Publié le 13 avril 2026 à 12:01

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique qui perdure autour du LOSC. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors de la victoire lilloise à Toulouse (0-4).
La vingt-neuvième journée de Ligue 1 a été animée ce dimanche par la large victoire du LOSC sur le Toulouse FC (0-4), victoire empochée grâce à des réalisations inscrites successivement par Thomas Meunier (23’), Romain Perraud (50’), Matias Fernandez-Pardo (55’) et Olivier Giroud (89’). Gaëtan Perrin a même tenté de se joindre à la fête, mais son but était finalement refusé pour une faute d’Ethan Mbappé (90+4’). Cela suffisait néanmoins largement pour que les Dogues (53 pts) reprennent la troisième place du classement à l’Olympique de Marseille (52 pts). Mais, outre ce jeu de chaises musicales, que s’est-il passé en coulisses ?
Un match qui passe au second plan
Lorsque l’on évolue chaque jour à Lille, la pluie et le froid sont des éléments que l’on sait dompter. Cela pourrait néanmoins finir par devenir lassant pour des Dogues qui ne cessent d’être accueillis par de telles intempéries. Quand c’est en Bretagne, comme à Lorient, pourquoi pas, mais le Sud s’y met collectivement pour miner le moral des troupes. Après Nice, Vigo et Marseille, la Ville Rose qu’est Toulouse s’appareillait elle aussi d’une tenue grise pour le plus grand plaisir des Lillois et des Lilloises…
Grise ? À l’image de la lune peut-être, puisque la rencontre disputée ce dimanche se déroulait sous le signe de l’espace, ou plus précisément en collaboration avec l’emblématique Cité de l’Espace de Toulouse. Les supporters toulousains pouvaient ainsi plonger dans un univers inspiré de la conquête spatiale. Petits et grands, comme les Violets en visiteurs de renom au cours de la semaine, pouvaient profiter d’animations spécialement conçues pour l’événement : structures gonflables en forme de fusées, espaces d’expérimentation comme le Labo Lune, ou encore une immersion dans le processus de sélection des astronautes. L’ensemble de la communauté du Téfécé avait ainsi la tête dans les nuages, ce qui s’est un peu ressenti dans l’enceinte du Stadium.
Que ce soit à ses abords ou dans ses travées, le match opposant le Toulouse FC au LOSC semblait passer au second plan. Si l’on tournait la tête vers la droite, certains étaient plus concernés par le duel que se livraient Tadej Pogacar et Wout van Aert sur Paris-Roubaix, quand vers la gauche, c’était un choc entre l’Union Bordeaux-Bègles et le Stade Toulousain (Champions Cup) qui animait les esprits. Même au coup d’envoi, les téléphones de certains restaient focalisés sur les joies du ballon oval. Le score final ne fut cependant pas plus positif (30-15).
Et enfin, même lorsque l’on parlait du même sport, à savoir le football, le LOSC n’était pas au centre de l’attention. Des animations en tribunes aux chants entonnés du coup d’envoi au coup de sifflet final, tout était tourné vers la demi-finale de Coupe de France qui opposera le Toulouse FC au RC Lens le 21 avril prochain. Vous l’avez compris, l’atmosphère était quelque peu lunaire ce dimanche. Peu importe pour les Dogues qui, eux, étaient bien au rendez-vous.
Entre ovation et applaudissements
Cette rencontre a tout de même été marquée par de belles images, comme la célébration collective lilloise. L’ensemble du groupe se jetait spontanément dans les bras de Bruno Genesio, en deuil suite au décès de son père, pour lui apporter son soutien suite à l’ouverture du score. Le staff avait lui aussi été invité, sous l’impulsion de Nabil Bentaleb, à se joindre à ce câlin collectif. Même les journalistes toulousains ont été touchés par la scène. Le LOSC a ainsi démontré qu’il était une belle famille.
❤️ La célébration avec Bruno Genesio vue des tribunes suite au but de Thomas Meunier dans ce #TFCLOSC 🫶 pic.twitter.com/0C23Er3S5O
— Le Petit Lillois ⚜️ (@LePetitLillois) April 12, 2026
Outre ces scènes de joie, certains joueurs ont eu droit à leur ovation. Il y’a eu Djibril Sidibé, ancien Dogue (2012-2016) applaudi par le parcage lillois à sa sortie (59’), et Olivier Giroud, ovationné par deux fois par le public toulousain. Les applaudissements, voire les cris de joie, débutaient à la simple évocation de son nom, puis reprenaient de plus belle à son entrée en jeu (76’). La cote de popularité de l’attaquant lillois est conséquente à Toulouse, ce qui allait encore être prouvé en après-match.
Un générique de dessin animé
Le coup de sifflet final donné, les Lillois pouvaient profiter de leur succès avec l’ensemble du parcage visiteurs (405 supporters). Quelques maillots ont même pu être récoltés. Les Dogues filaient ensuite dans les vestiaires, là où résonnait une vive joie jusque dans la zone mixte située à proximité. Il était notamment possible d’entendre des « Président, Président, Président » être scandés à tue-tête. Le principal intéressé, le dirigeant du LOSC Olivier Létang, nous a pourtant assuré, amusé, qu’aucune prime particulière n’avait été donnée pour ce succès acquis (0-4) dans la Ville Rose.
La prime, ce fut peut-être la contribution du collectif lillois au deuil de son coach. Bruno Genesio s’est d’ailleurs, malgré sa situation, bien présenté en conférence de presse au coup de sifflet final. Il débutait les larmes aux yeux, que ce soit en évoquant le scénario de la rencontre ou la célébration spontanée de ses joueurs, puis parvenait à reprendre le dessus. Il fallait assurément une sacrée force pour tenir l’exercice.
La suite de la soirée était animée de façon plus apaisée. Romain Perraud, de retour dans son coin, passait notamment du temps auprès de ses proches après avoir marqué son premier but au Stadium.
Olivier Giroud était de son côté sollicité pour multiplier les clichés avec de jeunes toulousains. Cela lui a bien pris plus d’une dizaine de minutes, au point que la sécurité lilloise soit contrainte de le stopper dans son élan au risque de voir le bus partir sans lui, quand Nabil Bentaleb se contentait d’un échange plus intimiste avec une famille à la demande de Sylvain Armand. Tout ceci était réalisé sous un fond sonore dirons-nous peu commun. Le vestiaire lillois, grand ouvert, laissait jaillir un générique de dessin animé (Bouba Le Petit Ourson) qui s’emparait de l’ensemble des couloirs.
Matias Fernandez-Pardo et Ethan Mbappé, tout sourire à leur sortie du vestiaire, étaient les « fauteurs de trouble ». Ils étaient les derniers, accompagnés par Ayyoub Bouaddi, a encore y figurer. A leur sortie, des Toulousains amassés derrière des barrières réclamaient de l’attention du second nommé, ce qu’il ne pouvait leur donner. C’est ainsi, des souvenirs d’enfance au silence, que la délégation lilloise mettait les voiles. Les Violets avaient été quant à eux logiquement bien plus discrets.






