Publié le 19 avril 2026 à 08:40

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Le LOSC a été freiné et neutralisé (0-0) par l’OGC Nice, débarqué à Lille avec un bloc compact, dans sa quête de podium. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé pendant cette rencontre.
Ce que l’on a aimé
> Aïssa Mandi toujours au rendez-vous : C’est de lui qu’il faut parler en premier, tant sa capacité à enchaîner devient bluffante. Il a encore été, ce samedi, l’un des tauliers du LOSC. Impeccable, même si heureux sur le but refusé à Elye Wahi pour hors-jeu (12′), sur le plan défensif avec notamment deux tacles très précieux (7′, 49′), il a également tenté de réduire au maximum le manque provoqué par les absences de Nabil Bentaleb et Nathan Ngoy dans la construction de certaines actions. Le défenseur a ainsi tenté de varier le jeu, tentant à plusieurs reprises de briser la monotonie des va et vient par des passes longues. C’était encourageant.
> Romain Perraud allume la mèche : Dans la même idée, Romain Perraud a tenté d’être l’artilleur alors que ses compères offensifs se heurtaient sans cesse au bus niçois. Il a ainsi été le premier à dégoupiller avec une frappe puissante qui semblait se diriger vers la lucarne (8′). Sans un bel arrêt de Yehvann Diouf, il aurait sans doute encore pu lever les bras après Toulouse. Cette spontanéité, il en faut !
> Claude Puel de retour : Il n’a fait aucun cadeau au public lillois avec deux lignes défensives très basses et compactes, mais cela faisait tout de même plaisir de renouer avec Claude Puel, surtout en après match. Il n’a eu de cesse de croiser des visages connus, d’être salué, interpellé… Claude Puel était un peu chez lui ce samedi.
Ce que l’on n’a pas aimé
> Milieu stéréotypé : Orphelin de Nabil Bentaleb, dont l’absence a sans aucun doute été préjudiciable, le LOSC s’est appuyé sur Ayyoub Bouaddi et Benjamin André, deux tauliers eux aussi. Le premier nommé n’a néanmoins jamais réussi à dicter le tempo du jeu, prenant trop peu de risques pour faire des différences après quelques pertes de balle. Ces dernières, le second les a parfois enchaînées dans la construction, freinant ainsi le développement des actions lilloises. D’habitude si dominateur, l’entrejeu nordiste n’a cette fois pas rayonné, et cela concerne également un certain Hakon Haraldsson.
> Jeu haché : Un déchet technique conséquent, certes, mais pas uniquement. Certaines interventions du corps arbitral n’ont pas été dans le sens du jeu, coupant parfois de potentielles situations dans leur construction. L’exemple parfait est l’arrêt soudain réalisé par M. Bastien Dechepy alors que Jonathan Clauss restait à terre pour… rien, même pas un contact. Cela n’aurait peut-être rien changé, mais certaines possibilités lilloises ont ainsi été anéanties dans l’œuf. Cela paraissait être moins le cas dans le sens inverse.
> Attention au bus : C’est une difficulté à laquelle les Dogues ont déjà été confrontés ces derniers mois : l’incapacité de faire trembler les filets. Si ce n’était plus d’actualité depuis plusieurs semaines, ils ont de nouveau rencontré une opposition au projet de jeu réducteur, à savoir bétonner et se projeter en cas de perte de balle. Ce style, le LOSC ne parvient toujours pas à le contrecarrer et cela pourrait être un danger au vu de ses prochaines échéances à domicile : Le Havre AC et l’AJ Auxerre. Il va falloir apprendre, dans le mois qui vient, à briller dans les petits espaces, à pousser un bus à l’accident.
> Opportunité manquée : Les trois points, c’est bien là l’essentiel : voilà une évidence qui résonnait dans toutes les têtes ce samedi au cœur de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy. Le LOSC avait l’opportunité de faire un bond en avant et de prendre un sérieux avantage sur son plus proche rival qu’est l’OM, battu à Lorient quelques heures plus tôt. Cette opportunité a néanmoins été manquée avec ce match nul, même si une petite unité a été engrangée. C’est bien de là que vient la grande frustration ressentie par le peuple lillois ce dimanche matin.
> Une série à briser : Le LOSC n’a remporté qu’un seul de ses huit derniers duels avec l’OGC Nice et cela devient rageant au vu des scénarios vécus et de l’incidence de ces résultats. Les Aiglons ne nous font jamais le moindre cadeau…






