Publié le 12 avril 2026 à 21:46

Romain Perraud buteur avec le LOSC à Toulouse.

Crédit Photo : LOSC Médias

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC a enchaîné un quatrième succès en s’offrant aisément le scalp du Toulouse FC (0-4) ce dimanche. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé pendant cette rencontre.

Ce que l’on a aimé

> L’unité autour de Bruno Genesio : Malgré son deuil, le technicien lillois était bien présent sur le banc du LOSC ce dimanche. Certaines images, celles d’un club uni, ont alors été belles à voir, que l’on vienne de Lille ou d’ailleurs. Il y a d’abord eu la célébration collective des joueurs lillois sur le premier but de Thomas Meunier (23′), eux qui couraient tous vers Bruno Genesio pour l’enlacer, ainsi que les chants et la banderole (« Bruno, les Lillois sont avec toi ») des supporters en son honneur. Le LOSC, qui a parfois évolué dans un climat de tension en début d’année, a su démontrer qu’il était une FAMILLE.

> Des latéraux en feu : Sur le plan purement sportif, le LOSC a d’abord dû s’appuyer sur la force de ses latéraux pour faire mouche. Après les premiers manqués de Matias Fernandez-Pardo (5′) et Hakon Haraldsson (10′, 13′, 28′), c’est Thomas Meunier (23′) qui a ouvert la marque, enchaînant après son but et sa passe décisive contre Marseille. Romain Perraud a ensuite doublé la mise avec une petite surprise sur coup franc direct (50′). Le danger peut venir de partout chez les Dogues.

> Ayyoub Bouaddi au repos : Avec les absences répétées de Benjamin André, Ayyoub Bouaddi a enchaîné sans discontinuer dans l’entrejeu lillois. Il a ainsi pu profiter, sur le banc de la première à la dernière minute, d’un week-end reposant. Cela faisait belle lurette qu’il n’avait plus connu ça. En parallèle, Benjamin André a fait son retour à la compétition et s’est parfaitement retrouvé aux côtés de Nabil Bentaleb. Il a même délivré une petite passe décisive. Le milieu de terrain lillois a ainsi, encore, surnagé.

> Matias Fernandez-Pardo enchaîne : Le passage de flambeau paraît presque définitif entre Olivier Giroud et Matias Fernandez-Pardo, qui ne cesse plus ni de jouer, ni de marquer. Avec une avant-dernière passe sur l’ouverture du score, un carton rouge obtenu sur le coup-franc du 2-0 et une frappe parfaitement croisée sur le troisième but, il a encore été l’homme fort de l’attaque lilloise. Il est d’ailleurs impliqué sur 6 buts lors de ses 5 derniers matchs en Ligue 1 (4 réalisations, 2 passes décisives). L’Espagnol est désormais à son aise à la pointe.

Ce que l’on a moins aimé

> Quelques maladresses ponctuelles : Le Toulouse FC jouait les mains dans les poches, déjà focalisé sur sa double opposition avec le RC Lens, et cet état d’esprit nonchalant aurait pu jouer des tours aux Lillois sur des maladresses défensives : des relances manquées ou de la coordination en dilettante en début de match. Aïssa Mandi a par exemple été moins à l’aise qu’à l’accoutumée avec ballon.

> Hakon Haraldsson, un petit point de frustration : Il a une nouvelle fois été prépondérant dans l’animation offensive lilloise et lorsqu’il est retrouvé, il en est tout autant du LOSC. Mais… si l’on peut être un poil tatillon, il le faut pour noter des points noirs après une victoire aussi éclatante, l’Islandais a manqué de tranchant dans la finition. Il a notamment été trouvé par deux fois en retrait (10′, 28′) et a été très loin de transformer l’essai. Hakon Haraldsson a même frustré Félix Correia sur une frappe lointaine peu inspirée (13′). Cela n’a évidemment pas porté préjudice aux Dogues, mais dans une soirée où la tête de Rasmus Nicolaisen ne tape pas le montant (16′), de l’efficacité supplémentaire aurait pu avoir son importance.

> Marre de la pluie : Le LOSC l’a aisément emporté tout en inscrivant quatre réalisations, que voulez-vous que l’on pointe du doigt ? Et bien cette rubrique permettra de laisser parler notre cœur de Lillois. Après Nice et Marseille (il est même possible d’ajouter Vigo en Ligue Europa), c’est Toulouse qui a accueilli les Dogues dans un climat digne d’une soirée d’automne en plein nord : du vent (du froid) et de la pluie, mais que devient le sud ? Monaco, dernier déplacement du genre (09/05), a la pression. On n’en peut plus.

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