Publié le 11 avril 2026 à 17:03

Crédit Photo : LOSC Médias
Dimitri Farbos, adjoint de Bruno Genesio, était présent en conférence de presse ce samedi pour introduire la rencontre à venir entre le LOSC et le Toulouse FC. Il souhaite éviter une déconvenue similaire à celle vécue par l’AS Monaco, concurrent direct au podium battu par le Paris FC (4-1).
Une préparation adaptée
Comment prépare-t-on un match quand on voit l’évènement qui a touché Bruno Genesio et, je suppose, l’ensemble du groupe ?
C’est dur pour Bruno, très, très dur pour Bruno. Et ça a forcément affecté l’ensemble des personnes qui ont appris cette très triste nouvelle. Après, bien entendu, on s’est mis au travail comme on le fait pour chaque préparation de match. On l’a fait tous ensemble, les joueurs, le staff, tous les gens qui collaborent autour de Bruno au quotidien. Et on est resté aussi très connecté avec Bruno, par téléphone, par visioconférence, en tout cas tous les moyens qu’on a à notre disposition pour préparer ce match.
Comment est-ce que vous gérez personnellement cette situation ?
Quand on s’engage dans ce métier, que ce soit en tant qu’entraîneur adjoint ou entraîneur principal, on est prêt à toute éventualité. Ma mission en tant qu’entraîneur adjoint, c’est d’être prêt aussi, le jour où Bruno n’est pas là, à prendre quelques responsabilités sur l’animation du quotidien, sur la préparation des séances, tout ce qui est avant et après, la gestion du groupe.
Donc bien entendu, avec le staff, avec Jérémy (Bréchet), avec Nico (Dehon), avec tous les gars sur place, on s’est attelé à ce que ce soit la meilleure préparation possible, à travers l’animation des séances notamment, la vidéo, pour que l’on soit prêt pour demain (dimanche).
Éviter le piège toulousain
Quel peut être le danger à Toulouse après la belle victoire empochée sur le RC Lens (3-0) ?
Ce qui est important, c’est de rester vigilant. La vigilance, elle n’est pas forcément synonyme de peur ou quoi que ce soit sur le terrain, mais c’est une forme d’exigence qu’on doit s’imposer, qui nous permet d’être bien positionnés sur le terrain, qui nous permet de bien récupérer le ballon, qui nous permet d’annihiler les contre-attaques adverses, par exemple. Donc cette forme de vigilance, elle est nécessaire, elle est indispensable, et on doit la cultiver tout au long de la saison.
Ce n’est pas juste parce que maintenant on a fait quelques bonnes performances, qu’on doit se dire ça. Non, c’est tout au long de la saison. Et forcément, on va garder ce qui est positif. C’est important de l’entretenir, c’est important de l’utiliser, c’est important parce que ça nous aide à développer et à entretenir cette confiance en nous, en notre jeu, en nos principes, et en même temps, c’est garder cette vigilance qui est indispensable.
De la vigilance, c’est peut-être ce que n’a pas eu l’AS Monaco contre le Paris FC (4-1) hier (vendredi). Est-ce que ce match, vous pouvez vous en servir comme avertissement pour vos joueurs ?
Cette performance que vous citez hier, ce match qu’on a tous regardé, ça nous montre déjà premièrement que l’équilibre dans une saison, l’équilibre d’une équipe, l’équilibre de performance est fragile, tout simplement. C’est ça qui est la difficulté de notre métier. Tous les 3 jours, tous les 4 jours, tous les 7 jours, ça dépend de la constitution calendrier, on doit être performant et on doit chaque fois se remettre en question.
Dans cette remise en question, il y a tout le temps la notion d’équilibre qui se présente, comme je l’ai dit tout à l’heure, sous forme de vigilance, sous forme de plein de choses qu’on met en place au quotidien en termes d’exigence, ce qui est indispensable pour performer. Ça nous rappelle que l’équilibre est fragile et ça doit nous montrer aussi qu’on doit tout mettre en place pour éviter de connaître une mauvaise surprise comme celle-ci.






