Publié le 29 mai 2026 à 21:01

Taylor Beitz, gardienne du LOSC.

Crédit Photo : LOSC Médias

Par - Catégories : Football, LOSC Féminines-

Taylor Beitz, joueuse du LOSC, a été élue meilleure gardienne de Seconde Ligue le 18 mai dernier. Elle s’est projetée, en marge de la cérémonie de remise des trophées, très positivement sur le futur de la section féminine.

La gardienne lilloise, qui a effectué 6 clean-sheets cette saison, a répondu aux questions des journalistes suite à la remise de son trophée. À cette occasion, elle fut interrogée sur sa saison, celle de son équipe, ainsi que sur leur futur.

Un bel avenir pour les lilloises et le football féminin

Au micro d’Instinct Foot & Sport, la joueuse canadienne est revenue sur sa récompense. Elle la perçoit comme l’aboutissement du travail de tout un groupe avant d’être une distinction personnelle : « C’est vrai que c’est un trophée individuel, mais sans le collectif et mes coéquipières ça n’aurait pas été possible donc c’est grâce à tout le monde, y compris le staff avec le projet de jeu mis en place. »

Revenant sur sa saison et celle de son équipe, Taylor Beitz s’estime « fière et très contente » de ce qu’elle a réalisé individuellement « avec un trophée au bout ». Cependant, le groupe lillois aurait « espéré mieux »  sur le plan collectif avec « quelques regrets sur certains matchs ». La jeune portière a, toutefois, pris soin de relativiser la situation en expliquant que c’était le jeu dans le football et que « le futur pour le LOSC risque d’être très très positif« .

Interrogée sur la visibilité de la Seconde Ligue, la gardienne lilloise a souligné les problèmes rencontrés par la deuxième division féminine de football : « C’est vrai qu’elle manque d’un gros travail de com’ et de mise en lumière alors que ça reste un championnat très élevé avec des joueuses de très haut niveau ». La joueuse n’a pas manqué de relier le manque de visibilité de la Seconde Ligue aux défis rencontrés par le football féminin.

Une convention collective

Après trois ans de négociations, le football féminin français a franchit un cap historique avec la signature d’une première convention collective, applicable dès le 1er juillet 2026. Longtemps privées d’un cadre social comparable à celui de leurs homologues masculins, les joueuses obtiennent enfin un socle de droits communs censé sécuriser leurs carrières. La joueuse canadienne a souligné ce progrès majeur : « c’est une avancée, c’est que du positif, on partait de rien du tout donc si aujourd’hui on a une convention collective c’est que du positif, pour les générations à venir il y aura plus de sécurité »