Publié le 3 août 2026 à 08:29

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Paul Jonckans
Walid Acherchour, éditorialiste sur les ondes de la radio RMC, a exprimé ses doutes quant à la prise de pouvoir de Davide Ancelotti au LOSC. Il craint une désillusion à la Thierry Henry.
Nommé à la tête de l’effectif lillois dès le 1er juin, mais arrivé à Lille après l’élimination du Brésil au Mondial 2026, soit le 07 juillet, Davide Ancelotti (37 ans) mène sa barque dans un climat étrange en France. Les observateurs peinent à croire en lui, exprimant tour à tour leur doute auprès des plus grands médias franciliens. Après Elton Mokolo et Kevin Diaz, c’était au tour de Walid Acherchour ces derniers jours d’afficher son scepticisme sur le plateau de l’After Foot.
Un changement de rôle
À trois semaines de la reprise de la Ligue 1, le LOSC débutera par un déplacement à Angers le 23 août (15h) à Angers, Davide Ancelotti peut encore entendre son nom dans les médias. Walid Acherchour peine à l’imaginer capable de changer facilement de casquette, de celle d’adjoint à celle d’entraîneur principal.
« Pour moi, la grande question sur Lille, c’est Davide Ancelotti, a-t-il déclaré, interrogé sur le projet lillois. Je suis très sceptique, au vu des échos que j’en ai. Dans le management, par rapport à Carlo Ancelotti, il y avait le bon et le mauvais gars et lui, il n’était pas le bon, a-t-il affirmé. Il faisait la tactique… tout ce qui était chiant. Alors que Carlo Ancelotti avait cette stature, cette posture pour avoir ce côté humain. C’est ce qui faisait la force de ce duo. Là, il faut passer de l’autre côté », réalité sur laquelle l’éditorialiste peine à se projeter.
Une comparaison inquiétante
Dans cette idée, Walid Acherchour compare Davide Ancelotti à Thierry Henry, apprécié en tant qu’adjoint avec la sélection belge, mais en difficulté dès qu’il prenait les commandes d’un club, que ce soit à Monaco (0,95 point par match, en 20 rencontres) en Ligue 1 ou à Montréal (1,07 point par match, en 29 parties) en Major League Soccer.
« J’imaginais plutôt Thiago Motta. Je jugerai en fonction de ce que je vois, mais j’ai un doute. »
« Je ne dis pas qu’il va se vautrer, mais il y a un gros point d’interrogation sur lui, poursuivait-il sur sa lancée, ne lâchant pas la veste du technicien italien. Comment va-t-il gérer les jeunes ? Comment va-t-il transmettre ses connaissances ? J’ai un peu peur du syndrome Thierry Henry, a-t-il avoué craindre. Du genre, j’ai été adjoint de grands clubs, de grands joueurs. Il n’avait pas besoin de dire certaines choses… Je ne sais pas s’il va avoir le tact, la sensibilité, la pédagogie pour gérer et accompagner des joueurs de moins bons niveaux par rapport à ce qu’il a connu en adjoint », doute l’éditorialiste, visage de l’After Foot.
Walid Acherchour craint également que la différence entre le management de Davide Ancelotti et celui de son prédécesseur soit trop marquée : « En plus, s’il fait le dur avec ses joueurs, et bien ce ne sera pas du tout le même management que celui de Bruno Genesio, avec lequel ils ont fait de gros résultats, a-t-il également souligné. J’imaginais plutôt Thiago Motta personnellement. Mais bon, je vais laisser sa chance au produit et je jugerai en fonction de ce que je vois. Mais là-dessus, j’ai un doute », concluait ainsi l’éditorialiste. Seul le terrain pourra convaincre.






