Publié le 28 juin 2026 à 18:31

Ayyoub Bouaddi désemparé au milieu de terrain pendant LOSC - PAOK.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez

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Le premier tour de cette Coupe du monde 2026 vient de s’achever la nuit dernière et les internationaux du LOSC participeront tous à la phase à élimination directe avec leurs pays respectifs. Voici un premier bilan intermédiaire de cette édition 2026 de la Coupe du Monde. 

Déjà 72 rencontres sur 104 ont été disputées durant cette Coupe du Monde, dont douze qui ont concerné les internationaux lillois. Tous qualifiés, avec plus ou moins de difficultés, les 8 représentants du LOSC vont maintenant s’attaquer aux seizièmes de finale. Avant cela, revenons sur leurs parcours respectifs.

Le Maroc à la table du Brésil

Après un match nul honorable (1-1) face aux hommes de Carlo et Davide Ancelotti, les Lions de l’Atlas ont assuré leur qualification en l’emportant face à l’Écosse (1-0) ainsi que face aux Haïtiens (4-2). Premier ex aequo avec le Brésil au compteur de points, seule la différence de but aura joué contre les Marocains. Trois buts qui auraient pu les faire basculer du côté plus avantageux du tableau final. Ils auraient affronté la solide équipe japonaise et non pas le mastodonte hollandais, mais le Maroc est plein de surprises comme ont pu le constater les analystes durant la phase de groupe.

À titre personnel, Ayyoub Bouaddi vit pour l’instant dans un rêve éveillé. Le nouveau de la bande a tout de suite impressionné, notamment contre la Seleção, face à qui il a excellé durant l’intégralité de la rencontre. Il ajouta à l’issue du second match 90 minutes supplémentaires à sa besace de temps de jeu qui n’a plus bougé depuis, le jeune Lillois ayant été mis au repos face à Haïti. Ayyoub Bouaddi fera encore surement augmenter son compteur bloqué à 180 minutes durant la phase éliminatoire.

La Belgique première au forceps

C’étaient sûrement les Dogues les mieux lotis pour ce premier tour. C’est ce que l’on se disait avant que les compatriotes de Ngoy, Meunier et Pardo chutent à la fois contre l’Égypte (1-1) et face à l’Iran (0-0). Avec deux malheureux points glanés face aux 29e et 20e du classement FIFA, la Belgique devait se ressaisir et vite car avec seulement deux points, seul un miracle aurait pu qualifier les Diables Rouges. Le miracle ne dut finalement pas intervenir. Les hommes de Rudi Garcia ont obtenu leur ticket pour les seizièmes en s’imposant largement face à la Nouvelle-Zélande (1-5). Grâce à un match nul entre l’Égypte et l’Iran (1-1) et une armada offensive belge prolifique, les joueurs du Plat pays ont arraché la première place du groupe. C’est donc face à l’ancien adversaire de la France, le Sénégal, que les trois internationaux lillois essaieront de se qualifier pour les huitièmes de finale.

Les trois Dogues ont connu un premier tour assez distinct. Le plus expérimenté des trois, Thomas Meunier, a d’abord provoqué durant le premier match le contre son camp égyptien. Après 90 minutes engrangées lors du premier match, il n’en disputa que 58 lors du second. Il n’a pas pris part au jeu face à la Nouvelle-Zélande, au profit de Timothy Castagne.

Nathan Ngoy, comme son compère défensif, n’a pas disputé la troisième rencontre. La faute à un carton rouge reçu face à l’Iran dans la dernière demi-heure (67e). Lors du premier match, l’ancien du Standard alterna entre très bien et moins bien, preuve de son manque d’expérience sur la scène mondiale, mais disputa tout de même l’intégralité du duel belgo-égyptien.

