Publié le 1 octobre 2026 à 08:16

Crédit photo : Le Petit Lillois
Quatre mois après sa rétrogradation en Ligue 2, le FC Nantes est plus proche que jamais de changer de propriétaire. Selon les informations de Ouest-France et de L’Équipe, Waldemar Kita a trouvé un accord avec un pool d’investisseurs français, portugais et luxembourgeois emmené par le Franco-Portugais Paulo Tavares.
Le dossier est désormais entré dans une phase particulièrement concrète. Un compromis de vente aurait été signé mardi entre la famille Kita et le consortium porté par Phenix Sports Invest, dirigé par Paulo Tavares. Le montant de l’opération serait estimé autour de 100 millions d’euros hors bonus selon L’Équipe, alors que la vente doit encore passer par plusieurs étapes, notamment devant la DNCG.
À la tête de Phenix Sports Invest, Paulo Tavares est la figure de proue de ce projet de reprise. Le Franco-Portugais de 62 ans avait déjà tenté de reprendre deux clubs français ces dernières années, l’AS Saint-Étienne et Valenciennes, sans parvenir à concrétiser ces opérations. Il serait cette fois accompagné d’un pool d’investisseurs français, portugais et luxembourgeois. L’homme évolue depuis plusieurs décennies dans les coulisses du football. Ancien agent et conseiller sportif, il a notamment travaillé autour de l’AS Monaco et participé à plusieurs opérations dans le recrutement. Il s’était également retrouvé impliqué dans l’organisation d’un match amical entre Diego Maradona et le président tchétchène Ramzan Kadyrov en 2011.
Une stratégie qui s’inspirera du LOSC ?
Le projet défendu par Paulo Tavares devrait notamment se reposer sur une approche entrepreneuriale du football, avec l’idée de développer les jeunes joueurs et de générer de la valeur grâce au recrutement et à la formation. Et il compte bien s’inspirer d’autres clubs, comme le LOSC dont il a complimenté l’évolution : « Le travail d’Olivier Létang et de son équipe en cinq ans est exceptionnel. Il a récupéré un club quasiment sans argent et l’a rapidement valorisé », confiait-il à So Foot début septembre. « Une fois, il avait dit un truc du genre : « Ton centre de formation ne doit pas te coûter d’argent », et c’était tout à fait vrai. Dans ton effectif, tu dois avoir trois ou quatre jeunes du centre, que tu développes et que tu vends quand ils sont prêts », approuvait-il. Un discours qui permet d’avoir quelques indices sur la nouvelle stratégie sportive du FC Nantes en cas de rachat définitif.
Si l’accord entre la famille Kita et le consortium constitue une étape importante, la vente du FC Nantes n’est pas encore totalement finalisée. Le dossier doit notamment être présenté au comité social et économique du club avant de passer devant la DNCG, qui devra examiner les garanties financières et la solidité du projet de reprise.






