Publié le 7 avril 2026 à 18:27

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Maren Schirmer, fondatrice de Merlyn et membre du conseil d’administration du LOSC, s’est exprimée pour la première fois dans un entretien accordé au média The Athletic. Elle y explique brièvement la vision sportive des dirigeants lillois.
En amont du Derby du Nord, rencontre remportée haut la main par le LOSC (3-0) sur sa pelouse de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy, le média renommé The Athletic réalisait un article anglé sur la situation financière du club, rebondissant sur son statut de club le plus rentable sur la saison 2024-2025 dans un rapport publié par l’UEFA au cours du mois de février.
Au cœur de cet article figurent des déclarations tenues par Maren Schirmer, fondatrice de Merlyn et membre du conseil d’administration du LOSC. Cette dernière, habituellement plus discrète que Maarten Petermann ou Alessandro Barnaba, débute ses propos par la genèse : la situation économique du club en 2020. « L’idéal pour un club de football est d’avoir plus de créances que de dettes (sur les transferts) », débutait-elle, des notions évoquées dans un récent point effectué sur les comptes du club.
« Or, en 2020, nous avons constaté un montant considérable de dettes liées à l’arrivée de joueurs onéreux, détaillait la fondatrice de Merlyn. On se retrouvait avec des dettes à payer, sans oublier une masse salariale importante. Le club était financé par une personne (Gérard Lopez) ayant contracté une dette d’environ 200 millions d’euros à des taux d’intérêt très élevés. Ce n’était tout simplement pas tenable. Si vous n’êtes pas en mesure de rembourser cette dette progressivement, elle explose. Le club se retrouvait avec 200 millions d’euros qu’il ne pouvait plus honorer », expliquait-elle ainsi, justifiant de ce fait le virage pris par le club avec l’arrivée d’Olivier Létang à sa présidence.
Des ventes contraintes
C’est ainsi, pour répondre aux besoins financiers du LOSC, qu’elle justifie les départs enregistrés ces dernières années (Leny Yoro, Bafodé Diakité, Lucas Chevalier…). « Dans un monde idéal, tout le monde resterait avec nous, confiait-elle. Mais, dans un monde où nous sommes responsables de l’histoire à long terme de ce club, il est essentiel que, de temps en temps, un joueur parte, expliquait-elle ainsi. Et je pense qu’il est parfois juste envers le joueur, lorsqu’il a atteint un certain niveau et qu’un club l’appelle, de le laisser partir. »
En parallèle, pour renforcer son effectif, la formation lilloise souhaite s’attacher les services de « joueurs au potentiel brut » : ce qu’elle décrit comme étant la « cible prioritaire » du LOSC en matière de recrutement. « On voit le potentiel et on se dit qu’en le développant pendant un an, on peut vraiment en faire un excellent joueur de football. »
Pour faciliter le développement de ces jeunes talents, Olivier Létang recherche également des profils plus expérimentés pour jouer le rôle de cadre, à l’image de Thomas Meunier, Aïssa Mandi, Olivier Giroud ou encore Benjamin André dans l’effectif actuel.
La formation en atout
Outre le recrutement de joueurs à fort potentiel, c’est également sur la formation que le LOSC et ses dirigeants souhaitent miser. Maren Schirmer est par exemple totalement séduite par un certain Ayyoub Bouaddi (18 ans) : « Son évolution a été tout simplement exceptionnelle, s’extasie-t-elle dans les colonnes du média américain. C’est un joueur clé pour nous », a-t-elle affirmé, citant tant le volet sportif, qu’identitaire et financier.
Identitaire ? Ayyoub Bouaddi est joueur issu du centre de formation du LOSC, domaine « clé » dans la vision sportive des dirigeants lillois. « Cela permet de forger une identité forte, de développer des joueurs attachés au club et à la ville, ainsi que d’avoir des talents à portée de main », paraphrase ainsi The Athletic, pour conclure ses propos.






