Publié le 19 avril 2026 à 00:33

Bruno Genesio sur le banc pendant LOSC - Stade Brestois.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

A l’issue du match nul contre l’OGC Nice (0-0) au stade Pierre Pierre Mauroy dans le cadre de la 30e journée de Ligue 1, Bruno Genesio s’est présenté devant la presse pour faire un débrief de la rencontre.

La frustration régnait dans les travées du stade Pierre Mauroy ce samedi soir. Après Romain Peraud et Benjamin André, Bruno Genesio a également partagé ce sentiment. Récit.

Quel est votre sentiment après ce 0-0 qui semble un petit peu frustrant, compte tenu aussi du résultat de Marseille devant vous qui vous donnait la possibilité de prendre un petit peu vos distances sur la troisième place ce soir ?

Oui, c’est frustrant, on est tous déçus, mais il faut savoir aussi se contenter parfois d’un match nul lorsqu’on ne fait pas suffisamment pour l’emporter. Je crois qu’en première mi-temps, on n’a pas montré grand-chose. On a eu beaucoup de déchets techniques, on a manqué de pénétrations, de percussions pour faire davantage mal à cette équipe de Nice. On a bien réagi en deuxième période même si finalement, lorsqu’on regarde froidement le match, il y a très peu d’occasions nettes de notre part. Il y a la tête de Chancel Mbemba sur le poteau, il y a une action de Matias Fernandez-Pardo en première mi-temps mais c’est trop insuffisant pour espérer gagner un match face à une équipe qui a mis en place un bloc bas, compact, avec beaucoup d’agressivité, mais qui a bien joué le coup.

« On voit bien que tous les matchs sont difficiles à gagner. »

Cette saison, c’est vrai que ce n’est pas la première fois que vous avez ce genre de difficultés face à des équipes qui jouent en bloc bas. Est-ce que c’est un problème insurmontable ? C’est quoi les clés pour casser ces blocs bas ?

Non mais je crois que c’est un problème pour beaucoup d’équipes. Lorsque vous jouez face à des blocs très resserrés comme ça, il faut arriver à trouver des déséquilibres par des accélérations, soit par la passe, soit par du dribble, soit par des courses. Et ce soir, c’est ce qu’on n’a pas réussi à faire. On a eu du déchet technique dans l’avant-dernière passe, dans la dernière passe, qui ne nous a pas permis de déstabiliser cette défense niçoise. On n’a pas eu beaucoup de percussions balle aux pieds, à part Matias Fernandez-Pardo et Ethan Mbappé un petit peu quand il est rentré. Il nous a manqué aussi des courses devant le porteur du ballon, soit pour être servi, soit pour ouvrir des espaces, même s’il y en avait très peu. On a fait un match sérieux, mais il manquait un petit peu de folie pour déstabiliser cette défense compacte de Nice.

Pour revenir sur Nabil Bentaleb, est-ce que son profil vous a manqué, d’autant plus au vu de sa forme du moment dans ce genre de match avec un bloc bas en face ? 

Nabil était revenu à un tel niveau qu’évidemment, on aurait tous aimé qu’il soit avec nous ce soir et que ça aurait été certainement un plus. Mais ce serait faire offense aussi à ceux qui ont joué de mettre uniquement la contre-performance sur son absence. On a eu plein d’absences pendant cette saison, on a réussi à compenser. Donc, il ne faut pas non plus uniquement se focaliser sur cette absence.

Vous avez parlé d’une première mi-temps insuffisante. Est-ce que c’est finalement une bonne piqûre de rappel pour les quatre derniers matchs ?

Oui, bien sûr. On a beaucoup parlé cette semaine, de se focaliser sur notre jeu et pas sur l’enjeu parce que je sais, évidemment, et je l’ai dit tout de suite après Toulouse, que ça allait faire parler, qu’on allait commencer à nous parler d’un calendrier favorable, d’une qualification en Champions League. C’est le gros danger. Mais c’est pour tout le monde pareil. Ce qui est important dans ces fins de saison, c’est de rester vraiment focus sur ce qu’on fait dans le jeu, individuellement et collectivement, et puis avancer match par match. Puis, on verra bien. Je l’ai dit, à deux matchs de la fin, il sera temps peut-être de tirer des plans sur la comète. Mais pour l’instant, c’est beaucoup trop tôt. On voit bien que tous les matchs sont difficiles à gagner. Il n’y a pas de calendrier favorable, il n’y a pas de supposition à faire parce qu’un de nos adversaires a perdu et donc on peut avoir quatre points d’avance. Ça, c’est la pire des choses que de se projeter avant de jouer un match. Peut-être que ça va nous faire du bien, peut-être que c’est aussi ce qui nous a un petit peu perturbés en première mi-temps. On a voulu aller un peu plus vite que la musique et finalement, ça a provoqué justement ce déchet. On n’a pas construit notre match comme on avait l’habitude de le faire. Il y a eu une très bonne réaction en deuxième mi-temps. On n’a pas réussi malheureusement à arracher les trois points. Je pensais qu’on allait réussir en fin de match à le faire. Nice a été costaud, a fait son match. Ils sont venus avec un plan de jeu bien précis, ils l’ont appliqué à la lettre et on n’a pas su trouver les solutions.

Son avis sur l’arbitrage

Est-ce qu’on peut avoir votre avis sur l’action un peu litigieuse de la deuxième mi-temps avec deux fautes successives dans la surface ?

C’est les fameuses zones grises qui arrangent tout le monde. Honnêtement, je n’ai pas revu les images, je ne peux pas me prononcer. Je n’ai pas eu le temps de les revoir. D’où je suis, il me semble qu’il y a plus de fautes sur Benjamin André que sur Romain Perraud. Logiquement, on aurait pu espérer avoir un pénalty. J’ai demandé quand même à Monsieur Angoula qu’il checke bien les deux actions parce que j’avais peur qu’il ne checke que la deuxième. A priori, c’est ce qui s’est passé, on va accepter.

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