Le petit dernier, Matias Fernandez-Pardo, n’a ramassé que des miettes lors des deux premiers matchs. Avec des entrées tardives (85e vs Égypte et 86e vs Iran), l’attaquant lillois n’a pas su faire la différence, au plus grand regret des supporters. Pour cette dernière joute face aux Néo-Zélandais, il fit son entrée juste avant l’heure de jeu (55e) et grapilla des minutes essentielles, sans pour autant être décisif.

One, two, three, viva l’Algérie !

Après douze ans d’absence de la compétition, les Fennecs disputeront la phase éliminatoire. Mal embarquée après la défaite face à l’Argentine et son génie auteur de trois buts durant la rencontre (3-0), l’Algérie a su redresser la barre tant bien que mal et à tenir sa qualification en figurant parmi les huit meilleurs troisièmes. Vainqueurs de la Jordanie (1-2), les hommes de Vladimir Pektovic ont partagé le nul face à l’Autriche lors d’une rencontre sensationnelle (3-3). Ils se frotteront aux Suisses, sortis premiers du groupe B, lors des seizièmes de finale.

Aïssa Mandi, indéboulonnable au LOSC, l’est tout autant avec sa nation. Titulaire lors des trois matchs, il les termina tous sans exception, faisant grimper son temps de jeu de manière impressionnante (270 minutes).

De son côté, Nabil Bentaleb a, lui, disputé 82 minutes face aux champions du monde en titre. Relégué ensuite sur le banc face à la Jordanie, il fit son entrée à la pause (45e) et débloqua l’entre-jeu et apporta de multiples solutions. Son niveau de jeu lors du second match poussa le sélectionneur de l’Algérie à le faire débuter face à l’Autriche. Tout comme Mandi, il jouera la globalité de cette rencontre (90 minutes).

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Les Léopards rentrent dans l’Histoire

Les Congolais retiendront à jamais leurs vingt-six noms. Cinquante-deux ans après sa dernière participation, la RDC entre encore une fois dans son histoire en se qualifiant pour les seizièmes de finale. Après un nul mémorable face au Portugal de Ronaldo (1-1), les hommes de Sébastien Desabre s’étaient inclinés face aux Colombiens (1-0). Avec leur succès face à l’Ouzbékistan (3-1), les Léopards continuent le rêve américain grâce à la règle des meilleurs troisièmes. Cependant, la tâche s’annonce ardue. Pour une place en huitièmes de finale, ils seront opposés aux pragmatiques anglais de Thomas Tuchel.

Véritable légende au pays, Chancel Mbemba, a, tout comme son compère lillois Aïssa Mandi, disputé l’entièreté des trois rencontres (270 minutes). C’est en capitaine exemplaire que l’ancien Marseillais a guidé les siens vers une performance que peu auraient pu prédire avant le Mondial.

Ngal’ayel Mukau a, lui, été plus épargné que son compatriote lillois. Avec presque une heure de jeu face au Portugal (56′), une mi-temps contre la Colombie et une entrée à vingt minutes de la fin face aux Ouzbeks (71e), Ngal’ayel Mukau fait partie des plans de son coach et n’est pas relégué au second plan, malgré son jeune âge.

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L’agenda lillois

Après ce premier tour, place maintenant aux moments décisifs où l’erreur n’est plus permise. Les seizièmes de finale débutent dès ce dimanche 28 juin avec un match opposant le Canada de Jonathan David aux Bafana Bafana. Une chose est sûre, les suiveurs des internationaux lillois vont devoir adapter leur sommeil !

  • Pays-Bas – Maroc : mardi 30 juin (3h) au Estadio Monterrey (beIN SPORT)
  • Angleterre – RDC : mercredi 1er juillet (18h) au Mercedes-Benz Stadium (beIN SPORT et M6)
  • Belgique – Sénégal : mercredi 1er juillet (22h) au Lumen Field de Seattle (beIN SPORT)
  • Suisse – Algérie : vendredi 3 juillet (5h) au BC Place Vancouver (beIN SPORT)

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