Publié le 18 avril 2026 à 09:01

Photo by Fran Santiago/Getty Images
Ce samedi à 21h05, le LOSC reçoit l’OGC Nice dans le cadre de la 30e journée de Ligue 1. Avant que le coup d’envoi ne soit donné, zoom sur les Aiglons.
Victorieux du Toulouse FC dimanche (0-4), les Lillois ont enchaîné un quatrième succès consécutif en championnat. Désormais troisièmes, les Dogues ont le podium et la Ligue des Champions en ligne de mire. Pour poursuivre leur dynamique, les hommes de Bruno Genesio devront se défaire de l’OGC Nice, ce samedi soir. Avant ça, zoom sur le azuréens.
Tout savoir sur l’OGC Nice
Quatrièmes à l’issue d’un exercice 2024-2025 solide, les Aiglons avaient de quoi nourrir de grandes ambitions. Cependant, l’été 2025 a agi comme un premier coup d’arrêt brutal : engagé en barrages de la Ligue des Champions, le Gym a sombré face au Benfica Lisbone (0-4 au cumulé).
Ce revers sportif a été doublé d’un mercato estival particulièrement complexe. Marqué par une politique d’austérité financière dictée par la baisse drastique des droits TV du football français, l’OGC Nice a dû drastiquement restreindre ses investissements. Malgré la nécessité de compenser les départs de cadres comme Jean-Clair Todibo ou Evan Guessand, le club n’a enregistré que peu de renforts d’envergure, privilégiant des opportunités à moindre coût. Cette stagnation forcée, couplée aux multiples blessures dont ont été victimes les Niçois, a rapidement pesé sur la profondeur de banc, laissant Franck Haise avec un effectif limité pour mener de front le championnat et l’Europe.
Le début de saison a confirmé ces craintes. En Ligue 1, les Niçois ont peiné à trouver leur rythme, tandis que leur campagne en Ligue Europa s’est révélée catastrophique. Avec une seule victoire face aux Go Ahead Eagles et une accumulation de défaites (notamment contre Porto, Fribourg et Braga), le Gym a quitté la scène continentale dès la phase de ligue.
Le point de rupture a été atteint fin novembre lors du retour d’un déplacement à Lorient : environ 400 supporters ont pris à partie les joueurs à l’aéroport. L’altercation a été d’une rare violence physique et verbale, touchant particulièrement Terem Moffi et Jérémie Boga. Traumatisés, les deux attaquants ont été placés en arrêt de travail pour plusieurs jours et ont porté plainte, marquant une fracture profonde entre l’effectif et une partie du public.
Ce climat délétère a précipité la fin de l’ère Franck Haise. Le technicien français a quitté le club fin décembre après une série noire de neuf défaites consécutives, laissant un bilan de 25 victoires en 70 matchs dirigés (moyenne de 1,27 point par match).
Mal embarqué en championnat, la direction a fait appel à une figure historique pour assurer la mission du maintien : Claude Puel. Depuis son arrivée cet hiver, le technicien castrais s’efforce de stabiliser une équipe en perdition. Actuellement 15es de Ligue 1 avec seulement 28 points après 29 journées, les Niçois luttent désormais pour leur survie dans l’élite.
Malgré cette déchéance en championnat, une lueur d’espoir subsiste : la Coupe de France. Qualifiés pour les demi-finales, les hommes de Claude Puel s’apprêtent à défier le RC Strasbourg Alsace. Une qualification pour la finale au Stade de France serait l’unique moyen de sauver les apparences et d’offrir une fin de saison digne aux supporters restés fidèles.
Dynamique en dents de scie
Arthur, supporter de l’OGC Nice, ne cache pas son désarroi face à la situation. « Franchement, c’est inquiétant, très inquiétant », lâche-t-il d’emblée, pointant du doigt un contexte globalement instable. « Quand on voit le recrutement en début de saison, les histoires extra-sportives et le reste, tu te dis que ça ne se finira jamais », regrette-t-il.
Sur le terrain, les performances ne rassurent pas davantage. « Sportivement, c’est quand même très faible », tranche le supporter, qui espérait pourtant un électrochoc avec le retour de Puel. « J’y ai cru, mais force est de constater que rien ne change. » En Côte d’Azur, l’impuissance est à l’ordre du jour. « Il y a une vraie instabilité globale qui nous met dans une dynamique catastrophique. »
Des points forts et des lacunes
Arthur met en avant un contraste marqué dans les forces et les faiblesses de l’OGC Nice. Selon lui, l’un des principaux motifs d’espoir réside dans la jeunesse de l’effectif. « Je pense que nos points forts sont nos jeunes. J’aimerais les voir évoluer dans cette équipe », explique-t-il, convaincu du potentiel de cette nouvelle génération.
À l’inverse, le secteur défensif cristallise les inquiétudes. « Le point faible, ça reste la défense en général. Cette saison, on n’est pas au niveau. » Un constat appuyé par des chiffres parlants. « 56 buts encaissés, je crois qu’on doit remonter au début des années 2010. »
Elye Wahi, la lueur d’espoir
Au moment de désigner le joueur à suivre, Arthur n’hésite pas longtemps. « Elye Wahi, j’aime beaucoup. Depuis qu’il est là, il montre de très bonnes choses », confie-t-il. Rapide et doté d’un véritable sens du but, il incarne pour lui le profil du buteur pur, capable de faire la différence dans les moments clés.






