquième étage, là où était figée la tribune presse et sa vue panoramique. Les compositions d’équipes tombaient, les montages et articles qui en découlaient devaient rapidement être réalisés. Et là, soudain, un imbroglio : « Chancel Mbemba est finalement absent de la feuille de match », rédigeait et publiait la cellule de communication du LOSC, qui supprimait néanmoins ses mots quelques minutes plus tard. Cette nouvelle était étonnante, puisque l’international congolais s’échauffait dans le même temps avec l’ensemble du groupe. « Mais, vous me faites des blagues en ce moment ?, souriait Bruno Genesio, questionné à ce sujet en après-match. Chancel était bien là, avec nous. Il était d’ailleurs très heureux, même s’il n’est pas rentré, de fêter la victoire. Aucun problème avec lui », nous rassurait-il. Ce n’était donc qu’une simple erreur, tant mieux.

Des erreurs, il y en a eu d’autres au cours de l’après-midi, à commencer par une animation réalisée en avant-match : la dance cam. La caméra s’arrêtait note après note sur des supporters parisiens en train de danser en tribunes. Des Parisiens ? Le caméraman restait figé quelques secondes de trop sur un spectateur qui portait le maillot du Paris Saint-Germain, club voisin. Cocasse… Une autre erreur, sans doute, ce fut d’accueillir près de 1000 Lillois en parcage. Ces derniers, près de 1000, étaient chez eux, au vu du bruit provoqué. Sans eux, l’ambiance du Stade Jean-Bouin aurait été bien plus terne.

Les bons conseils de Mandi

Des erreurs ? Il y en a également eu sur le rectangle vert. C’est d’ailleurs grâce à l’une d’entre elles que le LOSC prenait les devants. Fauché dans la surface, Romain Perraud obtenait un penalty. Bruno Genesio surgissait du banc et réclamait immédiatement un carton rouge pour Marshall Munetsi. S’il n’avait pas gain de cause, il pouvait pleinement se satisfaire de la transformation de Matias Fernandez-Pardo (26′), une nouvelle fois conseillé par Aïssa Mandi. Le « grand frère » distillait encore ses précieux conseils. L’Espagnol ne tremblait pas le moins du monde, et ce, malgré une petite gêne au poignet qui le contraignait à porter un bandage.

Un poil plus âgé, mais tout aussi précieux, Jérémie Bréchet faisait de même, ou presque, sur chaque phase arrêtée. Il s’avançait aux côtés de Bruno Genesio, voire même seul (exemple : 41′), pour lancer ses consignes à la défense lilloise. « J’ai eu de la chance aussi que Jérémy soit là parce qu’il connaît le poste. C’est un expert », déclarait tout récemment Nathan Ngoy au sujet de l’adjoint et ancien défenseur central. En parallèle, c’est Antoine Kombouaré qui prenait le relais, fustigeant le repli défensif trop timoré de ses joueurs (42′).

La deuxième période a été marquée par la rentrée d’Olivier Giroud (83′), ovationné par l’ensemble du Stade Jean-Bouin et acclamé par le parcage visiteurs lillois. L’ambiance était bien moins bon enfant lorsque Nathan Ngoy et Alimani Gory se frittaient. L’ancien Dogue, Jonathan Ikoné, était le premier à surgir pour repousser le Belge, qui ne retenait pas la leçon et écopait d’un carton logique. Si les deux camps se séparaient après quelques minutes, il y eut tout de même besoin de quelques explications au coup de sifflet final. Les esprits n’étaient pas retombés. Jonathan Ikoné était notamment particulièrement énervé, stoppé par la sécurité, ses coéquipiers et même Benjamin André, qui l’avait côtoyé dans le vestiaire lillois. C’est ainsi, dans un climat tendu, que les Parisiens rentraient aux vestiaires.

Les Lillois laissaient quant à eux rapidement ces bisbilles de côté pour s’avancer vers le millier de supporters lillois qui les attendait. Ils réalisaient leur célébration commune particulière. La moitié du vestiaire, sous l’impulsion de Romain Perraud, restait plusieurs minutes à proximité du parcage visiteurs. Le latéral dansait même avec Ngal’ayel Mukau pour célébrer leur succès. Ce dernier, court (0-1), leur permettait de recoller à l’Olympique Lyonnais (3e).

Toujours un peu de tension en après-match

La tension, inhérente à l’enjeu sur le pré, ne retombait pas totalement en coulisses. Elle était néanmoins plus éparse. Dans le clan lillois, elle était marquée par l’empressement des Dogues. Après avoir pris du retard avec leurs supporters, puis avec le bâton de Bourbotte qu’ils récupéraient ce dimanche, ils étaient pressés par le staff pour quitter l’enceinte du Stade Jean-Bouin.

Le bus attendait et pour les journalistes en zone mixte, il fallait batailler pour obtenir des réactions. Après Thomas Meunier, qui enchaînait entre les caméras de la télévision et celles des médias plus traditionnels, Ngal’ayel Mukau était alpagué. Reconnaissant certains visages, il s’arrêtait avec le sourire, de quoi offrir un peu de matière bienvenue. Une valise dans la main gauche, une pizza dans la droite, il filait ensuite pour retrouver ses coéquipiers qui, déjà dans le bus, ne l’avaient évidemment pas attendu.

En parallèle, le tonnerre grondait en conférence de presse. Antoine Kombouaré s’en prenait à un confrère qui avait osé le tutoyer malgré une différence d’âge. C’est une récidive pour le technicien du Paris FC, évidemment déçu par le revers concédé (son premier dans la capitale) et peu commode avec certains de ses interlocuteurs. La tension s’entendait également dans la voix de Pierre Lees-Melou, dégoûté par son expulsion (86′) qu’il ne comprenait pas.

Plus un seul Lillois en coulisses, il était temps pour les journalistes nordistes de filer, de quitter l’enceinte du Stade Jean-Bouin pour rentrer dans leur belle région qu’est le Nord. Leur trajet était cependant interrompu par deux fois. La première fois, c’était aux abords du stade. Un supporter lillois reconnaissait leurs visages et voulait célébrer le succès empoché par un geste symbolique : une bise. Voilà le genre de rencontres inattendues qui donne le sourire. On s’en souviendra. La seconde interruption était bien moins plaisante, puisque l’autoroute était momentanément fermée pour stopper un individu roulant à contre sens. Le retour fut long, mais avec trois points dans les valises, tout est bien plus supportable. Un déplacement supplémentaire de coché. Il n’en reste plus qu’un pour réaliser le grand chelem : rendez-vous à Monaco le 10 mai.

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