Publié le 12 avril 2026 à 09:01

Crédit Photo : Toulouse FC Médias

Par - Catégories : Football, LOSC-

Ce dimanche à 17h15, le LOSC se déplace à Toulouse dans le cadre de la 29e journée de Ligue 1. Partez à la découverte de notre zoom sur les Occitans.

Les Dogues ont pris leur revanche. En battant les Lensois samedi (3-0), les hommes de Bruno Genesio ont retrouvé leur souveraineté régionale tout en se relançant dans la course à la Ligue des Champions. Désormais 3es, les Lillois ont le Toulouse FC, leur prochain adversaire, en ligne de mire. Zoom sur les Violets en compagnie de Fetra, supporter toulousain et gérant de la page Mon P’tit Tef.

Tout savoir sur le Toulouse FC

Dixièmes lors du dernier exercice, les Toulousains ont assuré l’essentiel en validant leur maintien. Acquise dès la 32e journée de Ligue 1, cette performance a permis aux hommes de Carles Martinez Novell de se projeter rapidement vers la saison 2025-2026.

L’été a toutefois été marqué par plusieurs départs notables. Côté expérience, Vincent Sierro (Al-Shabab), Zakaria Aboukhlal (Torino) et Shavy Babicka (Étoile Rouge) ont quitté le club, tout comme le prometteur Jaydee Canvot, parti à Crystal Palace. En parallèle, le TFC a mené un mercato cohérent avec le contexte économique du football français, enregistrant cinq arrivées pour un total d’environ 11,05 millions d’euros. À l’issue de ce marché estival, les Violets affichent une balance largement positive, estimée à 31,85 millions d’euros.

La préparation estivale s’est révélée délicate, avec trois défaites et deux nuls, dont une lourde correction infligée par le RB Leipzig (7-0). Malgré cela, les Toulousains ont bien lancé leur saison avec deux succès consécutifs face à Nice (0-1) et Brest (2-0), avant de connaître un passage plus compliqué ponctué par trois revers face au PSG (3-6), au LOSC (2-1) et à Auxerre (1-0). Après dix journées, ils occupaient la neuvième place avec 14 points.

Globalement réguliers depuis le début de saison, les hommes de Carles Martinez Novell ont néanmoins marqué le pas en février, avec une série de six matchs sans victoire (deux nuls, quatre défaites). Ils ont su réagir en mars en s’imposant face à Metz (3-4) puis Lorient (1-0), avant de rechuter le week-end dernier contre le Paris Saint-Germain (3-1).

Durant cette période, les Toulousains ont éliminé l’Olympique de Marseille en Coupe de France sur la pelouse du Stade Vélodrome (2-2 puis 3-4 t.a.b). Qualifiés en demi-finales, ils défieront le RC Lens, récemment giflé par le LOSC (3-0), sur la pelouse du Stade Félix Bollaert Delelis.

À la tête de l’équipe depuis le 1er juillet 2023, Carles Martinez Novell continue de façonner cet effectif. En 114 matchs dirigés, le technicien espagnol présente un bilan de 42 victoires, 29 nuls et 43 défaites, soit une moyenne de 1,36 point par rencontre.

Irrégularité en Occitanie

La dynamique reste contrastée du côté toulousain, entre signaux encourageants et limites persistantes dans le jeu. Malgré la récente défaite sur la pelouse du Paris Saint-Germain, Fetra retient du positif. « On sort d’une défaite 3-1 au Parc des Princes face au PSG mais on n’a franchement pas été ridicule », confie-t-il tout en soulignant l’état d’esprit affiché par son équipe face à un adversaire de très haut niveau.

« On a eu une période très compliquée en février »

Le principal point noir reste toutefois la difficulté à construire et à se montrer dangereux sur la durée. « On a des difficultés à créer du jeu même si on peut proposer par moments des séquences intéressantes », analyse-t-il, évoquant une irrégularité dans les performances offensives. Une tendance qui s’inscrit dans un contexte plus large, marqué par un passage à vide au cœur de l’hiver : « On a eu une période très compliquée en février mais on a sorti un peu la tête de l’eau. »

Cette embellie relative s’explique notamment par des résultats récents positifs, à défaut d’être spectaculaires. « La qualification face à l’OM en quarts de finale de Coupe de France et ces deux victoires contre Metz et Lorient nous ont fait du bien », explique Fetra, malgré tout lucide sur la manière. « C’était loin d’être flamboyant mais ces victoires ont été utiles pour la confiance des joueurs. »

Sans s’enflammer, le supporter toulousain veut croire à une progression graduelle. « On n’est pas dans la forme de notre vie mais on monte petit à petit », estime-t-il, avant de rappeler l’objectif principal à court terme : la Coupe de France « Et l’objectif reste surtout de performer le 21 avril contre vos voisins ! »

Des points forts et des lacunes

Sur le plan offensif, Fetra pointe un manque criant d’efficacité et de créativité dans le jeu. « À moins d’un exploit individuel ou d’un coup de pied arrêté, j’ai l’impression qu’on peut jouer longtemps sans marquer. » Un axe de progression clair se dégage pour cette fin de saison. « Si on veut faire bonne figure, notamment en Coupe de France, il faudra améliorer notre finition et notre capacité à se créer des actions dangereuses dans le jeu. »

« On a fait de belles erreurs contre le PSG ou Metz »

Derrière, le constat est plus nuancé. Longtemps considérée comme un point fort, la solidité défensive a récemment montré des signes de fébrilité. « J’aurais bien dit la défense, mais on a fait de belles erreurs contre le PSG et Metz », reconnaît-il, en espérant un retour important pour stabiliser l’arrière-garde. « J’espère qu’on aura le retour de Charlie Cresswell, absent depuis quatre matchs. »

Dans ce contexte, c’est finalement l’intensité sans ballon qui ressort comme la principale arme du TFC. « Notre pressing et nos récupérations hautes sont nos points forts », affirme Fetra, conscient que ces phases peuvent rapidement faire basculer un match. « Si Lille tergiverse à la relance, un danger peut se présenter », prévient-il, tout en reconnaissant la qualité technique adverse. « Même si des joueurs comme Bouaddi, Bentaleb ou André ont les qualités pour s’en sortir… on sait qu’il suffit d’une seule erreur. »

« Yann Gboho peut avoir cet éclair de génie »

Yann Gboho, le feu follet des Violets

Côté toulousain, le regard se tourne naturellement vers un joueur capable de faire basculer la rencontre à lui seul. Sans surprise, Fetra mise sur son virtuose. « Je ne vais pas être original, je dirais Yann Gboho ».

Apprécié pour sa créativité et sa capacité à éliminer, Gboho incarne justement ce facteur X qui manque parfois dans le jeu collectif du TFC. « Il peut avoir cet éclair de génie, ce dribble ou cette passe qui va amener un but », souligne le supporter, qui voit en lui l’un des principaux dangers pour la défense lilloise.

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