Publié le 5 juin 2026 à 20:45

Crédit Photo : LOSC Médias
Malgré un maintien sportif acquis, la section féminine du Stade de Reims risque d’abandonner le monde professionnel en raison de difficultés financières. Après les équipes féminines de Dijon et Nice, c’est désormais le club champenois qui est menacé.
La section féminine du Stade de Reims avait officiellement obtenu son maintien en Seconde Ligue grâce à une victoire (3-1) empochée face au LOSC le 24 mai dernier. Elle risque malgré de retourner au niveau amateur, en division 3 ou en régional 1, faute de moyens.
« L’UNFP tire la sonnette d’alarme »
Tel est le titre du communiqué partagé par le syndicat des joueurs et joueuses professionnels de football. Le but ? Avertir et réclamer des comptes à la Ligue féminine de football professionnelle (LFFP) sur la situation compliquée vécue par plusieurs équipes féminines en France.
Les Rémoises ont publié, ce vendredi 5 juin, un communiqué relayé par l’UNFP pour condamner la décision du club de ne pas faire repartir l’équipe féminine en Seconde Ligue. Dans ce dernier, les joueuses expriment les sacrifices incalculables réalisés pour maintenir leur équipe au plus haut niveau possible : « Lorsque nous avons constaté un désengagement progressif de la part du club sur les deux dernières saisons, nous n’avons rien dit. Lorsque ce changement s’est grandement fait ressentir sur nos conditions salariales, nous n’avons rien dit. Lorsque nous avons dû partager les locaux et renoncer au vestiaire principal du bâtiment féminin au profit de l’équipe réserve masculine, un bâtiment pourtant subventionné par la Région afin de promouvoir le football féminin, nous n’avons rien dit« .
Constatant un désengagement progressif irréversible du club rémois dans la section féminine, les joueuses s’opposent fermement à cette situation et à ces décisions qu’elles qualifient « d’injustes pour les joueuses, le staff et toutes les personnes qui ont œuvré autour de l’équipe. Elles (les décisions prises par la direction, ndlr) mettent en péril le statut professionnel des joueuses de l’équipe première, le futur de nos équipes jeunes et les espoirs de la section de perdurer au niveau national. Nous tenons à rappeler que cette situation ne résulte ni d’un échec sportif, ni d’un manque d’investissement de notre part.«
Le soutien de l’UNFP
L’UNFP a, quant à elle, exprimé un soutien infaillible aux Rémoises tout en pointant du doigt « la crise structurelle des droits TV » qui a « fragilisé les équilibres financiers des clubs » car les équipes féminines sont, très souvent si ce n’est toujours, les premières à subir les conséquences de cette situation.
Alors qu’une convention collective est en voie de réalisation pour les footballeuses professionnelles, l’UNFP met le doigt sur le paradoxe que représenterait la suppression des structures qui emploient ces dernières. Dans cette optique, le syndicat espère que cette avancée permettra à la LFFP de « renforcer le développement du modèle économique de ses compétitions, avec l’arrivée effective des partenaires annoncés ».
Le sort de l’équipe dijonnaise est malheureusement déjà scellé. Il faut cependant espérer que des solutions soient trouvées pour Nice et Reims dans les plus brefs délais. Ces deux équipes étaient opposées, en Seconde Ligue, à la section féminine du LOSC tout au long de la saison 2025-2026.






