Publié le 14 avril 2026 à 08:40

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Vainqueur du Toulouse FC dimanche (0-4), le LOSC a impressionné sur le plan collectif. Tidiany M’Bo et Elton Mokolo ont enfin l’impression que les Dogues avancent avec des certitudes.
Huit jours après le retentissant succès empoché sur le RC Lens dans le Derby du Nord (3-0), le LOSC a récidivé en se promenant sur la pelouse du Stadium de Toulouse. Les Dogues ont simplement déroulé pour s’offrir une victoire nette (0-4) grâce à des réalisations inscrites par Thomas Meunier (23′), Romain Perraud (50′), Matias Fernandez-Pardo (55′) et Olivier Giroud (89′). Les belles prestations s’enchaînent ainsi, ce qui est dû à un système qui fonctionne.
« L’équilibre a été trouvé et c’est un avantage indéniable. »
Les Lillois ont des certitudes pour Tidiany M’Bo, journaliste présent sur le plateau du Winamax FC ce lundi : « Il faut voir tout ça (la course au podium, ndlr) par rapport aux points de repère que Lille s’est trouvés, débute-t-il. Sur la première partie de saison, et jusqu’à tard, je trouve que, même si tu as parfois été forcé de le faire avec les blessés, tu avais beaucoup de rotations », souligne-t-il. Il s’explique dans la foulée.
« Je trouve que là, (Ngal’ayel) Mukau dans ce côté asymétrique en faux ailier droit, trouver la place pour (Hakon) Haraldsson, repositionner (Matias) Fernandez-Pardo… », cite ainsi tour à tour Tidiany M’Bo, mentionnant également les absences répétées de Benjamin André. « Tu as l’impression que sur ce sprint final, tout s’aligne en termes de repères collectifs, ce que Lille ne trouvait pas lors de la première partie de saison. »
Ces repères sont, à ses yeux, un atout sur lequel la concurrence ne peut pas s’appuyer dans cette course au podium : « Ils tâtonnaient, changeaient beaucoup de système. L’attaque, tu ne savais pas où ça allait et tu avais (Olivier) Giroud qui occupait le poste offensif alors que tu devais plutôt inventer quelque chose avec Matias Fernandez-Pardo. Ils trouvent leur équilibre au meilleur des moments, au cœur du sprint final, et c’est un avantage indéniable », conclut Tidiany M’Bo sur le plateau du Winamax FC.
Les blessures, un mal pour un bien ?
À ses côtés autour du plateau, Elton Mokolo lui emboîte le pas en insistant en premier lieu sur la stabilité lilloise. Malgré les difficultés rencontrées lors des premiers mois de l’année, Bruno Genesio a été maintenu à son poste : « Globalement, à Lille, c’est que l’on joue comme on s’entraîne et que l’on s’entraîne comme on est dirigé. Tu ne peux pas dissocier l’équipe, du club, qui est un cadre sain, tient-il à rappeler. La relation de travail est importante entre Olivier Létang et Bruno Genesio. On a eu des débats se demandant s’il n’allait pas prendre la porte quand même, mais Olivier Létang a toujours pris ses patins publiquement », ajoute le journaliste.
C’est ainsi qu’un moment de « bascule » a pu être atteint et pour Elton Mokolo, c’est en Serbie que les Dogues sont allés le chercher : « La bascule, c’est le match retour à Belgrade (qualification arrachée en prolongations, 0-2, pour les 8es de finale de la Ligue Europa, ndlr). Derrière, tout va mieux », estime-t-il.
Après plusieurs minutes de réflexion, Elton Mokolo reprend : « C’est triste de se dire ça, mais je me dis que les blessures ont peut-être eu des vertus positives, s’interroge-t-il. À savoir que ça a permis à des joueurs d’avoir des opportunités. Sans les blessures, tu ne vois jamais cette solution (Ngal’ayel) Mukau à droite, (Matias) Fernandez-Pardo n’est pas replacé dans l’axe. Cette alternative ne s’impose même pas puisqu’il y a (Hamza) Igamane. Mais donc à partir du moment où tu avais un groupe restreint, tu as travaillé en circuit court et tu as une équipe qui a désormais de la continuité », souligne Elton Mokolo, concluant ainsi sur un angle similaire à celui choisi par Tidiany M’Bo quelques minutes plus tôt.






