Publié le 25 mai 2026 à 14:53

Félix Correia, ailier du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Poirier

Par - Catégories : Football, LOSC-

La Major League Soccer, championnat américain, pousse pour que le football mondial bouleverse ses habitudes et adopte l’utilisation d’un chronomètre arrêté lors de ses matchs. 

La Major League Soccer, plus communément réduite à son acronyme MLS, est devenue une sorte de laboratoire pour l’International Football Association Board (IFAB, organisme mondial de réglementation du football) ces dernières années. Elle a été la première à tester des changements de règles et des technologies qui ont finalement été adoptés à l’échelle mondiale. Ce sera par exemple le cas à la Coupe du monde 2026 avec l’introduction de mesures visant à lutter contre les blessures et les remplacements qui font perdre du temps.

Avant que leur mise en place pour le Mondial soit actée, ces mesures avaient été initialement introduites en MLS Next Pro, la ligue de développement de la MLS. Les règles ont ensuite été adoptées par la MLS elle-même avant que l’IFAB ne les ajoute aux règles du jeu.

Vers l’arrêt du chrono ?

Habituée à être une terre d’essai, la ligue américaine se veut également pro-active, à l’initiative de changements. Elle pousserait notamment, d’après les informations récemment dévoilées par The Guardian, pour que l’utilisation d’un chronomètre arrêté remplace celui actuellement qui tourne en continu, même lors de fautes, sur coups de pied arrêtés ou encore pendant d’éventuelles blessures.

« C’est un sujet dont nous parlons souvent, a révélé Paul Grafer, vice-président de la MLS. Quand allons-nous refuser de voir nos matchs être manipulés ? Nous pouvons corriger ça avec un chronomètre arrêté. »

Des discussions, pas plus

Malgré la tenue de « discussions exploratoires », termes employés par Ali Curtis, vice-président exécutif du développement sportif de la MLS, l’IFAB ne s’est plus véritablement penché sur le sujet depuis 2017.

Il privilégie, depuis, les modifications plus mineures visant à réduire au maximum les potentiels gains de temps. Ses membres craignent que la durée des matchs devienne imprévisible et ajoute des contraintes aux diffuseurs, voire même que cela bouleverse trop un sport pour lequel les 90 minutes sont sacrées. Ce sujet aurait, en plus, peu de soutien auprès des autres ligues ou fédérations nationales et internationales, ce qui n’aide pas à faire bouger les institutions.

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