Publié le 8 septembre 2026 à 13:20

Davide Ancelotti, entraîneur du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC s’apprête à recevoir le Betis dans le cadre de la première journée de phase de ligue de la Ligue des champions. Ce rendez-vous s’avère particulièrement attendu à Séville, où l’on imagine un potentiel succès. Comment les Espagnols perçoivent les Dogues et cette partie ?

Ce mardi est un grand jour : après une année passée en Ligue Europa, année plutôt brinquebalante malgré sa capacité répétée à se hisser en huitièmes de finale, le LOSC fait son retour en Ligue des champions, compétition dans laquelle ses hommes ont marqué les esprits en intégrant le Top 8 de la nouvelle formule imaginée par l’UEFA lors de la saison 2024-2025. Aucun club français n’y est parvenu jusqu’ici, même par le Paris Saint-Germain, ce qui atteste de la nature de l’exploit.

Son premier obstacle n’est néanmoins pas des moindres, puisqu’il s’agit du Betis, quarts de finaliste de la Ligue Europa la saison dernière, après avoir terminé à la quatrième place du classement. Son exercice 2026-2027 débute d’ailleurs sur les chapeaux de roues, avec trois succès empochés (Valence CF, Real Sociedad, Real Madrid, toujours 1-0) lors de ses quatre premières sorties en Liga.

Entre prudence et confiance

Prête à disputer la Ligue des champions, la formation espagnole a posé ses valises dans le Nord avec une confiance certaine, c’est du moins ce que traduit l’état d’esprit de son média principal. « Lille est un adversaire théoriquement de niveau pour Betis, ils ne sont pas inaccessibles et le match en France doit avoir une issue positive », rédige ABC Sevilla dans ses colonnes ce mardi matin. L’objectif est clair : ramener des points, plus précisément 3, de son déplacement à Lille.

Les médias nationaux s’avèrent plus prudents, à l’image de Marca. Sa rédaction estime que le LOSC est actuellement « dans une grande forme », ce qui traduit son invincibilité depuis le début de la saison. Elle souligne également sa capacité à montrer les crocs dans des contextes difficiles, par le biais de sa série de victoires (8) à l’extérieur. « Un record historique », appuie-t-on même en Espagne. Un autre point à attirer l’attention des Espagnols : le fait que le LOSC soit une équipe capable de souffrir. C’est l’enseignement principal tiré du dernier déplacement lillois à Toulouse.

Enfin, Marca note une évidente « expérience européenne récente » qui fait du LOSC un club qui compte sur cette scène. Des noms sont également mis en avant, ceux de Romain Perraud, « l’infatigable » ou « l’insubmersible » Olivier Giroud et Ethan Mbappé, dont il faudrait donc se méfier pour le Betis. AS ajoute Benjamin André, dont l’expérience est mise en valeur, ainsi que « le révolutionnaire » Ayase Ueda à la liste d’individualités à surveiller.

S’ils ne sont pas évoqués, les médias nationaux doivent encore, de l’autre côté des Pyrénées, avoir en tête les succès lillois contre le Real (1-0) et l’Atlético de Madrid (1-3) en tête.

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Le prisme Davide Ancelotti

Outre un simple rapport de force. L’Espagne se concentre en grande partie sur le retour du Betis en Ligue des champions. Sa douce musique n’avait plus retenti aux oreilles de ses joueurs depuis le 06 décembre 2005, soit 21 ans de disette. Cela ne concerne néanmoins pas le LOSC, club au sein duquel Davide Ancelotti est une véritable attraction pour la presse ibérique.

AS le qualifie de « personnage spécial » dans ce rendez-vous européen, d’autant plus qu’il connaît parfaitement le Betis. « Le fils de l’expérimenté Carlo a régulièrement visité le Benito Villamarín lors de la saison 2017-2018. Son épouse actuelle est originaire de Séville et ses visites dans la capitale Séville lui ont valu d’assister à de nombreux matchs », rédige Daniel Lagos, un confrère espagnol croisé au stade Pierre-Mauroy ce lundi.

C’est lors de ces nombreuses visites que Davide Ancelotti est tombé sous le charme de Fabian Ruiz, poussant Naples à débourser 30 millions d’euros pour s’attacher ses services à l’été 2018. Carlo Ancelotti était, à l’époque, l’entraîneur du SSC Napoli.

« Ses premières performances à la tête du LOSC appellent à l’optimisme », est-il possible de lire. « Le jeu de Lille est loué en ce début de saison, lors duquel le club lillois reste invaincu. Son défi est de se battre pour tout, malgré la présence du PSG. […] Le fils de Carlo hérite de nombreuses vertus de son père. Aussi son intention que son équipe soit verticale et efficace. Tout cela se reflète dans ses trois premiers matchs officiels avec Lille », conclut Daniel Lagos, qui observera de près les agissements de Davide Ancelotti sur son banc ce mardi.

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Pépinière de talents

Enfin, une ultime caractéristique du LOSC est valorisée en Espagne : sa capacité à faire briller ses individualités, à faire grandir ses joueurs et à leur faire atteindre le plus haut niveau européen. « La liste incroyable des étoiles qui sont passées par Lille », rédige AS, se refusant à nommer les noms récemment cédés sur le marché des transferts, à savoir Ayyoub Bouaddi et Matias Fernandez-Pardo. Une vingtaine d’individualités est tout de même mise en lumière :

  • Reinildo Mandava
  • Victor Osimhen
  • Jonathan David
  • Rafael Leão
  • Eden Hazard
  • Mike Maignan
  • Dimitri Payet
  • Gervinho
  • Amadou Onana
  • Leny Yoro
  • Nicolas Pépé
  • Sofiane Boufal
  • Yohan Cabaye
  • Michel Bastos
  • Stephan Lichtsteiner
  • Adil Rami
  • Mathieu Debuchy
  • Lucas Digne
  • Rony Lopes…
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