Publié le 9 mai 2026 à 17:56

Bruno Genesio sur le banc du LOSC en Coupe de France.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Corentin Betrancourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

De passage en conférence de presse ce samedi, Bruno Genesio a introduit la rencontre à venir entre le LOSC et l’AS Monaco (dimanche, 21h), affiche de la trente-troisième journée de Ligue 1. Voici ses déclarations.

Projection sur AS Monaco – LOSC

Comment considérez-vous ce match et cette équipe de Monaco sur cette fin de saison ?

On est les deux équipes qui ont marqué le plus de points sur les 13 dernières journées. Forcément, ça vous donne l’image de notre adversaire et la qualité de notre adversaire, même si sur les derniers matchs, ils ont lâché quelques points. Mais ça reste une des meilleures équipes de notre championnat.

Lorsque vous rentrez dans les deux derniers matchs, on sait que les points ne comptent pas double, mais sont forcément beaucoup plus importants. Ça va être un match un petit peu couperet pour eux et pour nous, si on estime que l’objectif est de se qualifier en Champions League.

Un jeu plus ouvert

Monaco est une équipe, comme vous, qui aime bien jouer. Cela vous a plutôt bien réussi ces derniers temps ?

Oui, on peut le penser. Je ne dis pas que c’est plus facile, mais c’est plus agréable pour nous d’avoir des équipes qui ont des ambitions de jouer. Et ce n’est pas critiquer ceux qui ont fait différemment, parce qu’ils font aussi avec leurs moyens et il faut les féliciter aussi, parce que le Havre nous a bien embêtés, nous a posé beaucoup de difficultés avec son organisation, de la même manière que Nice. Mais c’est vrai qu’on peut s’attendre à un match plus ouvert, plus ouvert des deux côtés d’ailleurs.

Et en plus, comme c’est un match de fin de saison, où les deux équipes ont besoin de gagner, on peut s’attendre à un match peut-être encore plus ouvert. Ça ne veut pas dire qu’il y aura beaucoup de buts, je n’en sais rien, mais en tout cas, il y aura certainement un match assez agréable à voir pour vous (journalistes) et pour les spectateurs.

Un match nul n’arrangerait personne…

Oui, c’est pour ça que je vous dis qu’on peut s’attendre à un match assez ouvert. Après, il ne faut pas non plus se tromper. C’est une équipe qui est très forte offensivement, qui a des individualités très fortes, qui a un collectif offensif très fort.

Donc il va falloir que nous, on soit très solide aussi. Ce qu’on a fait sur les derniers matchs. Il va falloir s’atteler à continuer à garder cette solidité défensive pour espérer gagner là-bas.

Historique défavorable

Gagner à Monaco, cela n’est plus arrivé en Ligue 1 depuis le 13 décembre 2009. Comment expliquer cet historique ?

Je n’ai pas d’explication, mais c’est vrai que c’est une statistique assez étrange. L’expliquer, ça ne me paraît pas possible. Déjà, je ne suis là que depuis deux ans. Mais à nous, comme on dit toujours parce que toute série a une fin, de mettre fin à cette série.

Mais on sait que ça va être un match très difficile. On en est conscient. Mais on sait qu’on a les qualités et qu’on a la confiance nécessaire pour faire un résultat là-bas.

Fin de saison inattendue

Malgré les mois compliqués de janvier et février, vous rappeliez toujours qu’il fallait garder le cap. Sans être devin, vous vous attendiez à ce genre de rebond ? Comment pouviez-vous l’imaginer ?

Je n’imaginais pas qu’à deux journées de la fin, on serait encore en course pour la Ligue des Champions. Je ne vais pas vous raconter de bêtises, ça ne serait pas très honnête de ma part. Début février, lorsqu’on perd à Lyon, la situation est difficile. Elle est difficile en termes de résultats, elle est difficile en termes de jeu, parce qu’on a beaucoup d’absents.

Forcément, quand vous êtes entraîneur ou joueur, ce sont des situations que vous avez du mal à vivre. Mais nous, staff, on est là pour trouver des solutions. C’est dans ces moments-là que l’on voit les gens qui sont capables de redresser. Parce que quand tout va bien, je ne dis pas que c’est facile et que c’est donné à tout le monde de diriger un groupe, mais c’est quand même plus simple. Quand ça ne va pas, il faut être capable de remonter la pente, petit à petit, step by step.

C’est là où on a besoin de force dans le groupe. La force, elle est bien évidemment dans le groupe de joueurs, parce que ce sont quand même eux les acteurs principaux, mais elle est aussi dans le staff. Si dans votre staff, vous avez des gens qui ne sont pas avec vous, à 100 % avec vous, impliqués tous les jours, parfois à vous soutenir aussi, à vous mettre un petit coup de pied quand c’est un peu plus dur, vous pouvez plonger. Mais moi, je ne sentais pas ça, au contraire.

Il y a des matchs où on n’a pas été bon, mais il y a des matchs où on a perdu, et où les contenus étaient plutôt corrects, voire mieux. Donc je sentais qu’on était capable de se relever, mais je n’imaginais pas qu’on puisse, à deux journées de la fin, être dans cette situation-là. C’est pour ça aussi que je répète régulièrement que notre saison, si elle se termine par une qualification en Ligue des Champions, elle sera extraordinaire, je dis bien extraordinaire. Si elle se termine par une qualification en Europa League, ce sera une très bonne saison.

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