Publié le 15 avril 2026 à 19:45

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Avec le retour de la grande majorité des blessés, la concurrence s’annonce particulièrement rude pour le LOSC en cette fin de saison. C’est également le cas au milieu de terrain, secteur où même un certain Benjamin André va devoir batailler.
Au fur et à mesure des semaines, après avoir subi le choc en janvier et en février, le LOSC a progressivement enregistré le retour des individualités qui restaient trop régulièrement bloquées à l’infirmerie. Ce fut par moment le cas de Nabil Bentaleb et Benjamin André, mais aussi d’éléments plus offensifs tels que Gaëtan Perrin ou Ethan Mbappé. Tous ont réintégré le groupe, où le font de manière progressive comme Osame Sahraoui.
« Les places seront chères, mais c’est la vôtre. »
Ces retours créent « une émulation positive » au sein de l’effectif lillois. C’est du moins ainsi, en conférence de presse le samedi 11 avril dernier, que Dimitri Farbos décrivait la dynamique de son groupe. « Dans un groupe, quand on voit des joueurs blessés, des joueurs hors groupe, on a forcément une forme d’empathie qui peut se transformer en tristesse par rapport à notre coéquipier. Donc là, c’est déjà une émulation positive de retrouver tout le monde », débutait ainsi l’adjoint de Bruno Genesio.
Il poursuivait dans la foulée : « Forcément, c’est aussi une émulation positive en termes de concurrence, en termes d’intensité, en termes de niveau dans les jeux, citait Dimitri Farbos. Les places seront chères, mais c’est la vôtre. On appelle ça la concurrence positive. »
Au milieu de terrain
Cette réalité est d’autant plus vraie au milieu de terrain, secteur de jeu dans lequel trois individualités (Benjamin André, Nabil Bentaleb et Ayyoub Bouaddi) semblent pouvoir prétendre à une place. Il n’y en a néanmoins que deux.
Questionné sous cet angle, Dimitri Farbos ne changeait pas de ligne directrice : « C’est surtout une concurrence positive, répétait-il. Je pense que dans une équipe, le plus important, c’est ça. Le plus important, c’est la capacité de chaque joueur à se remettre en question tous les jours. On a cette chance-là. »
« Tous les gars se donnent à fond pour le groupe et je pense que c’est ça le plus important pour l’équipe, soulignait-il également. Que ce soit pour le derby, que ce soit sur les prochaines journées, on va se préparer avec la même intensité et la même mentalité », a-t-il assuré, impliquant ainsi l’ensemble du collectif à sa vision, le tout sans vraiment répondre à la question initiale.
Les mots de Benjamin André
Une semaine plus tôt, c’était avant d’être sur le banc au coup d’envoi du Derby du Nord, Benjamin André (35 ans) avait justement été questionné à ce sujet. Il avait bien reconnu que la concurrence s’annonçait rude pour son retour : « C’est le lot de tous les joueurs, avait-il souri. Ce n’est pas parce qu’on est capitaine qu’il n’y a pas de concurrence. On a un groupe de qualité. Il y a une concurrence saine et c’est tant mieux », valorisait le milieu de terrain.
« C’est ce qui fait la force d’un groupe, estimait même Benjamin André, qui poursuivait. Quand il y a des absents, ça compense. On a tous les mêmes objectifs. On veut performer. Tout le monde essaie de tirer le groupe vers le haut et je pense que c’est la force de notre groupe », concluait-il ainsi, tourné avec ambition vers l’avenir.






